mardi, mars 06, 2007
Vers une alliance de la gauche Tunisienne ?
Au moment où ce processus commence à prendre de l’ampleur, nous avons voulu faire le point avec Sana Ben Achour, universitaire et figure de proue du mouvement associatif tunisien et l’une des principales initiatrices de cette nouvelle expérience unitaire de la gauche tunisienne.
Z.K: Quel bilan faites-vous de cette démarche commune entre le Mouvement Ettajdid et les indépendants de gauche ?
Sana Ben Achour: Il est trop tôt pour faire un bilan. Nous comptons le faire collectivement dans les semaines qui suivent. Je peux vous livrer cependant mes premières impressions. A l’occasion des élections présidentielle et législatives de 2004, il y a eu une alliance autour du Mouvement Ettajdid avec un certain nombre de personnalités indépendantes. L’objectif était de présenter un véritable candidat de l’opposition à la présidentielle, en l’occurrence Mohamed Ali Halouani.
On a pensé, à l’époque, qu’il fallait marquer notre distance avec le pouvoir tout en mettant à profit l’opportunité offerte par le système constitutionnel. Cela a donné l’expérience de l’Initiative démocratique. Les indépendants, dont je suis, ont pratiqué Ettajdid. Je peux dire aujourd’hui, en toute honnêteté, que cela était positif. On a pu, ensemble, recréer l’espoir. Ce processus a induit un rapport de confiance entre ce parti politique et les indépendants. Mais après les élections de 2004 on a pris conscience de l’aspect circonstanciel de ce partenariat. Les indépendants ne pouvaient plus investir le monde associatif en le surdéterminant par des objectifs politiques. Nous voulions engager une action politique organisée. D’où l’idée de ce partenariat politique avec le parti Ettajdid.
Mais un certain nombre de ces indépendants, dont vous-même, se sont investis dans ce que l’on a appelé le Mouvement du 18 octobre 2005 (la grève de la faim initiée par un certain nombre de personnalités politiques et associatives).
Absolument. Pour moi il y a eu une accumulation qui a commencé avec la présidentielle de 2004. On peut même remonter plus loin avec l’expérience des « 150 » en 1989. On a été nombreux à soutenir la grève de la faim du 18 octobre, sauf que cela était une action ponctuelle. Après il y a eu une décantation politique. Certains ont préféré continuer dans une sorte d’alliance avec des sensibilités islamisantes. D’autres, dont moi-même, ont soutenu la grève de la faim mais pas l’idée de ce type d’alliance. Je pense qu’il est nécessaire d’inscrire l’action politique de l’opposition dans la diversité et la pluralité. Il faut qu’on sorte définitivement de cette idée de l’un et de l’unique.
Les discussions et les contacts entre les militants et dirigeants d’Ettajdid et les indépendants ne se sont jamais interrompus. On a convenu ensemble, depuis près d’un an, qu’Ettajdid retardera son congrès afin qu’on élabore ensemble un véritable élargissement de ce parti, d’où l’idée de faire un congrès sous le mot d’ordre : un parti ouvert, pluraliste, progressiste et démocratique.
Est-ce que cela a débouché sur un programme politique ?
Pas pour l’instant. Ce qui nous a intéressé dans cette démarche, nous les indépendants, avec nos partenaires d’Ettajdid, c’est que l’on change la manière de faire…
Cela veut dire quoi exactement ?
On ne peut pas aller directement à la tenue du congrès, à la mise en place d’une plate-forme et à l’élaboration d’un programme. Il faut au préalable informer les gens de cette idée et les écouter. On veut rassembler et non embrigader. Pour nous il est fondamental que ce parti ait un ancrage social sérieux. Les coquilles vides ne nous intéressent pas. Beaucoup de militants démocrates ont connu des expériences malheureuses et décevantes. Résultat : ils ont abandonné le champ politique. Notre démarche tend à leur redonner espoir.
Quel est le nombre des indépendants qui se sont intéressés à votre démarche ?
Quelques centaines. Mais on ne s’est pas contenté de Tunis. On a étendu cette dynamique à l’intérieur du pays. On a alterné entre rencontres publiques et privées, selon la disponibilité des espaces publics. L’encourageant, dans tout cela, est que les personnes, sceptiques au départ, se sont rapprochées de nous, même si elles n’ont pas encore envie de s’impliquer immédiatement dans cette action.
Comment le prochain congrès d’Ettajdid va-t-il intégrer concrètement ce partenariat ?
On a mis en place une commission, au mois de septembre 2006, pour préparer le contenu intellectuel et politique de la grande conférence qu’on a organisée les 17 et 18 février 2007. Cette commission est une étape intermédiaire entre les premières discussions d’il y a un an et le congrès.
Cette commission a produit trois textes :
—les fondements intellectuels et politiques du projet,
—l’aspect organisationnel du parti,
—le partenariat avec Ettajdid pour la préparation du congrès.
Ces textes sont proposés à la discussion afin qu’on puisse dégager une synthèse.
Qui vous fait croire que ce qui a échoué hier va réussir aujourd’hui ?
Je suis optimiste tout en étant lucide. On a pu rassembler un nombre relativement important de militants indépendants qui fondent leurs espoirs sur ce projet. Nous avons tous l’ambition de créer un véritable pôle politique moderne. Je pensais qu’on pouvait rassembler des milliers de militants pour la conférence du 17 février, or je me rends compte qu’il y a encore beaucoup de sceptiques. Ce que nous faisons aujourd’hui est important, mais le plus important et le plus difficile reste à venir.
Comment allez-vous préparer ce congrès ?
Dans un partenariat total entre le Mouvement Ettajdid et les militants indépendants. Il faut savoir que le congrès sera ouvert à tous ceux qui se sentent concernés par ce projet. Il y aura une commission large et mixte de préparation du congrès. Ettajdid désignera, selon ses structures, ses représentants dans cette commission. Quant aux indépendants, il y a aura encore deux réunions de discussions sur le projet et les manières de le concrétiser, ensuite nous désignerons nos représentants soit par consensus, ce qui serait la meilleure solution pour garantir la représentation de toutes les sensibilités, soit en passant par voie élective.
Cette commission mixte comprend quarante membres. Elle sera l’organe délibérant qui jouit de toutes les attributions pour l’organisation du congrès. Il est prévu aussi qu’un comité exécutif, toujours paritaire, émane de cette commission afin d’assumer le suivi des travaux préparatoires pour la tenue du congrès.
Est-ce que la date du congrès a été fixée ?
Pas encore. Mais il semble qu’il y a un large consensus sur la date du 25 juillet 2007, qui marquera le cinquantième anniversaire de la proclamation de la République.
Quelle est l’identité de ce parti en gestation ?
On se veut un mouvement progressiste et démocratique. Le progressisme se veut économique, social et culturel…
C’est-à-dire que vous êtes contre l’économie de marché ?
Je pense qu’on est tous pour l’économie de marché, probablement pas de la même manière. Personne ne croit plus au communisme ou au socialisme des années 1950. Par contre, nous croyons au service public et à la solidarité sociale.
Vous vous sentez proche de la social-démocratie ?
Absolument. Si la mondialisation et l’économie de marché peuvent apporter à un pays de la richesse et du confort matériel, elles aggravent aussi les inégalités sociales. C’est pourquoi il faut que l’Etat puisse jouer son rôle de régulateur. A côté de cela nous sommes pour le progressisme social, c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, l’égalité des chances… Le principe d’égalité est affirmé dans toutes ses déclinaisons. Enfin le progressisme culturel.
C’est-à-dire…
Nous sommes pour une vision non religieuse du politique.
Laïque ?
Oui. Seulement ce mot dérange un peu dans notre pays. Les gens ont l’impression que la laïcité veut dire déracinement culturel. Pour nous la laïcité ne concerne que le domaine politique. On ne peut pas faire rentrer dans le politique des considérations d’ordre religieux. La démocratie est une affaire de délibération terrestre.
Est-ce que vous allez afficher clairement le choix de la laïcité ?
C’est à voir. On utilisera peut-être les concepts tels que la séparation entre le religieux et le politique, le droit positif, le rationalisme… On est dans le monde de la communication et on n’a pas le droit de faire peur aux gens.
On est en train de construire une troisième voie. Comment afficher notre opposition au pouvoir tout en affirmant notre différence avec le Mouvement du 18 octobre. On est, en quelque sorte, entre le 7 Novembre et le 18 octobre.
En d’autres termes ce n’est pas parce qu’on a peur des islamistes qu’on va se jeter dans les bras du pouvoir ou parce qu’on veut s’opposer au pouvoir qu’on va se jeter dans les bras des islamistes. La Tunisie a une histoire riche. Nous sommes les enfants du Code du Statut Personnel et cela n’est pas peu.
Nous ne participons pas à cette nouvelle initiative seulement pour témoigner. Nous avons l’ambition de transformer les rapports de forces dans notre société.
Justement, on vous reproche de réunir les quinquagénaires et plus, alors que la jeunesse est absente de vos débats…
Je constate cela avec beaucoup d’amertume. Comment voulez-vous que la jeunesse nous connaisse, alors que j’ai milité toute ma vie dans mon pays et personne ne m’a jamais vue à la télévision nationale. Et ce n’est pas uniquement mon cas. Mais je suis optimiste. Il y a des petits groupes de jeunes qui commencent à s’intéresser à ce que nous faisons.
Je voudrais insister ici sur le fait qu’il est faux de prétendre que la jeunesse tunisienne se désintéresse de la chose publique. La jeunesse est partout : dans la création artistique, dans les associations culturelles… Peut-être que nous ne savons pas lui parler. Notre objectif premier, après le congrès de l’été, est d’aller à sa rencontre, de l’écouter et de changer, pourquoi pas, notre manière de lui parler.
Est-ce que le Mouvement Ettajdid changera de nom pour exprimer ce renouveau ?
Cela se discute. L’essentiel est que nous changions nos modes d’actions et que nous devenions un véritable rassemblement démocratique qui pèse sur les choix fondamentaux de la société tunisienne.
Zyed Krichen
(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire – Tunis), N° 1105 du 1er mars 2007)
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Ca serait vraiment une bonne nouvelle si le projet aboutissait. J'apprécie beaucoup la vision laïque du domaine politique, mais regrette cependant le manque de courage à vouloir l'affrimer de manière forte et directe...
Je pense que s'il y a un changement après le changement, ce pourrait bien être celui là :-)
lundi, mars 05, 2007
Manque de créativité
La Tunisie primée au FESPACO
Les trois primés sont Nouri Bouzid avec un prix pour le meilleur montage pour son film film "Making off", Lofti Abdelli, prix de la meilleure interprétation masculine pour "Making off" aussi et Mohamed Ben Attia, 2ème prix du meilleur court métrage pour "Kif Lokhrin".
On n'a pas eu de nouvelles de Kahloucha sur coup là... Peut être parce que Ouagadougou, c'est pas aussi "fun" que Sundance...
En tout cas, ca fait plaisir de voir le cinéma tunisien primé, en espérant que cela fera revivre en certains l'envie d'aller au cinéma.
vendredi, mars 02, 2007
Pour vivre plus, buvez du vin !
Pour évaluer l'impact sur la santé et l'espérance de vie de la consommation d'alcool, ils ont suivi 1.373 hommes nés entre 1900 et 1920 à Zutphen, une cité industrielle des Pays-Bas.
Les chercheurs ont étudié leur consommation d'alcool dans le cadre de sept enquêtes menées sur 40 ans, à partir de 1960. Ils ont suivi certains des sujets jusqu'à leur mort et les autres jusqu'en 2000, en les interrogeant sur ce qu'ils boivent, mangent et fument, et en suivant leur poids et la prévalence chez eux des attaques cardiaques, du diabète et du cancer.
Boire un peu d'alcool, à savoir moins d'un verre par jour, semble être associé à un taux moindre de décès dû à des problèmes cardiovasculaires, selon l'étude.
La consommation de vin semble plus bénéfique que celle d'alcools forts ou de bière. Les chercheurs ajoutent que la consommation d'un-demi verre de vin par jour en moyenne semble associée à des moindres niveaux de mortalité.
Contrairement à d'autres études menées sur les effets de la consommation d'alcool sur la santé, celle-ci s'est efforcée d'identifier son impact sur l'espérance de vie, soulignent les chercheurs.
Ils ont trouvé que les hommes buvant du vin avaient une espérance de vie supérieure de 3,8 années à celle d'hommes n'en buvant pas.
Ces buveurs de vin ont en outre une espérance de vie supérieure de deux ans à celle de personnes buvant d'autres boissons alcoolisées, selon l'étude, qui ne portait pas sur les risques pour la santé d'une consommation excessive d'alcool.
"Le principal message est que si vous consommez des boissons alcooliques, faites-le avec modération - un à deux verres par jour au maximum", a expliqué Martinette Streppel, qui a dirigé l'étude, dans un entretien téléphonique.
"Et si vous devez choisir une boisson, prenez le vin, car il a un effet bénéfique qui dépasse celui du seul alcool", a-t-elle ajouté.
Streppel travaille à l'Institut national de la santé publique et de l'environnement de l'Université de Wageningen, aux Pays-Bas.
mardi, février 27, 2007
Mon premier PC
Le voila! Le tout bel Amstrad CPC464 :-)
CPU Z80 à 4 Mhz, 64 Ko de RAM ! Il était composé d’un écran couleur (résolution CGA) et d’un clavier intégrant l’unité centrale et un lecteur de casette.
Ah ! Que de beaux souvenirs avec cette machine sur laquelle j'ai appris le BASIC (l'un des seuls langages de programmation que je pense bien maitriser).
Que c'était beau les batailles aériennes où le ciel était toujours bleu uni et la terre toujours verte unie. Sans compter qu'il fallait bien 10 minutes pour qu'un jeu (ou un traitement de texte) ne se charger, avec le lecteur casette qui faisait des bruits bizarres, des sortes sons mélodieux. A l'époque, c'était bien facile de copier un programme... Un petit pasage par la chaîne HiFi et le tour est joué !
Que c'était beau l'écran 16 couleurs...
Que de beaux souvenirs :-)
dimanche, février 25, 2007
mercredi, février 21, 2007
samedi, février 17, 2007
Les pires inventions de tous les temps
Les armes sous leurs formes les plus diverses (armes à feu, explosifs, armes biologiques et bombes atomiques) ont recueilli 35 % des votes. 17 % des personnes interrogées ont présenté les téléphones portables comme la pire invention. L’énergie nucléaire, la télévision et le véhicule Sinclair C5 (une sorte de scooter à trois roues) sont arrivés troisième à égalité avec 9 % des votes.
"Lorsque des inventions contemporaines telles que la voiture ou le téléphone portable, censées améliorer notre confort de vie, sont ainsi présentées comme les pires inventions de tous les temps, cela nous fait prendre conscience que les technologies et ce que l’on peut appeler « objets de désir », qui en apparence font partie intégrante et jouent un rôle important dans notre vie, sont en réalité rejetées par les masses" commente Paul Parsons, éditeur de BBC Focus.
Constat étonnant, la religion a fait une entrée discrète au hit parade des pires inventions avec seulement 2 % des votes (pourvu que ca augmente). Le sondage a été diffusé sur le site Web de Radio Times, chaque internaute étant autorisé à saisir librement la réponse de son choix.
Voici la liste en détail :
Armes (35%)
Téléphones portables (17%)
Energie nucléaire (9%)
Sinclair C5 (9%)
Télévision (9%)
Voiture (6%)
Cigarettes (6%)
Fast food (3%)
Radars de vitesse (3%)
Religion (2%)
vendredi, février 16, 2007
Muse - Bliss
Je continue sur la lancée des chansons et clips préférés avec toujours un groupe d'éléctro pop, muse, que tout le monde connait, du moins en a entendu parler au moins une fois.
Bliss, ca ne veut pas dire "il bliss" mais : bonheur parfois, joie exrême ;-)
Travis - Side
Quelques souvenirs me reviennent à travers cette chanson d'un groupe Anglais qui a un air de ColdPlay, je pensais à l'époque qu'il deviendra très connu. Il n'en est rien...
Regardez la beauté du clip, la maitrise, le rythme... Une musique qui vous met de bonne humeur !
Sans doute l'un des meilleurs clips que j'ai vu !
jeudi, février 15, 2007
A la Saint Valentin, on offre des roses ...
Il faut avouer que cela coûte peut être moins cher et puis le platique est éternel, pas commes les vraies roses qui fânent. Le véritable amour, lui, ne fâne pas... Alors messieurs, offrons des roses en platiques à nos copines :-) !
mardi, février 13, 2007
SMS vers la Tunisie
Je serais loin du bled pour un long moment et j'aimerai bien rester en contact avec les personnes que j'aime.
Merci beaucoup pour votre aide et conseils.
Une note à 11 000 mètres d’altitude.
La destination Lisbonne, Portugal. Mais le voyage ne s’arrêtera pas là. Une fois sur place, je devrait, en compagnie de mes nombreux bagages, trouver un taxi et aller à la gare de Libon Oriente. De là prendre un train vers Porto, deuxième ville du Portugal, et forte d’un million et demi d’habitants, le voyage en train sera de 3 heures. Une fois sur place, il faudra se débrouiller pour trouver la résidence dans laquelle je vais passer 4 mois… J’ai beau imprimer de nombreux plans retrouvés sur le net, j’ai quand même une certaine appréhension.
L’objectif de ce voyage, pourrait-on se demander…
Un projet de fin d’études en télécommunications, que je vais mener dans un laboratoire l’institut polytechnique de Porto et dont le sujet est les réseaux de capteurs. Une technologie qui commence peu à peu à prendre son envol mais qui fait encore face à certains problèmes de routage et de gestion de la contrainte de temps réel. Je vais essayer pendant ces 4 mois, essayer d’apporter quelques éléments de réponse à certains petits problèmes sur ce sujet.
Armé d’un ordinateur, d’un guide du pays et de beaucoup de bonne volonté, me voilà en route pour ce qui est certainement ma plus grande aventure jusque là.
Je ne sais pas si je suis heureux ou triste. En fait, c’est un mélange des deux sentiments que je ressens : La joie de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, dont je ne connais absolument rien, mais aussi la légère tristesse de devoir quitter pour un si long moment mon pays que j’aime tant et les gens que j’aime.
PS : La note a été écrite hier. Entre temps, je suis déjà arrivé et tout se passe bien dans cette ville où il pleut tout le temps…
vendredi, février 09, 2007
Moi! Jet-seteur Tunisien!
En passant par les salons de thé Jet-Set, les émissions de télé Jet-Set (Hannibal Tv) et même les site webs Jet-set (Tunis la nuit et jet set magasine), autant de déchets réels ou virtuels d’une société débilisée.
Mais qu’est ce qu’un jet-seteur ?
En voila un portrait type :
Sexe masculin : Look très style (avec un grand Aïï !), un peu pédé sur les bords, souvent la cigarette délicatement entre les doigts il te regarde avec un air hautin, les cheveux gominés mode années 60 réchauffé à la sauce feuilletons mexicains. Il est souvent accompagné d’une horde d’amis à son effigie, des clones. Un jet-seteur est un bon vivant, il ne pense pas. Entre jet-seteurs le plus important est de se mettre en évidence et de lancer des vannes sur les copains et sur leurs copines…Il ne soucie pas de l’argent non plus. Bien que pas très riche, il bosse dur dans le centre d’appel. Exploité, pressé de son jus et transformé en pétasse de boulot, il se défoule la nuit et dépense sans compter ses misérables 250 Dt. Il orne comme un trophée son beau téléphone portable avec appareil photo, vidéo, MP3, radio, vibromasseur et toutes les options des businessmen européens dont on n’a pas besoin en Tunisie mais que le fait d’avoir rend intelligent et supérieur. Un jet-setteur, porte souvent la même tenue, véritable uniforme, il ne jure que par les marques et le prix. Gucci, Giorgio Armani, f*** Mibouni, toute le chic de la mode made in Moncef bey acheté 140Dt la chemise… Eh oui ! Fo payer pour être bien !
Un Jet-seteur se donne aussi des pauses quelques fois, quand le mois touche à sa fin et que la famine et le régime des casses croûte de la Marsa et de Ennasr commencent à peser sur son estomac et sur son portefeuille. Il se retire pour 10 jours de repos avant de se relancer avec autant de force et de connerie dans son cycle infernal de la nuit tunisoise.
Sexe féminin : Look blondasse cocaïnée, genre pétasse des films porno, un peu kitch et très artificielle. Elle se fait très vite des amies et assouvi sa boulimie de contact lesbienisant. Elle parle fort pour dire des foutaises. Elle se croit drôle vu que tout le monde rit quand elle parle. Ce n’est pas de sa faute la pauv’ fille est sincère, c’est la faute au mecs qui rient pasqu’ils n’ont rien compris, mais qu’il faut quand même rire pour avoir la moeuf au lit une fois la nuit venue. La Jet-setteuse, a souvent des boulot où elle développe ses rapports humains, médecins, infirmières ou secrétaire… La jet-seteuse, s’occupe elle aussi de son look. Bien voilée le matin, religieuse et bien rangée, pas perverse d’un poil, elle est la femme modèle de tout jetseteur pervers. La femme docile et idiote qu’il aimerait bien avoir comme bonne et pétasse chez lui. Le soir, elle se déchaîne, la jet-seteuse se lance sur la piste, rie à tout bord et lance des vannes. Elle se prend pour une suédoise, la cervelle en moins et la bêtise en plus.
Aussi insipides que des asperges, ces personnes là pilullent l’été dans le marécage puant qu’est la société Tunisienne. A ces gens là et à ceux qui arrivent à les supporter je veux dire tout mon mépris. A tous ceux qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas et qui jouent des rôles je voudrais dire de s’occuper de ce qui est vraiment important pour eux et pour leurs semblables : l’amour, la science, le bien, la liberté. Occupez vous un peu plus de ce qui ne vous intéresse pas. Occupez vous de l’autre qui crève de faim le soir dans les montagnes de Aïn Drahem, pensez à ceux qui sont en guerre, pensez à vous-même dans 40 ans.
L’autre jour une conasse avait fait son numéro dans une pâtisserie : « Salé hédha ? » en pointant sur des brioches au chocolat. Deux mots, pour lui dire ce que je pensais d’elle et de ceux qui lui ressemblent. Quelques larmes plus tard, j’espère qu’elle a réfléchi et qu’elle changera…
PS : Recontextualisation obligatoire. J'avais écris cette note le 23 juillet 2005 et jusqu'à aujourd'hui, elle est encore le centre de discussions animéés sur mac125.com. C'est terrible à quel point les gens peuvent être bêtes quand même pour encore parler de ce qui devait être une satire...
mardi, janvier 30, 2007
La polygamie : Restes de la bestialité des hommes
L’humanité ne serait-elle pas dépasser ces pulsions basses, arrêter de les légitimer la bestiale bassesse pour vivre, aimer, être fidèle et être vrai ?
Films: Les merdes annoncées de 2007
Disons, qu’à la limite, en reprenant de la littérature, on faisait tout de même un effort pour créer une atmosphère, gérer des acteurs, créer des décors, bref adapter à l’écran ce qui n’est pas initialement fait pour cela. Mais voilà, 2007 arrive et avec lui la longue liste des reprises, des suites, sagas et autres films mercantiles en série. En voilà, un avant goût, qui vous donnera sans doute envie de tous les regarder.
- Hannibal Lecter : les origines du mal (Il a trop regardé TV7)
- Massacre à la tronçonneuse : le commencement (pareil que Hannibal)
- Taxi 4 (Et encore un !)
- Goal 2 (Qui en a entendu parler ?)
- Les vacances de Mr. Bean (En espérant qu’elles durent toujours)
- Spider-Man 3 (Les mutations ne sont pas réversibles ?)
- Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (… et de la connerie)
- Shrek le troisième (un ordinateur ne peut pas se fatiguer… Dommage)
- Ocean's thirteen (je préfère voir le seventeen)
- Die Hard 4 : Live Free or Die Hard (Je préfère mourir…)
- Harry Potter (je ne sais plus auquel ils sont)
- Evan tout puissant (Après Bruce, voici Evan)
- Alien vs. Predator 2 (Ca promet !)
- Resident evil : extinction (Une blonde ne dit jamais non)
- Highlander : the source (On vous a bien dit qu’il est immortel)
- Hostel 2 (re boucherie dans l’hotel)
- Jackass : Number Two (La merde sort toujours de l’ass)
- Rambo IV: Pearl of the Cobra (Il est encore parmi nous celui là ?)
C.R.A.Z.Y : Remember the Eighties
C'est mon film coup de coeur de la semaine (du mois ? enfin, j'en sais rien, c'est un coup de coeur et puis voilà). Il nous vient du Québec (aux dernières nouvelles encore sous occupation canadienne) et il est magistral. Jean-Marc vallee nous propose une replongée déconcertante de véracité et de réalisme dans tout ce qui est a fait les années 70 et 80: Cheveux gominés, pantalons pattes d'éléphant, look légèrement ringard, meubles en plastique, et couleurs jaunes-oranges.
Plein de petites trouvailles, le film est léger bien que racontant le saga d'une jeune vie d'un garçon qui découvre sa sexualité. Les confrontations familiales, les tensions entre frères, la découverte des autres et de soit.
Un film a voir absolument qui touche par sa pudeur et sa justesse. Sans doute l'un des plus beaux film de 2006.
jeudi, janvier 25, 2007
L'éducation sexuelle des jeunes tunisiens en question
L’éducation sexuelle s’adresse à tout le monde, de l’adolescence à la vieillesse. Des problèmes de santé sexuelle, il y en a à tous les paliers de la vie.
« L’éducation sexuelle précoce n’incite pas à la pratique sexuelle précoce », c’est l’OMS qui l’a dit, après de nombreuses études dans plusieurs pays.
Une bonne éducation sexuelle évite les grossesses non désirées, les interruptions volontaires de grossesse, les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, les risques de stérilité, les traumatismes psychoaffectifs, les violences sexuelles, les violences de genre, les drames familiaux, les infanticides, les suicides…
L’abstinence ne peut pas résoudre la question de l’éducation sexuelle. Car l’éducation sexuelle ne se résume pas à la sexualité, mais contribue à l’équilibre qui aboutit à une bonne santé mentale et physique.
A Tunis, du côté des cliniques, hôpitaux et autres structures spécialisées, voilà quelques exemples de ce qu’on peut voir dans les services de gynécologie.
Abir a 20 ans et 2 mois, elle est étudiante en 2ème année, et elle porte le khimar. Depuis quelques jours elle est prise en charge en milieu spécialisé pour trouble de l’attention, difficulté de concentration, tristesse excessive, mauvais résultats scolaires et …infection génitale. Il s’est avéré que la dépression latente et l’infection génitale avaient la même cause. Le fiancé (peut-être était-il barbu !) obligeait sa future épouse à avoir des rapports sexuels. La jeune étudiante est complètement désorientée, partagée entre le dégoût, la dévalorisation de soi et l’envie de disparaître. Pratique très courante, nous dit-elle, dans le milieu étudiant «barbu/voilée».
Esma, 23 ans, une étudiante en 3ème année dans une prestigieuse école, se demande comment elle est tombée enceinte alors qu’elle n’a eu que des rapports superficiels : «Personne ne m’a forcée à faire ce que j’ai fait, c’est parce que j’en avais envie », nous dit-elle. A la question de savoir si elle regrette ce qu’elle a fait, elle répond : « J’aurais aimé être informée et me protéger ».
Le comble, c’est cette étudiante en paramédical qui « n’était pas sûre qu’on risquait une grossesse après le 14ème jour du cycle ». Elle l’a appris à ses dépens. « Dans ma discipline on fait très peu de gynécologie, et je n’ai jamais parlé de ça avec qui que ce soit ». Elle a à peine 20 ans.
Amani, 25 ans, travaille dans une usine de confection, elle consulte au centre de l’ONFP. Après son IVG, elle « se tape » une crise de pleurs de deux heures. Elle n’a rien voulu dire sur son histoire.
L’expérience est traumatisante pour toutes ces jeunes, à telle enseigne que quand on leur demande quel moyen contraceptif elles comptent prendre, elles répondent toutes : l’abstinence. Pourtant les récidivistes d’IVG existent.
Lors d’un séminaire médical à Tunis, le Dr X, chef de service de gynéco-obstétrique s’alarme du nombre croissant de grossesses non désirées chez les jeunes filles, quel que soit le milieu socio-culturel.
Dans le cadre de la formation continue dispensée aux médecins de la Santé publique, l’orateur parle des problèmes de santé de la reproduction rencontrés par les jeunes et des différentes méthodes mises à la disposition des praticiens pour leur venir en aide (pilule abortive, pilule du lendemain, prise en charge psychologique, éducation sexuelle…). Soudain un médecin femme interrompt la communication pour dire : « Dites-moi, nous sommes dans une société musulmane ou je rêve ? », et tout de suite un autre confrère renchérit : «Mais vous les encouragez en leur facilitant tout ».
L’orateur leur a demandé leur conduite à tenir en cas de viol ou d’inceste. La pilule du lendemain s’impose, pour éviter des catastrophes.
Les chiffres officiels confirment les inquiétudes du médecin.
Les viols et les incestes sont fréquents (un viol et un inceste sur cent consultations jeunes).
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) représentent plus de 65% des motifs de consultations chez les jeunes.
La grossesse non désirée touche Mademoiselle tout le monde
Il fut un temps où les grossesses non désirées touchaient les très jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, ou ces malheureuses employées de maison abusées par leurs patrons mâles ou par d’hypothétiques fiancés.
Aujourd’hui le profil a changé, c’est un peu la fille de Monsieur tout le monde (elle peut être instruite ou non, il n’y a aucune différence statistique), dans la tranche d’âge des 20 à 25 ans.
Elle manque d’éducation sexuelle, c’est sûr, mais elle est à la recherche de ce partenaire qui tarde à venir.
Si en 1984 l’âge du mariage était 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons, en 2005 il est de 29 ans pour les filles et 33 ans pour les garçons.
Quand on arrive à la trentaine et qu’on est célibataire, c’est le corps qui parle plus que la raison. Et si l’on est mal informé, on ne va pas comprendre son corps, et on ne va pas vivre en harmonie avec sa sexualité et sa société.
Dans une étude réalisée par l’ONFP, intitulée « les jeunes au quotidien », l’enquête conclut que :
- «l’âge au mariage souhaité est de 27 ans pour les garçons et 22 ans pour les filles ;
- l’image que les jeunes se font de l’amour, du mariage et de la sexualité révèle qu’ils sont moins encombrés de préjugés, d’exigences, et d’interdits ;
- quatre jeunes sur cinq attribuent à l’amour une dimension affective sur laquelle se fonde le mariage ;
- un jeune sur cinq exprime des difficultés à aborder le thème de la sexualité avec autrui. La sexualité n’apparaît pas comme un sujet tabou chez ces jeunes qui sont 99% à répondre à des questions intimes ;
- l’interlocuteur le plus souhaité est le médecin ».
Par R. Samira Rekik
Publié dans le magazine Réalités
mardi, janvier 23, 2007
100 mille schizophrènes en Tunisie !
Le chiffre est grand mais réaliste du moment que même la blogsphère nous en propose parfois de très bons exemples.
dimanche, janvier 21, 2007
Tristement beau
Et il fait encore désépérement beau...
Qui nierait aujourd'hui que le réchauffement climatique est une réalité qui nous concerne au premier plan ?
Qu’arrive-t-il au café des délices ?
Ce café est un café mythique de notre village le plus connu au monde. J’espère qu’il n’a pas été repris par de véreux propriétaires…
vendredi, janvier 19, 2007
Ces tunisiens qui ont sauvé des juifs
C'est à cet effort de mémoire que s'est adonné Robert Satloff dans son livre: "Among the Righteous: Lost Stories from the Holocaust's Long Reach into Arab Lands". Il a cherché et trouvé des rescapés juifs de l'occupation allemande en Afrique du nord et plus particulièrement en Tunisie qui ont témoigné du dévouement des arabes à leurs sauver la vie. Du Bey de Tunis, qui devant l'occupant allemand disait : "Les juifs... sont sous notre protection et nous sommes responsables de leur vie. Si je trouve qu'un informateur arabe a, ne serait ce que, fait tomber le cheuveux d'un juif, il le payera de sa vie."
Moins politique, mais plus réel et directe, l'histoire de Khaled Abdewaheb, grand agriculteur de la région du sahel qui a acceuillit pendant une année une famille juive et la sauva ainsi, au préril de sa vie, d'une mort certaine.
Ce ne sont que deux exemples, le livre de Satloff en regorge à foison. N'oublions pas notre histoire, ne soyons pas amnésiques, comme veut le faire l'état en passant sous silence la période de la deuxième guerre mondiale.
Nous aussi, faisons cet effort de mémoire.
mardi, janvier 16, 2007
Mon nouvel ordinateur !
Et bien que le début était un peu difficile, on s'habitue très vite à Mac OSX qui est un système vraiment super. Tout es simple et beau.
Merci Apple !
Caractéristiques techniques :
Intel Core 2 Duo 2 Ghz
1 Go de Ram
80 GO de disque dur
Lecteur/Graveur DVD
Ecran 13"1/2
... Que du bonheur !!
dimanche, janvier 07, 2007
Récupération politique des blogs
Ce que beaucoup ignorent peut être; c'est que leurs paroles, idées, rumeurs, sont relayées parles organes d'information de l'opposition politique en Tunisie : genre Ennahdha (Dieu nous en préserve) et Cie...
Je pense que ces personnes qui lisent les blogs et qui n'hésitent pas à rapporter ce qui est écrit par certains sans leur demander leur avis sur la question ont tort de faire cela car ceci peut entrainer la censure pure et simple des blogs dont ils rapportent les dires.
Le blog est un écrit personnel, il peut être politique ou apolitique, mais est avant tout personnel, on n'a pas le droit de rapporter, de recontextualiser ce qui est écrit sans demander l'avis de l'auteur. C'est le moindre des respects.
vendredi, janvier 05, 2007
Tunisia blog awards
Merci :-)
mercredi, janvier 03, 2007
Inculpés pour... infidélité !
Franchement, c'est désolant ! D'une part, je ne comprend pas ce que vient faire la police et la justice dans les histoires de couples, d'une autre part, j'aimerais bien savoir si quand un mari trompe sa femme est ce qu'il risque lui aussi d'être accusé d'"infidélité" conjugale? Je présume que même si c'était le cas, la femme n'aurait pas recours à la justice à cause de sa peur ou de son éventuelle faiblesse.Ce genre d'histoires nous montre encore combien l'appareil législatif reste vétuste et qu'il n'a manifestement pas réussit à suivre l'évolution de la société et des mentalités. C'est bien dommage.
mardi, janvier 02, 2007
"Eternal Sunshine of the Spotless Mind" : mon film préféré !
C'est ainsi que commence l'histoire d'amour entre femme un peu folle (Kate Winslet), et un homme introverti (Jim Carey).
Un très beau film, sur l'amour, les souvenirs, l'oubli, les rêves. Une fraîche escapade à Muntok en hiver. Un bijou scénaristique. Un film sublime, mon préféré.
Quelques albums pour bien commencer 2007 !
Pour ma part, elle a commencé avec des sons venus de loin.
Le premier album est intitulé : "In the Hand of Time" et est interprété par Mari Boine. Des chansons envoutantes venues du grand nord. Un mélange étrange d'éléctro et de chants traditionnels inuits. On ne comprend rien de ce qu'elle dit, mais on sens bien la beauté, la tranquilité et parfois la tristesse de ce qu'elle chante.Un véritable voyage dans l'inconnu, une escapade dans le grand froid en cet d'hiver chaud. (chez Universal Music)
Le dernier, enfin, est le nouveau "Diwan 2" de Rachid Taha. C'est plus un coup de coeur qu'un réel coup de foudre. A écouter surtout le morceau "Ecoute moi, camarade".
jeudi, décembre 28, 2006
Trop de blog tue le blog !
Avoir la parole c'est bien, et c'est un droit absolu. Savoir utiliser ce droit c'est encore mieux.
Beaucoup de personnes lisent des blogs, peu commentent en réalité ce qui est écrit et ca c'est dommage. A côté des notes non commentables car trop lamentables ou stériles; il y a de vraies perles qui passent inaperçues dans cet océan de débilité. C'est ce que je trouve le plus dommage.
Le système de vote de tn-blogs censé donner une idée sur la qualité des notes est un système pour le moins subjectif : Copinages, complaisances, buzz sans réel intérêt...
La blogosphère se transforme peu à peu en un lieu vide de sens et déconnecté du sens réel du blog, de l'essence qui a fait, qu'au début les gens écrivaient. A la place, on voit apparaitre des blogs de mimétisme, comme une sorte de phénomène de mode, où écrire serait à la mode, pour faire comme tout le monde, pour être dans le coup cybernétiquement parlant.
Ceci est affligeant et triste.
Le sport, nouvel "Opium du Peuple"
La médiatisation du sport favorise sa politisation. On a pu voir l’exploitation politique que le fascisme italien a faite du football. Dans les années 20, on a construit en Italie de grands stades, organisé un Championnat du monde de football, élaboré la mise en scène des matchs, exploité au maximum les victoires de l’équipe nationale présentée comme un authentique substitut de la nation elle-même et incarnant ses principales qualités. C’est ainsi que Mussolini a intégré l’organisation du sport dans un discourt politique repris très vite par Hitler et les Nazis pour déboucher sur l’organisation des jeux olympique de Berlin en 1936.
Autre exemple : celui des états communistes et l’excessive importance accordée par ces régimes aux victoires sportives, en particulier dans les compétitions internationales. Sport et manipulation des masses, sont au XXème siècle intimement liés.
[…] Le premier geste du champion, dès qu’il a franchi la ligne d’arrivée, consiste désormais à se précipiter vers son drapeau national pour littéralement s’y draper. Cela devient un rituel, une norme. Il n’y a plus un seul champion qui ne coure vers le drapeau pour faire un tour d’honneur, sanglé dans les couleurs nationales.
L’association Télévision- Sport-Nationalisme conjugue les trois principaux phénomènes de masse contemporains trois fascinations centrales. Cela en soit, constitue un fait majeur de notre temps, et une composante irrationnelle de la dureté sociale de notre époque.
Ignacio Ramonet - Géopolitique du Chaos.
lundi, décembre 25, 2006
L'ATI : problèmes de mailing à l'échelle nationale
"Jusqu’à dimanche 24 décembre 2006, d’énormes problèmes de mails persistent, alors que l’ATI qui gère cet énorme flux de messages électroniques, sortant et entrant, ne dit pas mot et se mure dans un silence qui, s’il n’est pas suspect, n’en est pas moins inexplicable !
Le mail est pourtant devenu un outil indispensable de fonctionnement de toute entreprise moderne. Imaginez, pour faire la comparaison, que la poste se «mette en grève », ou que, pire, les postiers se mettent à jeter les lettres et les courriers à la poubelle ou oublient de les faire arriver à votre boîte postale !
Certaines entreprises ont perdu des marchés, suite à la déperdition de leur mail de participation à un appel d’offre international, d’autres, comme cette compagnie aérienne, ont faillit faire décoller un avion pour ramener un groupe d’un pays nordique, alors que le client affréteur de l’avion avait déjà décommandé…par mail, mais il n’est jamais arrivé. On ne parlera pas des longues conversations et du temps perdu entre un client qui envoi un bon de commande et un prestataire de service qui lui jure ses grands Dieux qu’il n’a rien reçu !
A l’ATI, les services techniques ne nient pas qu’il y ait ce genre de problème et vous renvoient à un responsable qui reste injoignable et l’on peut donc avoir aucune réponse valable !
Des sources en dehors de l’ATI évoquent des problèmes liés à un anti-spam récemment acquis par l’agence et qui aurait causé tous ces dégâts, financiers surtout pour les entreprises tunisiennes. La vérité, on ne l’a pas encore !"
(Source : le portail Africanmanager.com, consulté le 24 décembre 2006 à 22h10)
Lien : http://www.africanmanager.com/site_fr/detail_article.php?art_id=112556
dimanche, décembre 24, 2006
Beirut - Goulag Orkestar
Infinités noctures
J'avais du mal à entendre cela, mais il avait raison. Rien n'a d'importance, rien n'est important pour toi lecteur, rien n'est plus important pour moi non plus; nudiste de mon âme, prostitué intellectuel, je m'efforce de me rendre beau, de paraitre intelligent, d'être cohérent et de me donner une image.
A quoi cela sert-il d'écrire ?
Je regarde le piteux amoncellement de plastique ruiné et puant le PVC qui nous sert d'arbre de noël improvisé. Je me rappelle les jours, où, enfant, je jouais avec les autres autour de ce même arbre. Où sont-ils partis ? Que sont-ils devenus ? En Anglettre ou en Hollande, se rappellent-ils encore de moi ? En regardant la photo de classe se rappellent-il le petit garçon qui était différent ?
Maintenir la différence. Voila qui est essentiel, fondamental.
L'arbre. Des guirlandes poisseuses, défraichies, suspendues à la hâte en souvenir d’une ambiance perdue.
Encore un coup de Porto, c'est si bon.
Je me rappelle une marche, le soleil, la lumière. L'infini ; l'infini si profond devant nous, l'infini si proche. La mer, la mer si bleue, si profonde. Le son des vagues ; les vagues invisibles qui, sur le rivage se cassent et rythment les doux mots des amoureux. Les regards ; les regards échangés, volés, tués. Les mots ; les mots doux, rares, justes. Les pas ; les pas lents, délicats, rythmés. La lueur orangeâte du couchant, le couchant mélancolique et envoutant.
Encore un coup, c'est bon.
Les hivers, les mois de décembre, je les ai toujours aimés. Mon anniversaire, Saint Nicolas, le père Noël, la nouvelle année que j'ai toujours fêté en famille. Le froid, le son de la pluie quand je suis dans mon lit. Ah que j'aime cela !
Les chansons de décembre qui ont bercé mon enfance.
Où est le porto ?
Salzamen a des tentations meurtrières vis à vis de son doudou rouge. Moi j'aimerais tuer le temps, le découper en morceaux, apprécier chaque instant qui le compose, le diluer, le fermenter pour en relever la saveur. J'aimerais me délecter du suc du temps, de chaque instant que je crée, que je vis, que je conçois. J'aimerais être le temps. Qu'il soit infini, terriblement lent dans l'extase et la souffrance. Qu'il soit eternel. Qu'il ne finisse jamais.
La bouteille, elle, est presque finie.
Laissons nous bercer par la douceur des jours, laissons passer le temps, marchons ensemble sur les chemins oubliés, égarons nous dans les bois, oui les bois profonds, là où la nature nous reprendra. On se sentira bien et tout redeviendra comme avant. Nous vivrons nus, nous chanterons des chansons et mangerons des fruits, on fera l’amour quand on en aura envie et on mourra heureux.
Mourir heureux, tout simplement.
samedi, décembre 23, 2006
La vie secrète des mots
Un contre d'amour et de passion, de douleur et de mots articulé au tour de la très belle Sarah Polley et du grand Tim Robbins. Non seulement de belles images et un beau texte, mais aussi une belle musique, envoutante, envahissante parfois mais juste et poignante.
Ainsi chemine un petit film, non; un grand film.
mardi, décembre 19, 2006
De gauche ou de droite ?
Quand je vois que l'on diminue les taxes sur les grandes cylindrées de façon incroyable, je me dis bien que le gouvernement aime bien les riches, quand il couvre toujours les problèmes de la pauvreté, de la précarité des jeunes dans le monde du travail, quand ses incitations pour le travail ne servent que les patrons, je me dis bien que le gouvernement est fièrement de droite.
Mais il a aussi une politique de gauche : FSN, système de santé de bonne qualité....
Mais alors qu'est-il vraiment ?
Mystère !
dimanche, décembre 10, 2006
samedi, décembre 02, 2006
Le policier tunisien et l'asiatique
Aujourd'hui en me baladant dans la médina de Tunis, je fus stupéfait par une scène. Un policier en tenue noire (tortue ninja comme l'appellent certains) bouscule un touriste asiatique d'un certain âge qui se baladait avec sa femme. L'asiatique s'excuse et fait le salut traditionnel en courbant légèrement la tête. Le policier lui répond : "Nik Ommek !"
Franchement, des fois j'ai honte... J'ai tellement honte que j'ai envie de cracher sur la gueule de cet homme qui ne mérite pas d'être tunisien...
lundi, novembre 27, 2006
samedi, novembre 25, 2006
Une astuce pour accéder à wikipedia
La résolution du nom de domaine est l'opération qui consiste à traduire le nom de domaine en adresse IP. Cette résolution est effectuée par un serveur DNS (Domain Name Server), en tout état de cause celui de l'ATI est incapable de faire cela pour wikipedia. La solution est donc simple, changer de serveur DNS.
Voila la procédure :
1- Aller dans les propriétés de votre connexion réseau. Aller dans "Propriétés", puis dans "Propriétés de Protocole Internet (TCP/IP)". Sélectionner : "Utiliser l'adresse de serveur DNS suivante" (NB : Les étapes peuvent changer en fonction de la configuration de chacun, ce qui est sur, c'est qu'en bidouillant un peu, on tombe facile sur l'onglet de la modification de l'adresse DNS.)
2- Entrer l'adresse suivante : 160.92.121.6 ou toute autre adresse trouvée sur le lien suivant.
3- Valider le tout et vous voila connectés !
Si jamais rien ne s'affiche plus, remettez l'option "Obtenir les adresses des serveurs DNS automatiquement", choisir une adresse et recommencer jusqu'à ce que ça marche.
Pour ma part, cela fonctionne très bien. J'ai pu visiter avec plaisir wikipedia pour ma recherche en "gestion de la qualité totale". Le seul problème est que les images ne s'affichent pas. Mais bon, le plus important est le texte. En attendant le retour de notre chère wikipedia, on pourra utiliser cela.
Si jamais un gars de l'ATI lit ses lignes je lui demande de bien vouloir résoudre le problème au plus vite car si cela devient trop lent et louche, toute la communauté wikipedia en Tunisie est résolue à entreprendre toutes les actions nécessaires pour faire valoir ses droits légitimes.
Remarque : Cette méthode n'enlève pas la censure par la page 404. Pour cela, il faut utiliser les proxys. Les proxys sont des sortes de passerelles utilisées comme miroirs pour accéder aux sites... C'est trop compliqué à expliquer ici. Peut être une prochaine fois.
jeudi, novembre 23, 2006
Crise du cinéma en Tunisie : Etat des lieux
1- La production cinématographique Tunisienne est en baisse constante depuis des années, à cause de la lourdeur administrative, du manque de moyens à la fois humains financier et humains et à l’érosion de notre culture nationale. Ajouter à ce manque quantitatif, un manque qualitatif certain et c’est tout un secteur de notre culture qui se trouve en danger de mort imminente.
2- La quasi disparition de la culture cinématographique en Tunisie. Peu de cinéclubs subsistent et rares sont les activités en relation avec le cinéma qui sont proposées aux jeunes lycées et collégiens. A une certaine époque, le cinéma s’invitait dans les lycées et était un moyen pédagogique comme les autres. Le cinéma s’est donc résumé chez certains à une sorte d’amusement bas de gamme, à même d’emplir leurs plaisirs les plus bas. Le cinéma est devenu associé au sexe et à la déviance.
3- La fermeture continue des salles de cinéma à Tunis et dans les régions. Dernière en date la salle « Champs Elysées » sur l’avenue Habib Bourguiba, pourtant de bonne qualité et à la programmation convainquante. Celle-ci s’ajoute à la liste déjà longue des salles qui n’ont pas survécues. Dans les années 60 on comptait près de 70 salles dans Tunis, elles sont 10 fois moins aujourd’hui. De plus les salles restantes sont de très mauvaise qualité. Le colisée, se nommant, la reine des salles, est puante, dégradée, sa sonorisation est horrible et l’image constamment floue.
4- La diminution constante et inquiétante des tournages de productions internationales en Tunisie, pourtant considérée auparavant comme une destination de référence pour la beauté de ses paysages et la qualité de ses compétences au profit de destinations, à l’origine, moins concurrentielles tels que le Maroc. Cela est dû à la lourdeur administrative incroyable à la quelle les producteurs doivent faire face : autorisations, permis, contrôles stricts… Plus les procédures sont lourdes et longues moins les producteurs viennent. Cela représente un manque à gagner pour notre pays, à la fois sur le plan de son image à l’international mais aussi sur le plan économique.
5- Un Centre National de
mercredi, novembre 22, 2006
Du nucléaire en Tunisie !
Je trouve étonnant que beaucoup de personnes s'enthousiasment par rapport à cela. Certes, il faut trouver de nouvelles sources d'énergies à même d'assurer la demande croissante du pays, surtout face à un pétrole de plus en plus cher. Mais le nucléaire est-il la meilleure solution ?
De nombreux pays, et à leur tête Allemagne, se sont lancés pendant les derrières années dans le démantèlement de leur industrie nucléaire au profit des énergie renouvelables telles que le solaire ou l'éolien.
Le nucléaire est dangereux et sale. En faire un choix stratégique pour notre énergie de demain doit être avant tout sujet à un débat public franc et sincère et non être imposé ou décidé par une seule personne.
Aujourd'hui, les énergies renouvelables deviennent de plus en plus concurrentielles. Prendre l'exemple sur l'Espagne (très en avance sur ce domaine) serait une bonne chose, parce que le nucléaire est devenu une technologie pour le tiers monde (le Maroc et l'Egypte pensent aussi à installer leurs centrales nucléaires), les pays développés ont quant à eux compris que le futur ne sera pas nucléaire mais écologique.
Devant des choix aussi stratégiques et cruciaux, la parole doit être avant tout au peuple, non aux politiques.
dimanche, novembre 19, 2006
Fin des JCC: Palmarès et critiques
Le grand vainqueur de ces dernières Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) est sans doute "Making off" de Nouri Bouzid avec ses tanits d'or du meilleur film, du meilleur premier rôle masculin (pour Lotfi Abdelli) et du meilleur second rôle féminin (pour Fatma Ben Saïdane). Le choix du jury est éminemment politique et celui-ci ne s'est pas privé de le souligner dans une allocation vibrante de puissance par son président, l'écrivain libanais Elyas Khouri. Celui-ci a souligné que l'art est le meilleur moyen pour lutter contre la peur, la domination et la dictature et a appelé au renouveau artistique de tous les peuples opprimés. Un appel à une sorte de révolution culturelle qui serait le meilleur moyen pour faire face à la montée des extrémismes et de la haine. Un appel qui a reçu un accueil glacial de la part des officiels : ministre de la culture et maire de Tunis qui sont restés de marbre.
Elyas Khouri a ensuite émis au nom du jury de cette 40 ème session des JCC trois recommandations, qui à mon avis, sont d'une importance capitale :
1- Assurer le droit au public de voir tous les films en toute liberté et sans contrôle (censure) et que ce droit soit assuré à tous les films et même après leurs sortie.
2- Assurer une sélection plus rigoureuse des films en compétition, certains films en dessous du niveau requis pour des festivals de l'ampleur de celui des JCC n'ont pas à être présents en compétition officielle.
3- Créer une entité indépendante et permanente chargée du suivi et de l'organisation du festival tout en bénéficiant du support de l'administration.
Devant cette série de recommandations les officiels sont restés tout aussi gelés. Peut être en les renvoyant à leurs responsabilités (du moins pour le ministre de
Ne serait ce qu'à titre d'exemple, le catalogue des films présentés, d'habitude distribué avant le début du festival n'était disponible que 4 jours après son début. Et encore fallait-il avoir des contacts bien placés pour l'avoir !
Certaines salles de cinéma sont dans un état lamentable, plus particulièrement, le colisée; où sont cependant présentés la moitié des films en compétition officielle. Son de piètre qualité, image parfois floue, saleté générale. J'ai vraiment honte que nous, tunisiens, ayons la prétention de présenter au monde un festival du cinéma soit disant de qualité quand tous les moyens nécessaires à sa réalisation ne sont pas mis en œuvre.
Le risque est, qu'à terme, les JCC ne disparaissent au profit de festivals moins cinéphiles mais qui sont portés par l'état et l'industrie tels que ceux de Marrakech au Maroc ou de Dubaï.
Les JCC sont en danger, comme l'est tout le cinéma tunisien pour les sauver, il faut agir maintenant.
mercredi, novembre 15, 2006
lundi, novembre 13, 2006
Wikimapia : C'est génial !
Le projet compte déja près de 2 millions de lieux répertoriés dans le monde. Cependant la Tunisie est restée un peu à la traine. Pendant 3 jours, je n'ai fais qu'ajouter des lieux et des descriptions, mais c'est encore loins d'être suffisant, surtout que je ne connais bien que la région du grand Tunis. Je ne peux donc pas décrire des villes comme Bizerte ou Sousse.
J'appelle toutes les personnes intéréssées à se lancer dans ce projet vraiment excitant. Le site est bien fait, et il est simple d'emplois. On améliorera ainsi la visibilté de notre pays dans le monde. C'est important à mon avis.
jeudi, novembre 09, 2006
Elle est revenue
Nous avions pris la vieille voiture pour t'échapper mais tu nous a poursuivi. On ne peut t'échapper, ou que l'on va. Alors nous fuyions, toujours. Fuyions ces rêves trop difficiles, ceux dont on ne veut pas se rappeler.
Nous sommes allés chez toi, tu te tenais au pas de la porte. Tu nous attendais. Nous vîmes une lumière au fond du couloir. Tu étais impassible, fière, comme tu l'as toujours été.
Devant notre peur et incompréhension, tu nous fis un petit sourire béat presque naïf.
Je te demandai : "Mais que fais tu là ?"
- "Vous ne pensiez pas vous débarrassez de moi aussi vite out de même!"
- "Non... Sauf que... Enfin. C'est bien que tu sois de retour."
- "Bon, c'est la moindre des choses."
....
-"Réveille toi, il est 8 heures... Tu as un examen dans une heure."
Où es tu grand mère ?
Pourquoi es tu partie si vite ?
Si tu savais combien tu me manques.
Je regrette les choses que l'on n'a pas faites.
Les ballades en voitures que je t'avais promises mourante.
La promesse que tu m'as fait faire pour que je sois médecin, que je te guérisse, celle que je ne tiendrais jamais.
Où es tu grand mère ?
Si tu savais le chagrin que tu nous as fais.
Je t'ai vu partir et n'ai rien pu dire.
J'aurais voulu te crier combien je t'aime pour que tu restes.
Nous ne pouvions pas.
Nous nous tenions à côté de toi, te voyant partir.
Puis vint le silence, les larmes, les cris.
Dans mon cœur devenu silencieux, vibrent encore tes mots, vit encore ton regard et frétille encore ton âme.
Je t'aime.
dimanche, novembre 05, 2006
La banque mondiale critique les TICs en Tunisie
"La Tunisie accuse toujours du retard au niveau des principaux indicateurs de développement du secteur des TIC. Le nombre de serveurs Internet ainsi que le nombre d’hébergeurs par habitant sont plus faibles que dans d’autres pays comparateurs régionaux. Au début de 2003, la Tunisie comptait 65 hébergeurs de sites Internet contre 1 383 au Maroc, 7 667 au Liban, et 20 541 en Egypte. De même, le nombre de serveurs Internet sécurisés par million d’habitant est environ 10 fois inférieur à celui du Liban et de la Turquie. Le fait qu’un grand nombre d’entreprises tunisiennes décident d’héberger leur site web à l’étranger souligne la faiblesse de l’infrastructure tunisienne en ce domaine et peut indiquer des obstacles à la fois de coût et de réglementation.
. Les communications internationales en Tunisie ont toujours des coûts élevés. Le coût d’un appel de trois minutes aux Etats-Unis est plusieurs fois supérieur au coût pratiqué dans les pays de l’Europe de l’Ouest et de l’Est. Ceci peut également être un obstacle à la compétitivité, notamment pour le développement des services à forte intensité de TIC, tels que les centres d’appel. Il est estimé que la Maroc, au cours des années 2001-2003, a créé environ 5 000 emplois dans le secteur des centres d’appel."
Cela porte à reflexion ...
Début de partouze dans les rues du Caire
En effet, les groupes de frustrés sexuels se sont jetés sur les filles et ont voulu abuser d'elles le jour même du Aïd.
Frachement, je suis resté hébété devant un tel comportement hydeux et dégueux. Certains y verrons des signes de frustration sociale, mais au fond, c'est de frustration sexuelle qu'il sagit. Une frustration malheureusement partagée par nombre de tunisiens...
Encore peut être une preuve de l'importance des valeurs islamiques, sexuellement frustrantes qui créent des obsédés sexuels, des déviants. Excusez moi, mais je n'ai pas souvenirs de tels comportement dans l'occident décadant sans foi ni loi.
samedi, novembre 04, 2006
Délires Noctures
PS : J'ai suivis ton conseil et me suis crée un petit carnet, en voici les conséquences
vendredi, novembre 03, 2006
Plus de censure sur le net tunisien
Euphorique, j'en oublie que j'ai un examen à passer (ce qui me vaut d'arriver en retard à l'examen en question). Si l'information se confirme, et s'il ne s'agit pas d'un problème au niveau du serveur de filtrage, ca sera un immense pas vers la liberté d'information et d'expression sur internet, un geste très fort pour l'anniversaire du 7 novembre qui approche.
Merci !
mardi, octobre 24, 2006
mal à la tête
La note devra donc attendre, et toi aussi, petit(e) voyeur(e).
samedi, octobre 14, 2006
Fluctuat, le buzz culturel
Bref, on apprend beaucoup, le tout sur un ton léger mais sérieux...
On ne s'ennuit pas !!
Beaucoup de nouvelles choses assez fréquement, depuis les quelques mois que je le visite, le site a toujours été mis à jour et il y a à chaque fois quelque chose d'intéréssant à lire.
Je vous conseille pour commencer un bon dossier sur les films X dans le monde, la section films X dans le monde arabe est assez bien documentée... Ames sensibles s'abstenir.
Sinon, plus conventionellement, il y a toujours les livres et surtout le cinéma !
Bonne visite !
jeudi, octobre 12, 2006
Femmes contre religions !
On a vécu sans histoires, nous,
femmes peuple du moment,
portons en nous, par hasard,
le portrait d'un drôle de tourment.
Si votre dieu nous a fait sans âme,
qu'il serait fort cruel mes enfants,
de brandir contre nous la lame,
de votre religion de perdants.
Ô femmes de tous pays,
c'est pour vous que cette chanson,
humblement fut écrite par un homme,
triste situation.
Honte sur moi la honte de leur route,
tous ces mauvais bougre aigris,
qui jamais, non jamais,
ne doutent que Dieu puisse être une femme aussi !
Qu'ont-ils donc à se méprendre,
qu'ont-ils donc à lire de travers,
ces fous, fanas prêts à se pendre
pour la volonté d'une prière.
Il me semble très difficile d'imaginer un seul instant,
que tous ces milliers d'imbéciles
puissent naître de votre corps si charmant.
Petite fille d'Algérie, belle femme d'Arménie,
je me veux de votre pays,
je me veux de votre sexe aussi.
J'aimerais dans la rue tout comme vous
descendre défier les plus fous,
les musulmans, juifs ou chrétiens,
intégristes du petit matin.
Messieurs, pardonnez-moi,
j'essaie d'être le plus sincère,
savez-vous que, si ma foi un jour vécut,
ce fut pour ma mère.
Moi jamais je ne suis certain,
et je doute pour le moindre refrain,
je ne prône aucun message,
juste un conseil sans faux-héritage.
Qu'un jour vos maudites religions
admettent sans fausses intentions,
qu'il n'y a de plus beau pays
que celui qui leur est interdit.
Qu'une femme vaut bien plus qu'un homme,
qu'une femme vaut bien mieux que ça,
que même leur chagrin monotone
est plus noble que vos combats...
Qu'une femme vaut bien plus,
en somme que les hommes qui se battent ici, là,
et que leur chagrin pour les hommes
me fait aimer les femmes ici-bas.
Les Ogres de Barback - Album : Irfan
Anti Hijab - 1 : L’homme et la zombie
Aujourd’hui, je l’ai vue. Elle était parmi nous depuis des semaines déjà. Elle est entrée en silence, la tête baissée, et la démarche lente, lourde. Son visage était livide, son regard vide et ses expressions macabres…
Elle était blanche comme un linge passé au Judi, elle ne parlait pas, sauf à quelques filles, zombies comme elles. Elle n’adressait jamais la parole à aucun mâle et savait se préserver des plaisirs de la vie.
La morte vivante était parmi nous et elle me faisait peur. Elle s’installa à une table devant moi, me donnant l’occasion de l’observer de plus près.
Elle se tenait là, sans bouger. C’est à peine qu’elle levait la tête. Sinon rien. Absolument rien ne se passait. Ni un sourire, ni un regard, même pas une parole. Rien !
Voila ce que font des hommes pervers, complexés, vils aux jeunes femmes fragiles. On les tue. On leur fait croire qu’en se couvrant, qu’en se tuant l’âme elles seront meilleures uniquement pour qu’ils flattent leurs égos, se plaisent à leur machisme maladif. Pauvres hommes complexés et cons, pauvres femmes soumises et naïves…
La morte vivante, non la vivante morte je me corrige, fait l’expérience de la mort ; croyant bêtement qu’elle sera récompensée quand elle sera morte.
Ce qu’elle a oublié, c’est qu’elle est déjà morte et que plus tard elle ne le sera qu’encore plus.
dimanche, octobre 08, 2006
Lancé de chats et fouilles de poubelles
Des gosses chassés de chez eux par des mamans plongées dans les marmites, s’acharnent à trouver une occupation, en attendant qu’on leur permette de regagner la maison au moment de la rupture du jeûne.
Ils ont fini par trouver un jeu : lancer des chats, de préférence des chatons, parce qu’ils sont moins agressifs. Il faut, bien sûr, trouver des félins, les amener sur le terrain et les lancer ; de préférence contre un mur. Evidemment, ce n’est pas aussi facile que ça. Les chats ne se laissent pas faire facilement.
Résultat : le quartier entier est plongé dans un concert de miaulement tellement strident que les gens sont sortis de chez eux pour voir ce qui se passe. Les gosses, du moins les plus jeunes ont ramassé pas mal de coups de griffes. Leurs aînés, eux, ont battu les matous qui n’ont pas fait preuve de docilité.
Ce jeu ne fait heureusement pas l’unanimité. Le gros de nos enfants aime les animaux, Dieu merci. Il suffit que deux ou trois morveux leur inspirent de tels amusements, périlleux, par ailleurs, pour qu’ils s’y mettent.
Le lancer de chats n’ayant pas marché, c’est un autre jeu qui prend place. La fouille des bennes à ordures. Une fouille " à thème " ". Le gagnant est celui qui trouve, par exemple, une carte de recharge de Gsm, un berlingot de lait, une arête de poisson. C’est un concours de vitesse, il faut décrocher l’objet le premier et généralement, le plus âgé des mômes dicte la règle du jeu et décide de l’objet à trouver.
Comment ça se termine ? En queue de poisson. Cris, bagarres, batailles rangées, poursuites, représailles, embuscades, jets de pierre et boucan infernal. Dans les maisons, les papas font la sieste, les mamans préparent les mets du ramadan en toute quiétude, sans gosses dans leurs jupons, sans énervement.
A la rupture du jeûne, les enfants s’amènent. Pisseux, crasseux, blessés, complètement lessivés. Ils se mettent à table. Comme ça, sans que personne ne leur demande de se laver, de se changer. Tout le monde est fatigué, tout le monde est out.
Le lendemain ils iront à l’école sans que personne ne leur demande de se laver. Ils reviendront l’après-midi. Rebelote. On les chassera de la maison pour avoir la paix.
Décidément, le Ramadan n’est pas le mois des gosses.
Source : TunisHebdo
lundi, octobre 02, 2006
Mes vagues
J’ai vu la mer, elle était furieuse. Des vagues enragées s’élevaient devant moi, sans me toucher. Au sec, dans un monde liquide.
Ma vie, mes amis, mes amours, mes passions… Toute ma vie n’est que vagues, douces, furieuses, invisibles.
Les vagues s’approchent, se fracassent, s’éloignent. Toujours renouvelées, jamais les mêmes, elles me surprennent.
Des vagues invisibles habitent mon monde. Elles sont partout. Dans le chant des oiseaux le matin, dans le ciel rouge d’un Paris à la fin de l’été, dans le sourire d’un ami, dans une main tremblante de passion.
Mes vagues transpercent mon âme et me mettent à nu… Je cris, je pleure, je ris…
Tout part pour mieux revenir, se fracasser sur mon cœur…
Ainsi sont les vagues, dans mon océan noir et confus.
dimanche, octobre 01, 2006
Le temps de vivre
Trois jours à ne rien faire, à poiroter. Non en réalité, j’ai fais beaucoup de choses. J’ai lu des livres et des magazines que j’avais achetés il y a un mois déjà, j’ai vu des films et regardé deux épisodes de ma nouvelle série adorée « Prison Break ». Le temps est passé lent, monotone et cela m’a rendu heureux et fier.
Une semaine que je n’arrêtais pas de courir derière des minutes qui fuient, à essayer d’arracher à la vie son précieux suc. Pendant trois jours, le temps s’est dilaté, perdu dans une bulle temporelle, je vivais en slow motion, comme ces films que l’on aime mettre au ralenti. J’ai mis ma vie au ralenti et je me suis senti vivre.
Il y a ceux qui ne peuvent vivre que dans l’urgence, pour attraper les choses qui fuient. Ils y a ceux qui ne peuvent vivre qu’en courant, croyant être plus forts que le temps. En réalité, la meilleure façon de tromper le temps est de le voir passer, de lui donner toutes les honneurs. Je dis au temps : « Vas y ! Tu vois, je t’aime, je te respecte. » Alors le temps me répond qu’il sera indulgent avec moi et que mes jours seront longs, interminables.
J’aime ces jours, comme ce dimanche, qui même quand on se lève à 11 heures, nous offrent le temps de faire mille et une choses sans nous en rendre compte. Tout cela dans une sorte d’évidence, de naturel surnaturel.
Je dois avouer que je n’avais aucune envie d’écrire cette note. Je n’ai plus l’inspiration du mois d’aout, alors je me laisse aller. Je ne fais rien, en réalité si, je consomme. Je mange des mots, des images et des sons. Et puis le temps passe et je passe avec lui…
Je constate que de jour en jour je change… Peut être est ce bien, peut être pas… Ma seule conviction est que je ne serais jamais le même qu’avant.
Il y a une semaine, un ami m’a dit que mon blog était théâtral, prétentieux et autre chose que j’ai oubliée. Alors j’ai déchanté. Je suis le rêve que je me suis promis de réaliser, il sera comme un énorme blog, odorant, palpable… En attendant, je reste là… Je consomme et je me dis que peut être, bientôt, je réécrirais.
vendredi, septembre 29, 2006
L'ATI propose des cours de langue étrangère
Bon, alors soit ! Je ne vais pas réussir faire changer d'avis notre fournisseur internet national, sauf que voila, j'ai beaucoup de mal avec mes rechèrches en ce moment vu que plein de documents sont en allemand et que les traducteurs sont tous censurés... Je ne comprend donc rien à ces documents techniques qui sont sans doute très interessant. Peut être que l'ATI pourrait me proposer de suivre des cours au Goethe Instiut ?? Ca serait une bonne idée n'est ce pas ?
Voila encore une façon de ralentir la démocratisation de l'usage de l'internet en Tunisie.
samedi, septembre 16, 2006
Dynamique du Désir
Soit ! C'est son droit de penser cela, et je suis bien heureux de trouver des gens pour critiquer ce que je dis ou pense...
Je me balladais aujourd'hui à Tunis, cherchant un truc bien précis. J'ai eu pendant ma longue marche l'occasion de bien observer les gens et leurs comportements. Surtout que, comme j'avais la musique dans les oreilles, je n'entendais pas du tout le bruit de la ville... J'étais comme détaché de ce qui m'entoure.
Alors, une constation m'a frappé. Il est vrai que je l'avais remarqué depuis longtemps, mais aujourd'hui je l'ai remarqué encore plus : La tendance terrible qu'on les garçons à se toucher et à se tripotter. C'est à croire que la majorité de la population tunisienne ado est homosexuelle !
Comme je l'ai lu une fois, les ados tunisiens avouent à 25% avoir eu des relations homosexuelles au moins une fois dans leur vie.
Cela est énorme, mais normal dirait on pour les ados...
Alors si les jeunes européens et européennes sont dévergondés, que dire des jeunes Tunisiens ?
Il est tout de même étonnant de voir comment il y a, au moment du mariage, un glissement du désir vers les filles.
En effet, les filles c'est par définition difficile à baiser, à moins de se procurer des doux (mais couteux et risqués) services d'une prostituée. Alors les garçon baisent entre eux, dans une sorte de sublimation de leur désir du féminin. Elles n'étaient, à ce propos, pas rares les histoires au lycée de gars qui se faisaient des plans entre gars... C'était certes honteux, mais c'était assez bien accepté.
Pour des raisons purement culturelles et religieuses, les garçons de notre pays sont poussés "au vice"; si ce n'est pas la masturbation, qui en fin de compte n'est pas si terrible, c'est les petites enculades entre amis qui deviennent la norme avec tout ce que ces pratiques comportent comme risques d'MST.
Alors deux choses sont essentielles à mon avis :
- Proposer une éducation sexuelle digne de ce nom, qui serait enseignée au lycée, qui soit explicite et claire.
- Lancer des campagnes d'information sur les MST explicites et directe. Il est révolu le temps où l'on parle du SIDA avec des colombes en fond et en diffusant des messages moralisateurs du genre : "Préférez l'abstinance"... Mais enfin !! Si l'on a à faire à un gros baiseur, on ne va pas l'empêcher de faire ses "besoins".
vendredi, septembre 08, 2006
Les nuages
"The Funeral" écrit et interprété par un jeune groupe Anglais " Band of Horses" est un sublime morceau de rock folk léger et aérien. J'écoutais cela quand nous quittions les côtes françaises à 9500 mètres d'altitude, température extérieure -39° celcius, vent camle, pas de turbulances. Je voyais marseille d'éloigner entre l'entrée (salade de saumon) et le dessert (petit gateau bien à la française). Et puis la mer, bleue, sublime, celle qui nous unis, nous rapporoche tout en nous séparant.
Dans le ciel des colonnes de nuages s'élevaient, ils soutenaient la voute bleue sombre du ciel. Il était tellement sombre ce ciel, on aurait presque vu les étoiles à 5 heures de l'après midi. Les nuages étaient grands, impostants, monstrueux; teintés de toutes les couleurs: rouges, verts, bleus, blancs... L'avion passait entre eux sans les faire bouger, tout était calme dans le vacarme insoutenable de la cabine, le froid me réfrigerait et glacait la femme à côté de moi. J'ai ouvert à fond la clim au dessus de ma tête, j'avais froid, très froid. J'aurais aimé avoir aussi froid que les gouttes de vapeur en suspension que je voyais par le bublot. Aussi froid, aussi paisible. Il y eu de la vapeur qui s'échappait de dessous mon siège, mes yeux s'ouvrirent, je ne pouvais m'empêcher de penser : "ca y est, il crame, on déscend, on meurt, oof !"...
La grosse hotesse était prestement venue nous dire : "C'est tout à fait normal messieurs, vous n'avez pas à vous inquiéter" -"Dommage..."
Tout était clame dans le ciel bleu, la mer bleue, ses yeux bleus.
"Band of horses" résonnait dans mes oreilles en boucle, rien n'y faisait j'adorais cette chanson, presque la perfection en rock, je ne savais pas que l'on pouvait faire aussi bien, aussi doux, assez mélodieux, assez approprié pour le moment.
La vapeur fini par se dissiper, le spectacle perdait un peu de son magique, de son théatral, je me laissais aller à la rêverie, je me suis oublié, je ne sais pas ce qui s'est passé après... Je n'ai qu'un seul souvenir, les nuages...
PS : Aujourd'hui à minuit 7 minutes j'ai décidé de réaliser un rêve. Merci Houssem.
jeudi, septembre 07, 2006
V pour Vendetta
De retour à Tunis, 200 DVD à voir dans les jours à venir... Un gros programme en perspective. Cela m'occupera jusqu'au voyage vers Cannes en Novembre et éventuellement Paris en Janvier.
Premier film a avoir ouvert la dance, un fantastique (dans les deux sens du terme) : V pour Vendetta. Imaginez un monde où tous les musulmans, les homosexuels et les opposants au régime politique en place seraient tués. Imaginez un monde où la télé ne passe qu'une seule chose : le leader du pays à longueur de journée qui dit quoi penser. Tout le monde vit dans la terreur, la peur et la monotonie des jours qui se ressemblent. Mais voila, il y a un super héro dans l'histoire : V. Il vient pour sauver le monde décadant.
Une belle ode à la liberté et à l'ouverture, sous fond de terrorime et des dilèmes qu'il pose.
On apprécira la belle Nathalie Portman, toujours aussi sublime.










