mardi, juin 17, 2008

Hystérie cybernétique collective

Les récentes notes de "défense de l'islam", le hacking par ce qui parait être un pirate des pays de l'est du site contestataire et légèrement islamiste "Nawaat", ne seraient d'après Tunisia Watch que l'oeuvre de la manipulation médiatique de l'État Tunisien... Autant pour la première je peux y croire, pour la deuxième je trouve cela un tiré par les cheveux...

Ce qui est sûr aujourd'hui, est que l'on tombe de plus en plus dans une sorte d'hystérie collective sur le net, une paranoïa auto-entretenue et qui ne mènera les bloggeurs et autres acteurs que vers leurs perte...

Ci-dessous, le texte intégral de la note de Tunisia Watch:

Tunisie : La guerre du net

Une véritable guerre larvée pour l’accès à l’information est en cours sur le Web entre les propagandistes de la dictature tunisienne et tous les moyens dont dispose l’Etat misent à leur disposition d’une cote et quelques contestataires de cet état de fait imposé par la dictature, non moins décidés à en découdre avec la censure et la vérité unique de la dictature qu’on veut imposer.
La nuit dernière je discutais du sujet sur face book avec un ami à Paris qui est aussi l’un des webmaster du site contestataire Nawaat et du double défit auquel notre lutte pour la liberté d’expression en Tunisie est confronté : le manque de matière produite par l’opposition politique tout genre confondu et des composantes de la société civile indépendante (association,syndicats et comités de soutiens) d’un coté, et de l’autre la guerre que le régime est entrain de mobiliser tous ses moyens pour nous livrer par le blocage de nos comptes mail, le filtrage des communication, la censure et la destruction de nos sites et blogs indépendant.
Ce matin le site Nawaat n’existe plus le lien ouvre sur cette imge (en haut) portant l’inscription « Game Over » sous la signature des auteurs du forfait « Hacked by Petrovski ». En réalité la partie ne fait que commencer. Les agents de la dictature ont tort de crier vite victoire, ils n’ont encore rien vu que le travail volontariste et rudimentaire de queues individus, sans supports, sans structures, sans réseaux ni logistique de soutien. Il n’y a encore aucun site professionnel dédié à une information libre et totalement indépendant sur la Tunisie digne de ce nom.
Hier nous avons pu assister à une opération de diversion minutieusement orchestrée sur la blogosphère dans l’intention de rompre l’élan de solidarité que les bloggeurs tunisiens ont assumé pour éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur la situation de contestation populaire dans la région du sud-ouest tunisien objet à un triple siége médiatique, policier et militaire depuis le début du mois ou une répression sauvage et un véritable chasse à l’homme sont en cours dans une tentative de mater la contestation. Malgé le flot des notes qui ont inondés les agrégateurs par les articles de quelques individus qui se sont chargés d’accomplir cette basse besogne, rare sont ceux qui ont été pris au piége. L’échec cuisant rencontré par cette opération initié sou la fausse bannière de défendre l’islam à contribué à démasquer leur véritables fins, ses véritables commanditaires et les méthodes auxquels on cherche à recourir pour arrêter cette prises de conscience salutaire qui est en train de saffirmer sur la blogosphère ces derniers temps.
On ne va pas spéculer sur la véritable identité de ce Pertovski qui vient de haker le site Nawaat. Mafia russe, comme son nom peut laisser supposer ou ingénieur de l’ATI, il est clair que la dictature ne lésine plus sur les moyens pour mettre fin à toute forme de contestation. Quelle différence entre haker un site ou infiltrer une association ou détruire un partis politique ou un syndicat. Ce ne sont que des missions d’intitulés différents mais du même registre d’un seul programme dont l’objectif final est de tout mater pour continuer à régner par le peur et la suspicion.
Faut-il se taire quand on voit ses jeunes criblés de balles dans le dos, quand on voit des villes entières se soulever et défier tout l’arsenal répressif de la dictature. Peut-on se taire quand on voit dont les adérants se comptent par des centaines de mulliers comme l’UGTT n’ose meme pas publier leur communiqués sur la situation qui prévaut actuellement. Quel difference entre le sort subi aujourd’hui par Nawaat et celui affiché par nos différents journaux, syndicats et partis ? Vaut-il s’autocensurer ou subir la destruction de son site en criant son refus ? Seuls ceux qui résiste existe aujourd’hui en Tunisie cher amis..
Yahyaoui Mokhtar – Tunis le 16 Juin 2008

(Source: tunisiawatch le 16 juin 2008)

dimanche, juin 15, 2008

Abou kachta il miboun

Une journée pour blogger à propos de la religion ?
OK !


Voila ce qu'est aussi l'Islam...




mercredi, juin 04, 2008

Le journal "la Presse" change de nom


En avant première la nouvelle identité visuelle du journal, plus que jamais conforme à ses idéaux et ses convictions.

dimanche, mai 25, 2008

Quelle vie de M.

mercredi, janvier 23, 2008

Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, -- heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud - Mars 1870

lundi, décembre 31, 2007

Est-ce moral de travailler pour l’ATI ?

Il y a quelques semaines j’ai reçu une proposition d’embauche de la part de l’ATI. Intrigué, mon père m’appelle de Tunis pour l’informer de la « bonne nouvelle ». Dans un télégramme (notez l’anachronisme du moyen de communication), l’ATI m’invite à rejoindre ses rang m’assurant qu’une bonne place me sera réservée.
Évidemment, j’ai rigolé doucement. D’autres, je le comprendrais bien, se seraient rué sur l’opportunité, mais qu’est ce que cela m’a fait rire !
Comment pourrais-je travailler pour ceux qui agissent contrairement de tous mes principes ? Pourrais je me transformer à mon tour en censeur ? Et même si je ne le devenais pas, pourrais je accepter de faire partie de cet organisme liberticide ?
La question a le mérite de se poser, même si la réponse est pour moi claire et nette.
Est-ce que les gens qui travaillent à l’ATI, ceux qui sont responsables de la censure font cela avec conviction, ou n’ont-ils pas d’autre choix ?
On a toujours le choix.
Si je t’étais pas en France, et condamné à rester en Tunisie, sans emploi, je ne travaillerai pas pour l’ATI, j’aurai préféré me lancer dans la restauration rapide que de cautionner un organisme que j’ai toujours condamné.
En attendant, je travaille pour Orange, cela me rends pas plus heureux, mais au moins (ce n’est plus moral), je touche sans doute, deux fois le salaire du PDG de l’ATI…

lundi, décembre 24, 2007

Un Hadjj scientifique...

Alors que le rituel de la lapidation de Satan avait lieu ce vendredi 21 décembre 2007, les autorités saoudiennes font appel aux nouvelles technologies pour gérer les mouvements de foule lors du Hadj. Le défi est de taille : résorber "le plus gigantesque embouteillage de piétons au monde" selon Newsweek.

Oh mon Dieu ! s'est exclamé l'ingénieur allemand Dirk Serwill quand on lui a présenté sa prochaine mission. Et il est vrai que Dieu n'était pas étranger à ce projet. Serwill fait partie d'une équipe d'ingénieurs allemands embauchés l'année dernière par l'Arabie saoudite pour moderniser l'hajj, le pèlerinage annuel des musulmans, qui a lieu ce mois-ci et qui attire chaque année des milliers de pèlerins dans les villes saintes de La Mecque et de Médine. L'afflux de pèlerins – qui sont passés de 1,5 million en 1996 à près de 4 millions en 2006 – ne va pas sans difficulté et a causé la mort de milliers de musulmans ces dernières années. Selon un des ingénieurs, il s'agit du "plus gigantesque embouteillage de piétons au monde" : des millions de personnes parlant des dizaines de langues différentes venues de centaines de pays se retrouvent en effet sur un espace de 3 km2 carrés.

Le cœur du problème ? Trois anciens piliers situés dans la vallée de Mina symbolisant le diable et que les pèlerins sont censés lapider. Devant son écran vidéo, Serwill observe les milliers de pèlerins présents sur le site et il compare cette scène au cycle essorage d'une machine à laver. "Les gens se poussent et se battent pour atteindre les piliers."
En général, on peut faire entrer trois ou quatre personnes dans 1 m2 ; à La Mecque ils sont dix. "Vous ne trouverez nulle part ailleurs une telle densité de population, sauf peut-être chez les rats", lance Habib Zein Al-Abideen, le vice-ministre saoudien des Affaires municipales et rurales et chef du projet de construction lié au hadj. Les pèlerins sont exposés à des pressions équivalentes à plus d'une tonne – soit le poids d'une petite voiture.

Les ingénieurs ont surtout travaillé à partir de vidéos et de photographies aériennes. A l'aide de logiciels ultrasophistiqués, ils ont numérisé le flot de pèlerins afin de repérer avec précision les endroits où les catastrophes étaient arrivées par le passé. Ils se sont servis des dernières théories sur les mouvements de foule afin de comprendre comment les gens réagissent quand ils cherchent à s'échapper à tout prix – dans les concerts de rock ou les matchs de foot notamment. A partir de ces études, les ingénieurs ont entièrement revu le pèlerinage du hadj en créant un réseau de voies à sens unique, de petites places bien délimitées, de zones de délestage et d'itinéraires de secours en cas d'urgence. Ils ont mis en place une structure très stricte alors que depuis des siècles le pèlerinage est régi par le hasard et le chaos. Ils ont également conçu ce qui pourrait être l'emploi du temps le plus complexe à jamais avoir été mis en place, qui fixe des plages horaires pour 30 000 groupes de 100 pèlerins.

Pour éviter les embouteillages de piétons, Serwill et son équipe ont également participé à la conception du pont Jamarat à quatre niveaux qui a coûté 1 milliard de dollars. Utilisé pour la première fois cette année, le pont est emprunté par 360 000 pèlerins toutes les heures afin de traverser la vallée ; quand il sera achevé, il pourra en admettre 650 000 par heure, afin d'accueillir les quelque 20 millions de pèlerins attendus dans les années à venir.
Les Saoudiens étaient plutôt sceptiques au départ. "Ils n'arrêtaient pas de nous répéter que le pèlerinage avait toujours été chaotique et que c'était comme ça depuis mille ans, raconte Serwill. Ils n'étaient pas convaincus et au début nous avons dû utiliser tous nos talents de persuasion pour les convaincre que c'était indispensable et que cela allait marcher." Les Saoudiens savaient, souligne Serwill, que, si le système échouait, "c'est eux qui seraient jugés responsables et non les consultants européens".

Ce projet s'inscrit dans une volonté de la part du gouvernement saoudien de moderniser le hadj. Des milliers de jeunes Saoudiens armés de GPS ont été dispatchés sur les sites afin de guider les pèlerins des lieux saints aux campements plus éloignés. Cette année, le gouvernement teste une technique d'identification par fréquence radio capable de suivre les pèlerins afin d'améliorer la sécurité et de surveiller les mouvements de foule. Un réseau très dense de caméras permettra aux autorités de surveiller tout ce qui se passe à partir d'un centre de contrôle et de réagir rapidement en cas de problème. Mahomet n'a peut-être pas eu besoin de GPS pour aller de La Mecque à Médine il y a mille quatre cents ans, mais il n'était pas suivi par des millions de personnes.

Zvika Krieger
Newsweek (de Courrier International)

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Comme quoi la religion peut parfois servir la science en lui offrant de beaux problèmes à résoudre :)
Non, le blog n'est pas mort, je m'en suis juste un peu détaché... Ca fait du bien !

mardi, octobre 23, 2007

Sigur Rós - Glósóli

A la fois pour la musique et la beauté de la vidéo.
Enjoy !

samedi, octobre 13, 2007

Un guide ?

Cela ne me ressemble pas tellement, mais bon, Steve Jobs m'avait vraiment trop ému avec ce discourt qu'il a présenté devant l'université de Stanford. Il revient avec émotion sur son parcourt et présente, avec son légendaire sens de la communication, ce qui est pour moi l'un des plus beaux destins de ces dernières décénies...
C'est peut être aussi cela qui me pousse à bosser, de toute façon il en donne l'envie !
Enjoy !