

Franchement, c'est désolant ! D'une part, je ne comprend pas ce que vient faire la police et la justice dans les histoires de couples, d'une autre part, j'aimerais bien savoir si quand un mari trompe sa femme est ce qu'il risque lui aussi d'être accusé d'"infidélité" conjugale? Je présume que même si c'était le cas, la femme n'aurait pas recours à la justice à cause de sa peur ou de son éventuelle faiblesse.Aujourd'hui en me baladant dans la médina de Tunis, je fus stupéfait par une scène. Un policier en tenue noire (tortue ninja comme l'appellent certains) bouscule un touriste asiatique d'un certain âge qui se baladait avec sa femme. L'asiatique s'excuse et fait le salut traditionnel en courbant légèrement la tête. Le policier lui répond : "Nik Ommek !"
Franchement, des fois j'ai honte... J'ai tellement honte que j'ai envie de cracher sur la gueule de cet homme qui ne mérite pas d'être tunisien...
1- La production cinématographique Tunisienne est en baisse constante depuis des années, à cause de la lourdeur administrative, du manque de moyens à la fois humains financier et humains et à l’érosion de notre culture nationale. Ajouter à ce manque quantitatif, un manque qualitatif certain et c’est tout un secteur de notre culture qui se trouve en danger de mort imminente.
2- La quasi disparition de la culture cinématographique en Tunisie. Peu de cinéclubs subsistent et rares sont les activités en relation avec le cinéma qui sont proposées aux jeunes lycées et collégiens. A une certaine époque, le cinéma s’invitait dans les lycées et était un moyen pédagogique comme les autres. Le cinéma s’est donc résumé chez certains à une sorte d’amusement bas de gamme, à même d’emplir leurs plaisirs les plus bas. Le cinéma est devenu associé au sexe et à la déviance.
3- La fermeture continue des salles de cinéma à Tunis et dans les régions. Dernière en date la salle « Champs Elysées » sur l’avenue Habib Bourguiba, pourtant de bonne qualité et à la programmation convainquante. Celle-ci s’ajoute à la liste déjà longue des salles qui n’ont pas survécues. Dans les années 60 on comptait près de 70 salles dans Tunis, elles sont 10 fois moins aujourd’hui. De plus les salles restantes sont de très mauvaise qualité. Le colisée, se nommant, la reine des salles, est puante, dégradée, sa sonorisation est horrible et l’image constamment floue.
4- La diminution constante et inquiétante des tournages de productions internationales en Tunisie, pourtant considérée auparavant comme une destination de référence pour la beauté de ses paysages et la qualité de ses compétences au profit de destinations, à l’origine, moins concurrentielles tels que le Maroc. Cela est dû à la lourdeur administrative incroyable à la quelle les producteurs doivent faire face : autorisations, permis, contrôles stricts… Plus les procédures sont lourdes et longues moins les producteurs viennent. Cela représente un manque à gagner pour notre pays, à la fois sur le plan de son image à l’international mais aussi sur le plan économique.
5- Un Centre National de
Le grand vainqueur de ces dernières Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) est sans doute "Making off" de Nouri Bouzid avec ses tanits d'or du meilleur film, du meilleur premier rôle masculin (pour Lotfi Abdelli) et du meilleur second rôle féminin (pour Fatma Ben Saïdane). Le choix du jury est éminemment politique et celui-ci ne s'est pas privé de le souligner dans une allocation vibrante de puissance par son président, l'écrivain libanais Elyas Khouri. Celui-ci a souligné que l'art est le meilleur moyen pour lutter contre la peur, la domination et la dictature et a appelé au renouveau artistique de tous les peuples opprimés. Un appel à une sorte de révolution culturelle qui serait le meilleur moyen pour faire face à la montée des extrémismes et de la haine. Un appel qui a reçu un accueil glacial de la part des officiels : ministre de la culture et maire de Tunis qui sont restés de marbre.
Elyas Khouri a ensuite émis au nom du jury de cette 40 ème session des JCC trois recommandations, qui à mon avis, sont d'une importance capitale :
1- Assurer le droit au public de voir tous les films en toute liberté et sans contrôle (censure) et que ce droit soit assuré à tous les films et même après leurs sortie.
2- Assurer une sélection plus rigoureuse des films en compétition, certains films en dessous du niveau requis pour des festivals de l'ampleur de celui des JCC n'ont pas à être présents en compétition officielle.
3- Créer une entité indépendante et permanente chargée du suivi et de l'organisation du festival tout en bénéficiant du support de l'administration.
Devant cette série de recommandations les officiels sont restés tout aussi gelés. Peut être en les renvoyant à leurs responsabilités (du moins pour le ministre de
Ne serait ce qu'à titre d'exemple, le catalogue des films présentés, d'habitude distribué avant le début du festival n'était disponible que 4 jours après son début. Et encore fallait-il avoir des contacts bien placés pour l'avoir !
Certaines salles de cinéma sont dans un état lamentable, plus particulièrement, le colisée; où sont cependant présentés la moitié des films en compétition officielle. Son de piètre qualité, image parfois floue, saleté générale. J'ai vraiment honte que nous, tunisiens, ayons la prétention de présenter au monde un festival du cinéma soit disant de qualité quand tous les moyens nécessaires à sa réalisation ne sont pas mis en œuvre.
Le risque est, qu'à terme, les JCC ne disparaissent au profit de festivals moins cinéphiles mais qui sont portés par l'état et l'industrie tels que ceux de Marrakech au Maroc ou de Dubaï.
Les JCC sont en danger, comme l'est tout le cinéma tunisien pour les sauver, il faut agir maintenant.
Aujourd’hui, je l’ai vue. Elle était parmi nous depuis des semaines déjà. Elle est entrée en silence, la tête baissée, et la démarche lente, lourde. Son visage était livide, son regard vide et ses expressions macabres…
Elle était blanche comme un linge passé au Judi, elle ne parlait pas, sauf à quelques filles, zombies comme elles. Elle n’adressait jamais la parole à aucun mâle et savait se préserver des plaisirs de la vie.
La morte vivante était parmi nous et elle me faisait peur. Elle s’installa à une table devant moi, me donnant l’occasion de l’observer de plus près.
Elle se tenait là, sans bouger. C’est à peine qu’elle levait la tête. Sinon rien. Absolument rien ne se passait. Ni un sourire, ni un regard, même pas une parole. Rien !
Voila ce que font des hommes pervers, complexés, vils aux jeunes femmes fragiles. On les tue. On leur fait croire qu’en se couvrant, qu’en se tuant l’âme elles seront meilleures uniquement pour qu’ils flattent leurs égos, se plaisent à leur machisme maladif. Pauvres hommes complexés et cons, pauvres femmes soumises et naïves…
La morte vivante, non la vivante morte je me corrige, fait l’expérience de la mort ; croyant bêtement qu’elle sera récompensée quand elle sera morte.
Ce qu’elle a oublié, c’est qu’elle est déjà morte et que plus tard elle ne le sera qu’encore plus.
J’ai vu la mer, elle était furieuse. Des vagues enragées s’élevaient devant moi, sans me toucher. Au sec, dans un monde liquide.
Ma vie, mes amis, mes amours, mes passions… Toute ma vie n’est que vagues, douces, furieuses, invisibles.
Les vagues s’approchent, se fracassent, s’éloignent. Toujours renouvelées, jamais les mêmes, elles me surprennent.
Des vagues invisibles habitent mon monde. Elles sont partout. Dans le chant des oiseaux le matin, dans le ciel rouge d’un Paris à la fin de l’été, dans le sourire d’un ami, dans une main tremblante de passion.
Mes vagues transpercent mon âme et me mettent à nu… Je cris, je pleure, je ris…
Tout part pour mieux revenir, se fracasser sur mon cœur…
Ainsi sont les vagues, dans mon océan noir et confus.