mardi, février 14, 2012
L’excision, pratique étrangère à l’Islam
mercredi, octobre 26, 2011
Non, Ennahdha n’est pas majoritaire… loin de là !
MAJ : Suite aux remarques de certains commentaires concernant l'échantillon de circonscriptions sélectionné, ci-dessous un complément sur les autres résultats définitifs proclamés jusqu'aujourd'hui.
Nous restons donc bien loin des 60% de voix Nahdhaoui qu'évoquent certains militants et supporters de ce parti, la moyenne se situant aux alentours de 30 à 35%.
Je mettrai en ligne, le résultat définitif des voix dès qu'ils seront proclamés.
mercredi, septembre 28, 2011
La liberté difficile
dimanche, mai 15, 2011
Goulag et Démocratie de Mohamed Talbi
mardi, avril 19, 2011
Arrêtons de parler d’Ennahdha
Depuis la révolution du 14 janvier, le parti politique qui fait le plus parler de lui est Ennahdha. Il fait certes parler de lui, mais ni pour son programme politique ni ses propositions, mais pour deux raisons différentes :
- L’effet de mode qu’il génère autour de lui : ce parti s’est crée l’image d’un martyr politique en jouant la carte de la victimisation de ses années de clandestinité sous Ben Ali. C’est d’ailleurs sans doute le parti politique qui a le mieux récupéré la révolution (le fameux « roukoub 3ala thaoura »).
- La peur qu’il crée au sein de la frange progressiste et cultivée de la population qui y voit une menace de régression sur les acquis des femmes tunisiennes, un facteur de fermeture du pays et une grave régression culturelle et intellectuelle.
Si l’on peut partager certaines craintes évoquées ci-dessous, on ne peut cautionner le battage médiatique crée autour de ce parti : on voit sur Facebook toutes les vidéos de Ghannouchi qui parle de tout et de n’importe quoi, on voit les incidents que créent ses déplacements à Hammamet ou Kélibia, on voit les pros, les contres, on dissèque les interviews, les images, les idées, on s’interroge sur les dispositifs de sécurité autour du gourou Ghannouchi qui nous rappellent les ninjas de Ben Ali, on se demande d’où vient son financement, on s’exclame, on s’indigne, on supporte, on dénigre. Et on fond qu’en reste-t-il ?
Rien, à part le sentiment d’une agitation infertile et non constructive.
Arrêtons aujourd’hui d’offrir une tribune médiatique à ce parti extrémiste. Arrêtons de leur faire de la publicité gratuite.
Arrêtons de donner à ses supporters les raisons qui les pousseront aux extrêmes, eux qui les frôlent déjà.
Arrêtons de médiatiser les incidents qu’ils créent eux mêmes pour qu’on parle d’eux.
Parlons plutôt des alternatives, des visions politiques, culturelles et économiques que l’on souhaite offrir à notre pays. Soyons constructifs et laissons Ennahdha gesticuler seule. Jusque là, elle n’offre encore aucune vision claire de son programme, aucune déclaration d’intention. Ils ont eu le temps de se préparer, mais rien n’est encore clair. Même les principes de base de leur parti ne sont pas jetés, allez faire un tour sur le site internet, à part les photos de Ghannouchi, des articles sur l’Islam, il n’y a rien. Entre joutes verbales et déclaration bateau sur la défense de l’identité islamique de la Tunisie, on n’a rien vu de concret pour le moment.
Il est donc clair que le seul moyen pour combattre les extrémismes et les populismes d’Ennahdha au POCT c’est l’élaboration de programmes clairs, ambitieux et réalisables pour notre pays. Et ayons confiance dans le « peuple » qui, si les partis politiques modérés sont à la hauteur, saura choisir le parti qui lui offrira les meilleures perspectives et dans lequel il se reconnaîtra le plus.
mercredi, avril 13, 2011
Lecture : « Traité d’Athéologie » de Michel Onfray
Un titre trompeur
Un traité est défini par Wikipedia comme un « manuel d’instructions […] qui forme un sujet d’étude ». Vu cette définition, on serait donc en droit de s’attendre, en se fiant au titre du livre, à ce que son contenu soit pédagogique, instructif et constructif ou du moins initiatique. Malheureusement, il n’en est rien.
Le livre nous présente, sur des centaines de pages, des illustrations fort documentées sur la haine que les religions ont des femmes, du corps, des plaisirs et de la vie. Il expose leurs misogynie, leurs consécration des valeurs masculines, leurs fascination pour l’au-delà et leurs obsession de la mort. Il détaille les contradictions entre les religions monothéistes et les contradictions de ces religions en elles-mêmes. Il déconstruit certains mythes du judaïsme, du christianisme et de l’Islam et montre à quel point ces religions ont fait de morts à cause de leurs intolérance, de leurs visées expansionnistes et leurs dogmatisme.
Il y a certainement un intérêt à décrire tout cela, à compliquer ces faits, mais un tel travail ne peut se prétendre être un traité. Il serait plutôt qualifié de pamphlet.
Car à limiter l’athéisme dans l’illustration du simple rejet des religions monothéistes, Onfray ne tomberait-il pas finalement dans ce même travers d’extrémisme qu’il reproche aux fondamentalistes religieux ?
Dépasser le simple rejet de la religion
On aurait aimé lire et en apprendre plus sur les valeurs véhiculées et promues par l’athéisme, ainsi qu’une meilleure définition des réalités qu’il recouvre : quel est son système de valeurs ? Comment l’Homme peut-il vivre dans un environnement libéré des contraintes religieuses et déistes ? Comment l’Homme peut-il se substituer à la divinité afin de créer son propre référentiel moral ?
Voilà ce qu’aurait dû être un « Traité d’Athéologie » : une introduction aux mécanismes complexes et riches de la pensée purement humaine, une présentation d’une morale humaine et humaniste et tant d’autres sujets qu’il serait trop long et fastidieux de lister ici.
Car contrairement à ce que laisse penser Onfray dans son livre, l’athéisme ne se bâtit pas qu’au travers du rejet des religions. Certes ce rejet en est un élément fondateur, mais l’athéisme le dépasse pour bâtir un système de valeurs et une morale indépendante des référentiels religieux. La conception athéiste est une vision détachée des référentiels déistes et profondément ancrée dans l’humain. L’athéisme ne serait-il pas finalement la meilleure illustration de l’Humanisme ?
L’athéisme militant n’est, à mon avis, pas celui exposé dans ce livre par Onfray : violent, excessif, extrême. L’athéisme ne peut se résumer à un rejet, aussi fort et franc soit-il de la religion et du fait religieux, car l’athéisme est aussi et avant tout un mode de pensée tolérant, ouvert au dialogue et à la critique, à l’écoute de la société et concerné par le fait religieux. L’athéisme ne se construction pas aux dépends des religions, il se construit à leur côté, il se nourrit d’elles pour s’entretenir et se développer car sans religion, point d’athéisme.
Nouvelles lectures en cours : « De la démocratie en Amérique » d’Alexis de Tocqueville et « Révolution, Consulat, Empire » de Michel Biard, Philippe Bourdin et Silvia Marzagalli.
samedi, mars 05, 2011
Mourir, doucement...
Paris est une ville de vieux, une ville qui s'ennuie, une ville qui se laisse mourir.
lundi, décembre 31, 2007
Est-ce moral de travailler pour l’ATI ?
Évidemment, j’ai rigolé doucement. D’autres, je le comprendrais bien, se seraient rué sur l’opportunité, mais qu’est ce que cela m’a fait rire !
Comment pourrais-je travailler pour ceux qui agissent contrairement de tous mes principes ? Pourrais je me transformer à mon tour en censeur ? Et même si je ne le devenais pas, pourrais je accepter de faire partie de cet organisme liberticide ?
La question a le mérite de se poser, même si la réponse est pour moi claire et nette.
Est-ce que les gens qui travaillent à l’ATI, ceux qui sont responsables de la censure font cela avec conviction, ou n’ont-ils pas d’autre choix ?
On a toujours le choix.
Si je t’étais pas en France, et condamné à rester en Tunisie, sans emploi, je ne travaillerai pas pour l’ATI, j’aurai préféré me lancer dans la restauration rapide que de cautionner un organisme que j’ai toujours condamné.
En attendant, je travaille pour Orange, cela me rends pas plus heureux, mais au moins (ce n’est plus moral), je touche sans doute, deux fois le salaire du PDG de l’ATI…
dimanche, septembre 16, 2007
Oui, c'était pour le pétrole...
mardi, août 28, 2007
Ces musulmans contre les islamistes
samedi, juillet 21, 2007
L'emmerdement...

Je suis ennuyé, par la chaleur, la bêtise, la superficialité des blogs tunisiens qui une fois comparés aux autres blogs qui peuplent le net sont plus que ridicules.
Je suis ennuyé par les festivals à la con, les idiotes qui pullulent dans les cafés pseudo à la mode.
Je suis ennuyé par les terrasses où l'on peut pas boire de bière quand il fait 35° à l'ombre.
Je suis ennuyé par tout ce qui fait cette putin de vie qui est la mienne encore pour quelques mois... Je me fais monumentalement chier et il n'y a rien, absolument rien qui puisse y changer quoi que ce soit.
J'ai reçu ce matin un recueil où m'a première publication parait en page 37. C'est bien, cela m'a rendu heureux pour quelques instants, mais m'a rappelé que si j'étais resté ici, rien de cela ne serait arrivé...
Il y a des destins qui sont fais pour voguer, pour voyager, pour oublier aussi, parfois...
L'un de ces destins est le mien.
mardi, mai 29, 2007
Liberté de la presse avait vous dit ?
Je suis bien curieux de savoir quels seraient les résultats d'un tel sondage en Tunisie... Non, c'est juste pour rigoler... En Tunisie tout va bien...
PS: Je m'excuse pour la faute d'orthographe dans le titre... "avez vous" et non "avait vous"
mercredi, mai 16, 2007
Blogger pour l'UMA: la connerie buzz du moment
Voila, on a crée une journée du bloguisme maghrébain, mais à quoi bon cela va nous avancer ? Vous allez tous vous mettre à philosopher ? Génial ! C'est super excitant ! On va tous devenir des décideurs politiques, tous des philosphes, des penseurs !
Peut être est ce de la naïveté ou alors de l'idéalisme (tout aussi naïf), mais en tout cas, à tous ceux qui vont "blogger pour l'UMA", inchalla labes :-)
vendredi, mars 16, 2007
Mouaten Censuré.... Encore !
En réaction à la nième censure du blog de Mouaten Tounsi, je pense que si toute l'administration tunisienne mettait autant de zèle que l'ATI pour la censure, nous serions depuis longtemps un pays développé !
Je me demande seulement quand est ce qu'ils vont s'ennuyer de le censurer ce gars, ils n'en ont pas marre ?? Ils sont ridicules en fin de compte !
lundi, mars 05, 2007
Manque de créativité
vendredi, février 09, 2007
Moi! Jet-seteur Tunisien!
En passant par les salons de thé Jet-Set, les émissions de télé Jet-Set (Hannibal Tv) et même les site webs Jet-set (Tunis la nuit et jet set magasine), autant de déchets réels ou virtuels d’une société débilisée.
Mais qu’est ce qu’un jet-seteur ?
En voila un portrait type :
Sexe masculin : Look très style (avec un grand Aïï !), un peu pédé sur les bords, souvent la cigarette délicatement entre les doigts il te regarde avec un air hautin, les cheveux gominés mode années 60 réchauffé à la sauce feuilletons mexicains. Il est souvent accompagné d’une horde d’amis à son effigie, des clones. Un jet-seteur est un bon vivant, il ne pense pas. Entre jet-seteurs le plus important est de se mettre en évidence et de lancer des vannes sur les copains et sur leurs copines…Il ne soucie pas de l’argent non plus. Bien que pas très riche, il bosse dur dans le centre d’appel. Exploité, pressé de son jus et transformé en pétasse de boulot, il se défoule la nuit et dépense sans compter ses misérables 250 Dt. Il orne comme un trophée son beau téléphone portable avec appareil photo, vidéo, MP3, radio, vibromasseur et toutes les options des businessmen européens dont on n’a pas besoin en Tunisie mais que le fait d’avoir rend intelligent et supérieur. Un jet-setteur, porte souvent la même tenue, véritable uniforme, il ne jure que par les marques et le prix. Gucci, Giorgio Armani, f*** Mibouni, toute le chic de la mode made in Moncef bey acheté 140Dt la chemise… Eh oui ! Fo payer pour être bien !
Un Jet-seteur se donne aussi des pauses quelques fois, quand le mois touche à sa fin et que la famine et le régime des casses croûte de la Marsa et de Ennasr commencent à peser sur son estomac et sur son portefeuille. Il se retire pour 10 jours de repos avant de se relancer avec autant de force et de connerie dans son cycle infernal de la nuit tunisoise.
Sexe féminin : Look blondasse cocaïnée, genre pétasse des films porno, un peu kitch et très artificielle. Elle se fait très vite des amies et assouvi sa boulimie de contact lesbienisant. Elle parle fort pour dire des foutaises. Elle se croit drôle vu que tout le monde rit quand elle parle. Ce n’est pas de sa faute la pauv’ fille est sincère, c’est la faute au mecs qui rient pasqu’ils n’ont rien compris, mais qu’il faut quand même rire pour avoir la moeuf au lit une fois la nuit venue. La Jet-setteuse, a souvent des boulot où elle développe ses rapports humains, médecins, infirmières ou secrétaire… La jet-seteuse, s’occupe elle aussi de son look. Bien voilée le matin, religieuse et bien rangée, pas perverse d’un poil, elle est la femme modèle de tout jetseteur pervers. La femme docile et idiote qu’il aimerait bien avoir comme bonne et pétasse chez lui. Le soir, elle se déchaîne, la jet-seteuse se lance sur la piste, rie à tout bord et lance des vannes. Elle se prend pour une suédoise, la cervelle en moins et la bêtise en plus.
Aussi insipides que des asperges, ces personnes là pilullent l’été dans le marécage puant qu’est la société Tunisienne. A ces gens là et à ceux qui arrivent à les supporter je veux dire tout mon mépris. A tous ceux qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas et qui jouent des rôles je voudrais dire de s’occuper de ce qui est vraiment important pour eux et pour leurs semblables : l’amour, la science, le bien, la liberté. Occupez vous un peu plus de ce qui ne vous intéresse pas. Occupez vous de l’autre qui crève de faim le soir dans les montagnes de Aïn Drahem, pensez à ceux qui sont en guerre, pensez à vous-même dans 40 ans.
L’autre jour une conasse avait fait son numéro dans une pâtisserie : « Salé hédha ? » en pointant sur des brioches au chocolat. Deux mots, pour lui dire ce que je pensais d’elle et de ceux qui lui ressemblent. Quelques larmes plus tard, j’espère qu’elle a réfléchi et qu’elle changera…
PS : Recontextualisation obligatoire. J'avais écris cette note le 23 juillet 2005 et jusqu'à aujourd'hui, elle est encore le centre de discussions animéés sur mac125.com. C'est terrible à quel point les gens peuvent être bêtes quand même pour encore parler de ce qui devait être une satire...
mardi, janvier 30, 2007
La polygamie : Restes de la bestialité des hommes
L’humanité ne serait-elle pas dépasser ces pulsions basses, arrêter de les légitimer la bestiale bassesse pour vivre, aimer, être fidèle et être vrai ?
jeudi, janvier 25, 2007
L'éducation sexuelle des jeunes tunisiens en question
L’éducation sexuelle s’adresse à tout le monde, de l’adolescence à la vieillesse. Des problèmes de santé sexuelle, il y en a à tous les paliers de la vie.
« L’éducation sexuelle précoce n’incite pas à la pratique sexuelle précoce », c’est l’OMS qui l’a dit, après de nombreuses études dans plusieurs pays.
Une bonne éducation sexuelle évite les grossesses non désirées, les interruptions volontaires de grossesse, les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, les risques de stérilité, les traumatismes psychoaffectifs, les violences sexuelles, les violences de genre, les drames familiaux, les infanticides, les suicides…
L’abstinence ne peut pas résoudre la question de l’éducation sexuelle. Car l’éducation sexuelle ne se résume pas à la sexualité, mais contribue à l’équilibre qui aboutit à une bonne santé mentale et physique.
A Tunis, du côté des cliniques, hôpitaux et autres structures spécialisées, voilà quelques exemples de ce qu’on peut voir dans les services de gynécologie.
Abir a 20 ans et 2 mois, elle est étudiante en 2ème année, et elle porte le khimar. Depuis quelques jours elle est prise en charge en milieu spécialisé pour trouble de l’attention, difficulté de concentration, tristesse excessive, mauvais résultats scolaires et …infection génitale. Il s’est avéré que la dépression latente et l’infection génitale avaient la même cause. Le fiancé (peut-être était-il barbu !) obligeait sa future épouse à avoir des rapports sexuels. La jeune étudiante est complètement désorientée, partagée entre le dégoût, la dévalorisation de soi et l’envie de disparaître. Pratique très courante, nous dit-elle, dans le milieu étudiant «barbu/voilée».
Esma, 23 ans, une étudiante en 3ème année dans une prestigieuse école, se demande comment elle est tombée enceinte alors qu’elle n’a eu que des rapports superficiels : «Personne ne m’a forcée à faire ce que j’ai fait, c’est parce que j’en avais envie », nous dit-elle. A la question de savoir si elle regrette ce qu’elle a fait, elle répond : « J’aurais aimé être informée et me protéger ».
Le comble, c’est cette étudiante en paramédical qui « n’était pas sûre qu’on risquait une grossesse après le 14ème jour du cycle ». Elle l’a appris à ses dépens. « Dans ma discipline on fait très peu de gynécologie, et je n’ai jamais parlé de ça avec qui que ce soit ». Elle a à peine 20 ans.
Amani, 25 ans, travaille dans une usine de confection, elle consulte au centre de l’ONFP. Après son IVG, elle « se tape » une crise de pleurs de deux heures. Elle n’a rien voulu dire sur son histoire.
L’expérience est traumatisante pour toutes ces jeunes, à telle enseigne que quand on leur demande quel moyen contraceptif elles comptent prendre, elles répondent toutes : l’abstinence. Pourtant les récidivistes d’IVG existent.
Lors d’un séminaire médical à Tunis, le Dr X, chef de service de gynéco-obstétrique s’alarme du nombre croissant de grossesses non désirées chez les jeunes filles, quel que soit le milieu socio-culturel.
Dans le cadre de la formation continue dispensée aux médecins de la Santé publique, l’orateur parle des problèmes de santé de la reproduction rencontrés par les jeunes et des différentes méthodes mises à la disposition des praticiens pour leur venir en aide (pilule abortive, pilule du lendemain, prise en charge psychologique, éducation sexuelle…). Soudain un médecin femme interrompt la communication pour dire : « Dites-moi, nous sommes dans une société musulmane ou je rêve ? », et tout de suite un autre confrère renchérit : «Mais vous les encouragez en leur facilitant tout ».
L’orateur leur a demandé leur conduite à tenir en cas de viol ou d’inceste. La pilule du lendemain s’impose, pour éviter des catastrophes.
Les chiffres officiels confirment les inquiétudes du médecin.
Les viols et les incestes sont fréquents (un viol et un inceste sur cent consultations jeunes).
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) représentent plus de 65% des motifs de consultations chez les jeunes.
La grossesse non désirée touche Mademoiselle tout le monde
Il fut un temps où les grossesses non désirées touchaient les très jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, ou ces malheureuses employées de maison abusées par leurs patrons mâles ou par d’hypothétiques fiancés.
Aujourd’hui le profil a changé, c’est un peu la fille de Monsieur tout le monde (elle peut être instruite ou non, il n’y a aucune différence statistique), dans la tranche d’âge des 20 à 25 ans.
Elle manque d’éducation sexuelle, c’est sûr, mais elle est à la recherche de ce partenaire qui tarde à venir.
Si en 1984 l’âge du mariage était 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons, en 2005 il est de 29 ans pour les filles et 33 ans pour les garçons.
Quand on arrive à la trentaine et qu’on est célibataire, c’est le corps qui parle plus que la raison. Et si l’on est mal informé, on ne va pas comprendre son corps, et on ne va pas vivre en harmonie avec sa sexualité et sa société.
Dans une étude réalisée par l’ONFP, intitulée « les jeunes au quotidien », l’enquête conclut que :
- «l’âge au mariage souhaité est de 27 ans pour les garçons et 22 ans pour les filles ;
- l’image que les jeunes se font de l’amour, du mariage et de la sexualité révèle qu’ils sont moins encombrés de préjugés, d’exigences, et d’interdits ;
- quatre jeunes sur cinq attribuent à l’amour une dimension affective sur laquelle se fonde le mariage ;
- un jeune sur cinq exprime des difficultés à aborder le thème de la sexualité avec autrui. La sexualité n’apparaît pas comme un sujet tabou chez ces jeunes qui sont 99% à répondre à des questions intimes ;
- l’interlocuteur le plus souhaité est le médecin ».
Par R. Samira Rekik
Publié dans le magazine Réalités
dimanche, janvier 21, 2007
Qu’arrive-t-il au café des délices ?
Ce café est un café mythique de notre village le plus connu au monde. J’espère qu’il n’a pas été repris par de véreux propriétaires…
dimanche, janvier 07, 2007
Récupération politique des blogs
Ce que beaucoup ignorent peut être; c'est que leurs paroles, idées, rumeurs, sont relayées parles organes d'information de l'opposition politique en Tunisie : genre Ennahdha (Dieu nous en préserve) et Cie...
Je pense que ces personnes qui lisent les blogs et qui n'hésitent pas à rapporter ce qui est écrit par certains sans leur demander leur avis sur la question ont tort de faire cela car ceci peut entrainer la censure pure et simple des blogs dont ils rapportent les dires.
Le blog est un écrit personnel, il peut être politique ou apolitique, mais est avant tout personnel, on n'a pas le droit de rapporter, de recontextualiser ce qui est écrit sans demander l'avis de l'auteur. C'est le moindre des respects.







