samedi, octobre 14, 2006
Fluctuat, le buzz culturel
Bref, on apprend beaucoup, le tout sur un ton léger mais sérieux...
On ne s'ennuit pas !!
Beaucoup de nouvelles choses assez fréquement, depuis les quelques mois que je le visite, le site a toujours été mis à jour et il y a à chaque fois quelque chose d'intéréssant à lire.
Je vous conseille pour commencer un bon dossier sur les films X dans le monde, la section films X dans le monde arabe est assez bien documentée... Ames sensibles s'abstenir.
Sinon, plus conventionellement, il y a toujours les livres et surtout le cinéma !
Bonne visite !
jeudi, octobre 12, 2006
Femmes contre religions !
On a vécu sans histoires, nous,
femmes peuple du moment,
portons en nous, par hasard,
le portrait d'un drôle de tourment.
Si votre dieu nous a fait sans âme,
qu'il serait fort cruel mes enfants,
de brandir contre nous la lame,
de votre religion de perdants.
Ô femmes de tous pays,
c'est pour vous que cette chanson,
humblement fut écrite par un homme,
triste situation.
Honte sur moi la honte de leur route,
tous ces mauvais bougre aigris,
qui jamais, non jamais,
ne doutent que Dieu puisse être une femme aussi !
Qu'ont-ils donc à se méprendre,
qu'ont-ils donc à lire de travers,
ces fous, fanas prêts à se pendre
pour la volonté d'une prière.
Il me semble très difficile d'imaginer un seul instant,
que tous ces milliers d'imbéciles
puissent naître de votre corps si charmant.
Petite fille d'Algérie, belle femme d'Arménie,
je me veux de votre pays,
je me veux de votre sexe aussi.
J'aimerais dans la rue tout comme vous
descendre défier les plus fous,
les musulmans, juifs ou chrétiens,
intégristes du petit matin.
Messieurs, pardonnez-moi,
j'essaie d'être le plus sincère,
savez-vous que, si ma foi un jour vécut,
ce fut pour ma mère.
Moi jamais je ne suis certain,
et je doute pour le moindre refrain,
je ne prône aucun message,
juste un conseil sans faux-héritage.
Qu'un jour vos maudites religions
admettent sans fausses intentions,
qu'il n'y a de plus beau pays
que celui qui leur est interdit.
Qu'une femme vaut bien plus qu'un homme,
qu'une femme vaut bien mieux que ça,
que même leur chagrin monotone
est plus noble que vos combats...
Qu'une femme vaut bien plus,
en somme que les hommes qui se battent ici, là,
et que leur chagrin pour les hommes
me fait aimer les femmes ici-bas.
Les Ogres de Barback - Album : Irfan
Anti Hijab - 1 : L’homme et la zombie
Aujourd’hui, je l’ai vue. Elle était parmi nous depuis des semaines déjà. Elle est entrée en silence, la tête baissée, et la démarche lente, lourde. Son visage était livide, son regard vide et ses expressions macabres…
Elle était blanche comme un linge passé au Judi, elle ne parlait pas, sauf à quelques filles, zombies comme elles. Elle n’adressait jamais la parole à aucun mâle et savait se préserver des plaisirs de la vie.
La morte vivante était parmi nous et elle me faisait peur. Elle s’installa à une table devant moi, me donnant l’occasion de l’observer de plus près.
Elle se tenait là, sans bouger. C’est à peine qu’elle levait la tête. Sinon rien. Absolument rien ne se passait. Ni un sourire, ni un regard, même pas une parole. Rien !
Voila ce que font des hommes pervers, complexés, vils aux jeunes femmes fragiles. On les tue. On leur fait croire qu’en se couvrant, qu’en se tuant l’âme elles seront meilleures uniquement pour qu’ils flattent leurs égos, se plaisent à leur machisme maladif. Pauvres hommes complexés et cons, pauvres femmes soumises et naïves…
La morte vivante, non la vivante morte je me corrige, fait l’expérience de la mort ; croyant bêtement qu’elle sera récompensée quand elle sera morte.
Ce qu’elle a oublié, c’est qu’elle est déjà morte et que plus tard elle ne le sera qu’encore plus.
dimanche, octobre 08, 2006
Lancé de chats et fouilles de poubelles
Des gosses chassés de chez eux par des mamans plongées dans les marmites, s’acharnent à trouver une occupation, en attendant qu’on leur permette de regagner la maison au moment de la rupture du jeûne.
Ils ont fini par trouver un jeu : lancer des chats, de préférence des chatons, parce qu’ils sont moins agressifs. Il faut, bien sûr, trouver des félins, les amener sur le terrain et les lancer ; de préférence contre un mur. Evidemment, ce n’est pas aussi facile que ça. Les chats ne se laissent pas faire facilement.
Résultat : le quartier entier est plongé dans un concert de miaulement tellement strident que les gens sont sortis de chez eux pour voir ce qui se passe. Les gosses, du moins les plus jeunes ont ramassé pas mal de coups de griffes. Leurs aînés, eux, ont battu les matous qui n’ont pas fait preuve de docilité.
Ce jeu ne fait heureusement pas l’unanimité. Le gros de nos enfants aime les animaux, Dieu merci. Il suffit que deux ou trois morveux leur inspirent de tels amusements, périlleux, par ailleurs, pour qu’ils s’y mettent.
Le lancer de chats n’ayant pas marché, c’est un autre jeu qui prend place. La fouille des bennes à ordures. Une fouille " à thème " ". Le gagnant est celui qui trouve, par exemple, une carte de recharge de Gsm, un berlingot de lait, une arête de poisson. C’est un concours de vitesse, il faut décrocher l’objet le premier et généralement, le plus âgé des mômes dicte la règle du jeu et décide de l’objet à trouver.
Comment ça se termine ? En queue de poisson. Cris, bagarres, batailles rangées, poursuites, représailles, embuscades, jets de pierre et boucan infernal. Dans les maisons, les papas font la sieste, les mamans préparent les mets du ramadan en toute quiétude, sans gosses dans leurs jupons, sans énervement.
A la rupture du jeûne, les enfants s’amènent. Pisseux, crasseux, blessés, complètement lessivés. Ils se mettent à table. Comme ça, sans que personne ne leur demande de se laver, de se changer. Tout le monde est fatigué, tout le monde est out.
Le lendemain ils iront à l’école sans que personne ne leur demande de se laver. Ils reviendront l’après-midi. Rebelote. On les chassera de la maison pour avoir la paix.
Décidément, le Ramadan n’est pas le mois des gosses.
Source : TunisHebdo
lundi, octobre 02, 2006
Mes vagues
J’ai vu la mer, elle était furieuse. Des vagues enragées s’élevaient devant moi, sans me toucher. Au sec, dans un monde liquide.
Ma vie, mes amis, mes amours, mes passions… Toute ma vie n’est que vagues, douces, furieuses, invisibles.
Les vagues s’approchent, se fracassent, s’éloignent. Toujours renouvelées, jamais les mêmes, elles me surprennent.
Des vagues invisibles habitent mon monde. Elles sont partout. Dans le chant des oiseaux le matin, dans le ciel rouge d’un Paris à la fin de l’été, dans le sourire d’un ami, dans une main tremblante de passion.
Mes vagues transpercent mon âme et me mettent à nu… Je cris, je pleure, je ris…
Tout part pour mieux revenir, se fracasser sur mon cœur…
Ainsi sont les vagues, dans mon océan noir et confus.
dimanche, octobre 01, 2006
Le temps de vivre
Trois jours à ne rien faire, à poiroter. Non en réalité, j’ai fais beaucoup de choses. J’ai lu des livres et des magazines que j’avais achetés il y a un mois déjà, j’ai vu des films et regardé deux épisodes de ma nouvelle série adorée « Prison Break ». Le temps est passé lent, monotone et cela m’a rendu heureux et fier.
Une semaine que je n’arrêtais pas de courir derière des minutes qui fuient, à essayer d’arracher à la vie son précieux suc. Pendant trois jours, le temps s’est dilaté, perdu dans une bulle temporelle, je vivais en slow motion, comme ces films que l’on aime mettre au ralenti. J’ai mis ma vie au ralenti et je me suis senti vivre.
Il y a ceux qui ne peuvent vivre que dans l’urgence, pour attraper les choses qui fuient. Ils y a ceux qui ne peuvent vivre qu’en courant, croyant être plus forts que le temps. En réalité, la meilleure façon de tromper le temps est de le voir passer, de lui donner toutes les honneurs. Je dis au temps : « Vas y ! Tu vois, je t’aime, je te respecte. » Alors le temps me répond qu’il sera indulgent avec moi et que mes jours seront longs, interminables.
J’aime ces jours, comme ce dimanche, qui même quand on se lève à 11 heures, nous offrent le temps de faire mille et une choses sans nous en rendre compte. Tout cela dans une sorte d’évidence, de naturel surnaturel.
Je dois avouer que je n’avais aucune envie d’écrire cette note. Je n’ai plus l’inspiration du mois d’aout, alors je me laisse aller. Je ne fais rien, en réalité si, je consomme. Je mange des mots, des images et des sons. Et puis le temps passe et je passe avec lui…
Je constate que de jour en jour je change… Peut être est ce bien, peut être pas… Ma seule conviction est que je ne serais jamais le même qu’avant.
Il y a une semaine, un ami m’a dit que mon blog était théâtral, prétentieux et autre chose que j’ai oubliée. Alors j’ai déchanté. Je suis le rêve que je me suis promis de réaliser, il sera comme un énorme blog, odorant, palpable… En attendant, je reste là… Je consomme et je me dis que peut être, bientôt, je réécrirais.
vendredi, septembre 29, 2006
L'ATI propose des cours de langue étrangère
Bon, alors soit ! Je ne vais pas réussir faire changer d'avis notre fournisseur internet national, sauf que voila, j'ai beaucoup de mal avec mes rechèrches en ce moment vu que plein de documents sont en allemand et que les traducteurs sont tous censurés... Je ne comprend donc rien à ces documents techniques qui sont sans doute très interessant. Peut être que l'ATI pourrait me proposer de suivre des cours au Goethe Instiut ?? Ca serait une bonne idée n'est ce pas ?
Voila encore une façon de ralentir la démocratisation de l'usage de l'internet en Tunisie.
samedi, septembre 16, 2006
Dynamique du Désir
Soit ! C'est son droit de penser cela, et je suis bien heureux de trouver des gens pour critiquer ce que je dis ou pense...
Je me balladais aujourd'hui à Tunis, cherchant un truc bien précis. J'ai eu pendant ma longue marche l'occasion de bien observer les gens et leurs comportements. Surtout que, comme j'avais la musique dans les oreilles, je n'entendais pas du tout le bruit de la ville... J'étais comme détaché de ce qui m'entoure.
Alors, une constation m'a frappé. Il est vrai que je l'avais remarqué depuis longtemps, mais aujourd'hui je l'ai remarqué encore plus : La tendance terrible qu'on les garçons à se toucher et à se tripotter. C'est à croire que la majorité de la population tunisienne ado est homosexuelle !
Comme je l'ai lu une fois, les ados tunisiens avouent à 25% avoir eu des relations homosexuelles au moins une fois dans leur vie.
Cela est énorme, mais normal dirait on pour les ados...
Alors si les jeunes européens et européennes sont dévergondés, que dire des jeunes Tunisiens ?
Il est tout de même étonnant de voir comment il y a, au moment du mariage, un glissement du désir vers les filles.
En effet, les filles c'est par définition difficile à baiser, à moins de se procurer des doux (mais couteux et risqués) services d'une prostituée. Alors les garçon baisent entre eux, dans une sorte de sublimation de leur désir du féminin. Elles n'étaient, à ce propos, pas rares les histoires au lycée de gars qui se faisaient des plans entre gars... C'était certes honteux, mais c'était assez bien accepté.
Pour des raisons purement culturelles et religieuses, les garçons de notre pays sont poussés "au vice"; si ce n'est pas la masturbation, qui en fin de compte n'est pas si terrible, c'est les petites enculades entre amis qui deviennent la norme avec tout ce que ces pratiques comportent comme risques d'MST.
Alors deux choses sont essentielles à mon avis :
- Proposer une éducation sexuelle digne de ce nom, qui serait enseignée au lycée, qui soit explicite et claire.
- Lancer des campagnes d'information sur les MST explicites et directe. Il est révolu le temps où l'on parle du SIDA avec des colombes en fond et en diffusant des messages moralisateurs du genre : "Préférez l'abstinance"... Mais enfin !! Si l'on a à faire à un gros baiseur, on ne va pas l'empêcher de faire ses "besoins".
vendredi, septembre 08, 2006
Les nuages
"The Funeral" écrit et interprété par un jeune groupe Anglais " Band of Horses" est un sublime morceau de rock folk léger et aérien. J'écoutais cela quand nous quittions les côtes françaises à 9500 mètres d'altitude, température extérieure -39° celcius, vent camle, pas de turbulances. Je voyais marseille d'éloigner entre l'entrée (salade de saumon) et le dessert (petit gateau bien à la française). Et puis la mer, bleue, sublime, celle qui nous unis, nous rapporoche tout en nous séparant.
Dans le ciel des colonnes de nuages s'élevaient, ils soutenaient la voute bleue sombre du ciel. Il était tellement sombre ce ciel, on aurait presque vu les étoiles à 5 heures de l'après midi. Les nuages étaient grands, impostants, monstrueux; teintés de toutes les couleurs: rouges, verts, bleus, blancs... L'avion passait entre eux sans les faire bouger, tout était calme dans le vacarme insoutenable de la cabine, le froid me réfrigerait et glacait la femme à côté de moi. J'ai ouvert à fond la clim au dessus de ma tête, j'avais froid, très froid. J'aurais aimé avoir aussi froid que les gouttes de vapeur en suspension que je voyais par le bublot. Aussi froid, aussi paisible. Il y eu de la vapeur qui s'échappait de dessous mon siège, mes yeux s'ouvrirent, je ne pouvais m'empêcher de penser : "ca y est, il crame, on déscend, on meurt, oof !"...
La grosse hotesse était prestement venue nous dire : "C'est tout à fait normal messieurs, vous n'avez pas à vous inquiéter" -"Dommage..."
Tout était clame dans le ciel bleu, la mer bleue, ses yeux bleus.
"Band of horses" résonnait dans mes oreilles en boucle, rien n'y faisait j'adorais cette chanson, presque la perfection en rock, je ne savais pas que l'on pouvait faire aussi bien, aussi doux, assez mélodieux, assez approprié pour le moment.
La vapeur fini par se dissiper, le spectacle perdait un peu de son magique, de son théatral, je me laissais aller à la rêverie, je me suis oublié, je ne sais pas ce qui s'est passé après... Je n'ai qu'un seul souvenir, les nuages...
PS : Aujourd'hui à minuit 7 minutes j'ai décidé de réaliser un rêve. Merci Houssem.
jeudi, septembre 07, 2006
V pour Vendetta
De retour à Tunis, 200 DVD à voir dans les jours à venir... Un gros programme en perspective. Cela m'occupera jusqu'au voyage vers Cannes en Novembre et éventuellement Paris en Janvier.
Premier film a avoir ouvert la dance, un fantastique (dans les deux sens du terme) : V pour Vendetta. Imaginez un monde où tous les musulmans, les homosexuels et les opposants au régime politique en place seraient tués. Imaginez un monde où la télé ne passe qu'une seule chose : le leader du pays à longueur de journée qui dit quoi penser. Tout le monde vit dans la terreur, la peur et la monotonie des jours qui se ressemblent. Mais voila, il y a un super héro dans l'histoire : V. Il vient pour sauver le monde décadant.
Une belle ode à la liberté et à l'ouverture, sous fond de terrorime et des dilèmes qu'il pose.
On apprécira la belle Nathalie Portman, toujours aussi sublime.
lundi, août 28, 2006
Changements d'identité
J'ai envie de partir dans la foret, j'arpenterais les chemins sombres qui me mèneront vers toi. Tu me prendras dans tes bras et me diras: "C'est la fin". Tu morderas mes épaules, le sang jaillira de mon très fond, dégagera la vapeur qui montera dans tes narines. Tu seras heureux de me manger.Le sang coulera sur mon torse, je te regaderais me consommer et te prirais de continuer. Je me vide, doucement, je blanchis...J'aime cette sensation de sang dans lequel je beigne. Un plaisir immense m'emplis le coeur. J'ai envie de faire l'amour. Le désir devient incontrollable.Je vois le lac en face de nous, son bleu ressemble au ciel de notre enfance.Nous disparaîterons au fond et ne reviendrons plus.
vendredi, août 25, 2006
La difficulté d’entrer en Tunisie
La dernière fois que j’ai pris l’avion, il y a dix jours, voila comment ça s’est passé au contrôle de police.
Fi Tounes (blédi je précise) :
On se présente au desk après avoir dûment rempli la fiche blanche de police avec nom, prénom, date de naissance, adresse, destination… La policière ne sourit pas, elle fait la tête déjà à 10 heures du matin.
- Win méchi ?
- Fransa.
- …
- …
- Winou el Visa ?
- Mahachtich, 3andi doubel nationalité
- Warrini el passeport lékher
- Haw
- Win méchi ?
- FRANSA
- 3andek chkoun ghadi ?
- Ey, 3ammti
- Mechi takra ?
- Lé vacances
- Lassek ettimbri
- …
- Win tosken ?
- Hay il ghazela
- Tosken fi tounes ?
- Ey !
- Méla moukim houni
- S’hih
- Ah…
- Het il ficha
- Voila…
Jbom Jbom… la pauvre fiche et le passeport reçoivent de violents coup de tampons…
Je peux enfin partir.
France (pas mon pays)
Je me présente :
- Bonjour
- Bonjour
- Bienvenu
C’est tout !
Alors maintenant quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi quand j’entre ou sort de MON pays je dois toujours subir cet interrogatoire policier et pas quand j’arrive ailleurs ou ce n’est pas mon pays ? Pourquoi est ce que les policiers de Tunis doivent toujours savoir où je vais, ce que je vais faire, chez qui je vais rester ? En quoi cela les concerne t-ils ?
Je veux comprendre !
Qu’est ce que cela peut leur faire que parte chez ma tante ou chez mon oncle ? Que je parte pour des vacances ou pour toujours ? Se sentent – ils obligés de faire le boulot des policiers français en demandant si j’ai un visa ? D’ailleurs il est inutile (voire je pense même interdit) qu’ils demandent a voir mon autre passeport.
Est-ce que l’on est jamais le bienvenus chez soit ou bien on doit nous faire sentir que l’on est surveillés, du genre : « On vous a á l’œil ».
Franchement je ne comprends pas. J’aimerais qu’un jour je vienne en Tunisie et que l’on me dise juste : « Bienvenu a la maison. », Tout simplement.
mardi, août 22, 2006
La Frise et moi
« Madame, monsieur, bonjour ! Aujourd’hui, 22 Août 2006, une belle journée estivale en perspective. On s’attend a de très agréables températures : entre 19 et 21 degrés en journée. Le soir, par contre, on notera une baisse sensible de celles-ci mais elles ne tomberont pas en dessous de 13 degrés. »
Hé ben c’est cool ce bled… Dans le sens littéral du terme.
J’ai pris la grosse voiture noire de mon grand père et me voici sur les routes de la Frise.
Arrêté par un policier, une discussion s’installe :
- Cette voiture est a vous ?
– Non
– A qui alors ?
– A mon grand père.
– Comment s’appelle t-il ?
- J. van Z.
- Et vous êtes qui ?
- Son petit fils.
- Ah bon ?
- Heuu … Oui.
- OK. Bon voyage.
- Je peux y aller ?
- Oui, au revoir
Les paysages sont beaux, comme le sont toutes les femmes et certains hommes de cette région. La platitude du pays rend le ciel grand, imposant, les nuages créent des figures immenses et l’on se sent presque dans le ciel, tellement l’horizon est bas. On vole, la tête dans les nuages… Pris dans le tourbillon des teintes infinies que prennent les cieux.
Je me suis arrêté vers un long mur, une sorte de colline, trop géométrique, trop parfaite pour être naturelle. J’ai garé la voiture, et je l’ai escaladé. Plus je montais, plus le vent devenait fort… C’était un vent maritime, puissant et odorant. Une fois en haut, j’ai senti le vent entre mes jambes, dans mes cheveux… Les écouteurs de iPOD s’envolèrent, je pris quelques photos et me revoilà descendu,
Le froid, toujours le froid, dans le pays gelé.
En bas de la colline, je décidais de prendre du repos. Le son doux des mouettes, le sifflement du vent dans les roseaux et son gargouillement dans mes oreilles participaient á la symphonie du froid auquel se joignirent le clapotis de l’eau et le torrent des écluses.
Loin devant moi, des vaches, des moutons, habitués au vent et au froid marchaient paisiblement dans le froid en quête de nourriture.
Partout autour, le paysage était vert et bleu. Des éoliennes pointaient vers le ciel de grandes hélices qui brassaient le vent et rythmaient la vie…
Ainsi est le monde ici, calme et doux… Pas de voitures, les gens sourient, les animaux sont heureux, le vent souffle et le froid glace mes os…
Ainsi va la vie, dans ce pays qui est le mien mais qui m’est étranger.
lundi, août 21, 2006
La science des rêves
5h45 - Amstel Station - Amsterdam
Hier matin il faisait froid, tellement froid que je croyais geler sous les arcades de la gare routière. Un grand écran lumineux accueille le visiteur paumé :
Welkom in Holland
5h 51 15° celcius
Phillips: Innovation
A part les quelques jeunes français aussi égarés que moi, aussi fatigués que moi, il n'y a que des clodos, des maghrébins SDF crient dans la rue, une bagarre fuse, trois minutes et une grosse frayeur plus tard, la police arrive, arrête les délinquants et repart. L'opération a prit 1 minute. Tout est redevenu calme, comme figé dans le froid glacial du matin, perdu dans les nappes de brouillard qui cachent les bâtiments autour.
Le ciel s'éclairci, les lumières jaunes des rues s'éteignent. La ville comment a prendre forme autour de moi. Le paysage se révèle. Il y a un canal, j'entends le son de l'eau qui coule, il y a une grande rue déserte, il y a aussi des bâtiments, je suis encerclé de bâtiments.
J’attends.
Je prends une madeleine, je pense à Proust. Je pense toujours à Proust quand on me sert une madeleine. Je pense a Paris avec mélancolie, je pense a Tunis que je retrouverais bientôt, je pense aux mois de novembre, de Février, de Juillet...
Un Turc me demande des cigarettes, je ne fume pas; il me propose du cannabis, je ne fume pas.
Je me lassais presque d'être la: "Ca commence bien dit donc !"
Une grande voiture noire se gare non loin de moi et me fait des appels de phares. J'ai peur. Un homme descend, ouvre grand ses bras et me dis :
- "Hé Hé ! Daar ben je weer !"
- "Oh Opa !"
vendredi, août 18, 2006
Triste solitude
Que c'est dur des fois de ne voir des lieux que pour les quitter.
Il pleuvait.
Je chantonnais la musique que je chante depuis des jours, une autre que j'ai inventé :
Touch me until I get hurt
Love me until I hate you
Hurt me until I kill you
Fuck me until I feel love
Des paroles sans sens, un rythme à la radiohead, des raisonnances, des réminessences, de la nostalgie.
Il pleuvait sur Paris ce jour là où l'on s'est quittés. Je suis resté seul.
J'ai marché dans les rues : Angés b., des homos me faisaient la cours, je baissais les yeux, j'ai vu une fille se faire renverser par une voiture.
J'ai vu le coucher du soleil.
J'ai attendu le train. Le train est venu à l'heure, pour une fois.
J'ai regardé le paysage défiler, j'en ai eu mal à la tête.
J'ai reçu 2 textos, j'en ai envoyé 5.
J'ai entendu la voix de mon ami, celui qui me rassure et m'aime.
Je me suis laisser aller.
J'ai rêvé.
Je suis rentré.
J'ai mangé.
J'écris ce message.
Je l'envoie.
FIN
jeudi, août 17, 2006
L'éphémère rencontre
- Oui, tout à fait !
- Ah! Comme c'est étonnant... Pouriez vous me signer un authographe ?
- Bien sûr ! Tu sais on me demande rarement ce genre de choses, les gens me voient mais n'osent pas...
- Ah bon ?
- C'est au nom de qui ?
- Skender
- Humm... C'est d'où ca ?
- De Tunisie... S, K, E, N, D, E, R...
- Bien, voila !
- Merci. Ca vous dérangerais une photo ?
- Ah les photos j'aime pas trop ca.
- Ce n'est pas grave. Merci beaucoup.
- Ah revoir Skender. C'était un plaisir.
dimanche, août 13, 2006
samedi, août 12, 2006
Le fiasco Mariah Carey
Issam Allani jubile. À l’en croire, les deux concerts donnés à Tunis, les 22 et 24 juillet, par la chanteuse américaine Mariah Carey ont été « un grand succès artistique et médiatique ». Le représentant d’Intervalle Events, la société organisatrice, a en effet toutes les raisons d’être satisfait. Mais pour la Tunisie, la facture est salée : 3 millions de dollars, au bas mot. Soit, 1,5 million pour le cachet de la star et le reste en frais : location d’un jet privé avec chambre et salle de bains, transport et hébergement des cinquante membres du staff, etc. « Le bisou lancé sur scène par Mariah Carey nous coûte cher, grogne un diplômé-chômeur. Avec cette somme, on aurait pu créer des centaines d’emplois. »
D’ailleurs, les deux concerts ont-ils vraiment si bien marché ? Après avoir fait imprimer les billets dans un pays européen, les organisateurs avaient multiplié les points de vente. Des guichets avaient été installés dans les Maisons de la culture et de la jeunesse, dans les stades, les théâtres et les aéroports, à l’hypermarché Carrefour de La Marsa, dans les agences à l’étranger de Tunis Air et de l’Office national du tourisme (ONT), et jusque dans certains cafés. Pourtant, à une semaine du premier concert, le nombre des billets vendus ne dépassait apparemment pas 6 000. L’objectif étant de 80 000, on comprend que les organisateurs aient quelque peu paniqué. Et appelé les autorités à la rescousse.
Un véritable forcing a alors été engagé auprès des entreprises, publiques et privées, pour les convaincre d’acheter des carnets de billets. « Deux jours avant le premier concert, raconte Mourad, l’un de mes amis, qui dirige une entreprise, m’a appelé pour m’offrir gratuitement une vingtaine de billets. J’ai compris que sa société en avait acquis une grande quantité. À mon tour, j’ai tenté d’en offrir dans mon entourage, mais sans grand succès. D’ailleurs, il m’en reste encore. » Invités à acheter - et à payer cash - autant de billets que leurs établissements comptaient de touristes, des hôteliers ont carrément décliné et n’ont consenti à intervenir qu’en tant que revendeurs. Et pour faire bonne mesure, des milliers de billets ont été « bradés » pour un prix symbolique, à la dernière minute.
Peine perdue. Le 22 juillet, à 22 heures, certaines travées du stade d’el-Menzah sont encore passablement clairsemées. Problème : la star a, dit-on, exigé la présence d’au moins 25 000 spectateurs pour consentir à chanter. Vers 22 h 30, les organisateurs doivent se résoudre à ouvrir les portes du stade aux milliers de jeunes désargentés qui attendent à l’extérieur. Ces derniers assisteront au concert sans bourse délier. À 23 heures, Mariah Carey finit par monter sur scène. Avec une heure de retard. À la fin du concert, de nombreux spectateurs ne cacheront pas leur déception. Ce couple de jeunes Allemands, par exemple : « Nous aurions mieux fait de rester à la maison et de la regarder sur DVD. Placés beaucoup trop loin de la scène, nous n’avons à peu près rien vu. Heureusement qu’il y avait les cinq écrans géants. » Pour le second concert, des centaines de spectateurs ont, semble-t-il, été conduits au stade par cars entiers.
Tous comptes faits, Allani - et la presse locale avec lui - estime que les deux concerts ont attiré au total 80 000 spectateurs. Mais sur un site Internet spécialisé, un fan belge présent à Tunis évalue à 25 000 le nombre des spectateurs lors du premier concert, estimation corroborée par de nombreux Tunisiens.
Le montant des recettes n’a pas été révélé, mais on sait que le prix des places était de 1 000 dinars (770 dollars) dans la tribune d’honneur, de 200 dinars dans les travées avoisinantes et de 40 dinars, en moyenne, ailleurs. En se basant sur ce dernier prix « populaire » et pour 80 000 spectateurs revendiqués, la recette billetterie serait donc de 3,2 millions de dinars (2,45 millions de dollars). En prenant en compte le chiffre plus réaliste de 25 000 spectateurs par concert, on arrive à 2 millions de dinars. À cela s’ajoute la manne fournie par les sponsors, dont le montant est lui aussi jalousement tenu secret. Grâce à une fuite, on a néanmoins appris qu’une entreprise privée a été sollicitée - sans succès - pour 350 000 dinars. En supposant que cinq des six sponsors officiels de l’événement aient payé en cash, on obtient la somme de 1,75 million de dinars. Au total, les recettes billetterie et sponsors oscilleraient donc entre 3,75 millions et 4,95 millions de dinars.
Le problème est que les entreprises privées n’ont, à une exception près, pas jugé utile de mettre la main à la poche. Et qu’il a fallu mettre à contribution des entreprises ou organismes publics. En l’occurrence : l’ONT, la compagnie aérienne Tunis Air, Tunisie Telecom, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) et la chaîne de télévision TV7. Le seul privé à avoir donné son accord est une station de radio, Mosaïque, qui a d’ailleurs engagé des moyens considérables pour promouvoir l’événement.
Pour obtenir le soutien public, qui s’est aussi traduit par la mobilisation de 3 400 policiers, les patrons d’Intervalle Events ont finement joué. Dès le départ, ils se sont efforcés de présenter ce petit événement musical comme une opération d’intérêt général, n’hésitant pas à jouer de la fibre patriotique. Allani jure que sa principale ambition est de « promouvoir l’image de marque de [son] pays » et qu’il apprécie au plus haut point « l’intérêt stratégique accordé à la culture dans le projet social du président Zine el-Abidine Ben Ali ». Grâce au financement public, sa société était assurée, quoi qu’il arrive, de tirer financièrement son épingle du jeu.
Issam Allani a créé Intervalle Events en 1997. Mais la société reste peu connue dans le milieu et l’on ne lui connaît pas d’adresse fixe. Pendant la préparation des concerts, elle s’est fait domicilier, à titre provisoire, dans un immeuble des Berges du lac. Depuis la fin du mois dernier, son téléphone ne répond plus.
En vérité, l’idée d’organiser un megashow de Mariah Carey, en étroite collaboration avec Abdou Mansouri, l’agent parisien de la chanteuse, est son premier gros coup. Les raisons de son choix restent passablement obscures. Dans les milieux du spectacle, certains estiment qu’elles relèvent du caprice pur et simple.
Superstar dans les années 1990, Mariah Carey (36 ans) sort à peine d’une grave dépression et d’un gros passage à vide professionnel. Ses concerts tunisois étaient les premiers depuis trois ans. « En dehors de quelques cercles cosmopolites, explique une jeune femme branchée, elle n’est pas populaire en Tunisie. Il est même difficile, sinon impossible, de se procurer un CD original d’elle dans les magasins de la capitale. » En plein mois de juillet, les amateurs de ce genre de spectacle sont presque tous en vacances dans les stations balnéaires. Et l’on imagine mal un père de famille accepter d’accompagner au stade ses enfants mineurs - c’est le « cœur de cible » -, puis de poireauter sur un parking jusqu’après minuit ! Autre cible affichée : les touristes. Mais les organisateurs ont apparemment oublié que, dans leur écrasante majorité, ceux-ci ne disposent que d’un faible pouvoir d’achat et qu’ils sortent et dépensent le moins possible. Quant aux fans européens qu’Intervalle Events se promettait de faire venir par charters entiers, on les attend toujours.
Et puis, il y a le contexte politique. Présenter à Tunis une star américaine alors que les États-Unis soutiennent les meurtrières offensives israéliennes en Palestine et au Liban paraît pour le moins hasardeux. « En temps normal, j’y serais allé, explique un jeune Tunisois frais émoulu d’une université américaine. Mais là, j’ai jugé que ce ne serait pas décent. » Correspondance particulière
Exploitation médiatique du massacre de Cana
Les médias arabes sont friants de morts, on aime voir le sang et la destruction, alors on la sert, on en fait trop. La preuve.
Ces images m'ont boulversées.
vendredi, août 11, 2006
Il y a 2 semaines : Départ vers Malte
C’est la première fois que j’écris une note à partir d’un lieu autre que ma chambre, et pour cause, c’est bien original pour le coup. Aéroport Tunis Carthage, porte d’embarquement 15 à destination de Malte, vol de 12h15… Or il est 12h40 et nous sommes encore ici.
Il parait que l’avion qui aurait dû nous emmener, ainsi que les passagers de Palerme, est tombé en panne. Les passagers de Palerme qui devaient partir à 9h ce matin viennent de partir et nous voilà bien dépourvus à attendre bêtement l’arrivée de ce même avion pour partir. Déjà que j’avais un peu peur de prendre TunInter, après le crash de l’année dernière, ce retard n’a fait qu’augmenter mes suspicions pour rapport à cette compagnie… Bon à la limite, il vaut mieux que l’avion tombe en passe sur la terre ferme qu’à 10Km d’altitude, mais enfin bon…
Un avion marocain vient de se garer juste derrière mon dos, les gens qui n’ont rien à faire, s’amassent autour de moi pour regarder le spectacle des passagers qui débarquent encore à la façon traditionnelle du bus.. Je pensais que cela faisait longtemps que l’on faisait plus comme ca. Il faut dire que ce ne sont que les vols à partir/et vers l’Europe qui passent par les moyens modernes, les arabes doivent encore passer par les bus. Bizarre quand même. Une fille aux yeux gris me regarde d’un œil étrange, c’est vrai, je ne fais que la fixer depuis quelques instants tapant sans regarder ni mon clavier, ni mon écran… La pauvre, je dois l’impressionner. On se laisse vite impressionner à 6 ans.
TunInter compagnie poubelle ? Je serais tenté de le dire si je n’avais pas un petit regain de patriotisme vis-à-vis de la compagnie nationale. En tout cas en parler ne me rend pas plus à l’aise. Nous voila donc tous en train d’attendre dans l’ennui et la fatigue de midi. Deux tunisiens, sans doute des émigrés crient au téléphone à côté de moi à propos d’une crème solaire… C’est très intéressant comme discussion… Un couple bien démuni face aux caprices de ses enfants essaye de les occuper tant bien que mal en leur changeant les idées et leur montrant des choses bien sans intérêt. Quand on s’ennuie on doit savoir amuser les autres… C’est d’ailleurs un peu ce que je fais, à moins que tu ne t’ennuie déjà cher internaute voyeur. Un couple d’amoureux est à côté, ils chuchotent. De temps à autre, la femme laisse échapper un rire franc et puissant, elle me fait sourire. Dans les hauts parleurs on appelle des gens… Des hôtesses de l’air viennent de passer, elles ont retenue mon attention. Un peu d’amusement. La discussion à côté devient chaude, on parle de culs, de seins et de tailles d’organes… Un peu de vulgarité n’a jamais fait de mal à personne. Quelques passagers sans doute trop fatigués de leurs vacances en Tunisie, dorment déjà à même les moches sièges en métal marron et puis j’écris encore. Encore une heure…
Je vais regarder un film et puis on verra.
lundi, juillet 24, 2006
Le temps qui reste
Un bon film, que j'ai beaucoup aimé... Comme tous ceux qui ponctuent ce blog...
vendredi, juillet 21, 2006
Les horreurs Israeliennes en photos
http://fromisraeltolebanon.info/
!! ATTENTION : Les images sont tres dures !!
Merci de le faire diffuser le plus possible surtout vers l'europe et les etats unis...
Going to Malta
mercredi, juillet 19, 2006
Y a-t-il une culture alternative Tunisienne ?
Je lance d’emblée que le tunisien est inculte, non dans le sens qu’il ne connaît rien à la chanson, au cinéma ou à l’art de manière générale, mais dans le fait qu’il ne cherche pas à voir ailleurs, à trouver l’originalité. Il n’a pas cette quête de la recherche soi, de l’autre et de la culture. Il est vrai qu’il y a une minorité qui bouge, qui fait de la musique (avec plus ou moins de succès) ou qui va au cinéma (pour différentes raisons), mais ce n’est qu’une infime minorité de la société. Rares en effet, sont les gens qui s’intéressent à autre chose qu’à la Star’Ac made in Loubnen, ou à SuperStar (je ne connais pas vraiment ce que c’est).
Chanson = Chaussure
Il est grave que le discourt culturel se mêle au discours purement people. Car les stars, ce n’est pas de la culture, c’est le marché, le commerce. Ecouter de la musique devient comme acheter une chaussure. Les chansons mercantiles ne valent pas plus qu’une paire de chaussures. Il y a des chansons bien faites comme des chaussures bien faites, des chansons à la mode et des chaussures à la mode… Je pourrais continuer à l’infini cette comparaison si facile qu’elle en devient honteuse.
C’est donc cette culture mercantile qui sévit en Tunisie, et beaucoup de personnes se prétendant cultivées ne font en réalité que suivre la mode, elles ne réfléchissent pas tellement à ce qu’elles aiment, ne se posent pas de question quant à la nature de leur adoration pour les starlettes à deux sous. C’est dommage.
Personne n’est à l’abri
Car personne n’est à l’abri aujourd’hui. Ceux qui, traditionnellement, étaient les garants d’une culture alternative, innovante et avant-gardiste se sont éteints. Je parle des étudiants et des jeunes. Car c’est bien grâce à eux que la culture avance et fait avancer les choses, mais aujourd’hui, même ceux que l’on appelle « l’élite montante » du pays se retrouvent piégés dans sa paresse intellectuelle et la débilité.
Un jour je discutais avec un ami qui suit des études de médecine de la nouvelle vague rock, et bien, il ne connaissait rien au rock, je me suis dis que ce n’est pas bien grave, on a parlé de littérature, rien non plus n’est sorti des très fonds de son cerveau, alors de politique peut être ?? Surtout pas !!
La débilisation de la société comme mode de pensée global
En fait, ce n’est pas la faute qu’aux jeunes qu’ils soient bêtes. C’est vrai qu’ils auraient du faire un effort pour être plus éveillés et cultivés, mais c’est surtout la faute à une société qui a favorisé l’émergence d’une débilité culturelle.
--------------------Auto-Censuré ----------------------
C’est quoi au juste une culture alternative ?
La question peut être parfaitement légitime. Ce que j’entends par une culture alternative, c’est tout simplement une culture différente de la culture dominante. Tous ceux qui ont visité (et qui ont su visiter, parce que la plus part des tunisiens qui sortent de leurs pays s’enferment dans les boutiques) d’autres pays ont pu constater la grande diversité et l’hétérogénéité des sociétés occidentales (par exemple) qui contraste beaucoup avec l’uniformité monotone du monde arabe. Cette uniformité est sans doute du au poids de la religion castratrice dominante ou à l’héritage social assez lourd et contraignant, mais ce n’est pas une raison de se laisser alors. Il faut favoriser l’apparition de différentes formes d’expression et de créativité.
Réponses à un monde changeant où l’identification fait rage
Il est de plus en plus évident aujourd’hui que la culture est vue comme une réponse au mondialisme dévorant. Comment faire face à l’hégémonie culturelle américaine ? Peut être en mettant en valeur notre identité culturelle, en cultivant l’exception culturelle à la Tunisienne. Car la contre culture c’est aussi un acte militant avant tout. Il nait d’une conviction intime qui pousse les gens à changer un peu les choses et surtout la manière de voir le monde et d’interagir avec la création artistique. La contre culture naissant de la personne même (n’étant imposée par aucun producteur ou groupe de loisir) transmet ce que la personne a de plus original, d’unique ; et c’est là tout son intérêt !
Une culture alternative comme bouclier contre le fanatisme
En effet, bien que marginalisée, l’état et le politique de manière générale ont intérêt à favoriser l’émergence d’un nouveau monde de pensée, en éliminant le paternalisme intellectuel dont ils font souvent preuve. En laissant les gens exprimer leurs idéaux, leurs rêves, mais aussi leurs peurs et leurs angoisses, on libère leurs pensées refoulées qui auraient pu se sublimer en fanatisme. Car le fanatisme, qu’il soit religieux ou autre, n’est que l’expression d’une frustration latente, d’un désir inassouvi de changement, permettre à ceux qui en ont la capacité de sublimer cette frustration et d’exorciser les peurs sociales est d’après moi le meilleur moyen de faire face aux mouvements de contestation extrémistes. De plus la culture et l’ouverture d’esprit est le meilleur moyen de contrer la montée de plus en plus inquiétante des islamistes.
La contre culture dans ce qu’elle a de plus personnel, intime et militant est le meilleur moyen de rénover la culture tunisienne et d’actualiser le rapport du citoyen à son identité, elle est aussi le meilleur moyen e protection contre les extrémismes de tous bords.
mardi, juillet 11, 2006
The Constant Gardener
Comme à chaque film que je regarde, je poste une petite note pour partager mon opinion (dont d'ailleur personne n'a vraiment besoin, ni envie de lire), je vais parler du film de ce soir : The Constant Gardener. Alors franchement, le titre pas fameux; ca m'a bien refroidi, et l'affiche encore plus. On dirait une vieille pouriture du genre remake de Titanic et Romeo et Juliette, orgie à trois pour accoucher d'un malheureux film à l'eau de rose made in mornaguia...
Mais non, en fin de compte, le film est bon. Très bon même !! Le syno ??? Bon alors, c'est un homme diplomate gentleman, qui tombe amoureux d'une femme un peu rebelle et décalée, celle ci fait des choses un peu louches en Afrique (j'ai oublié de vous dire qu'ils ont déménagé pour le boulot de Monsieur en pleine steppe africaine), celle ci se fait butter un jour pour des raisons bien obscures. C'est alors que son courageux mari (que l'on croyait impotent et lâche) se révèle être un grand homme courageux qui va chercher à élucider le meutre affreux de sa bien aimée. L'interprétation est parfaite, Ralph Finnes (dont vous voyez la tête) joue très bien, comme d'habitude pour sérvir une histoire de premier choix portée à l'écran par le grand réalisateur de la Cité de Dieu (cherchez sur google son nom, mais son film est vraiment très bien, je l'ai vu) ...
Donc un conseil, si vous voulez vous faire une bonne soirée ciné, branchez vous sur The Constant Gardener et vous ne serez pas déçus...
Ami internaute voyeur, Bonsoir !
vendredi, juillet 07, 2006
Comment fonctionne le net en Tunisie 2/2
- La protection de la tunisie de la mencace islamiste (tout à fait légitime)
- L'économie de la bande passante internationale. Qu'est ce que c'est ? Et bien pour se connecter au net, la Tunisie paye en quelques sorte sa liaison à l'international à des compagnies (du type WorldCom) qui fournissent ce genre de services. Or le prix d'une telle connexion augmente avec le débit alloué, donc si tout le monde utilisait le net pour télécharger des films X, l'état se retrouverait en train de financer en quelque sorte une industrie du porno... Ce qui est bien sur ridicule.
Je vous conseille d'ailleur un petit tour du coté des sites des deux constructeurs pour voir de quoi ils sont capables.
Personnellement, je pense qu'il y a d'autres moyens que le filtrage pour controller le net. Comme je dis toujours, le net est partout controllé, même dans les plus grandes démocraties, c'est uniquement la manière de ce controle qui change.
Voila, je pense que le sujet peut encore être longuement discuté, mais bon, je m'arrête là ...
mardi, juillet 04, 2006
Le chiffre du jour
C'est vraiment grave. Tout le monde sait l'influance néfaste de l'obésité et de la surcharge pondérale de façon générale sur l'epèrance de vie. Quand on est gros on attrape rapidement des mochetés - Diabète, hypertension....
Un grand effort de sensibilisation est à faire pour essayer de diminuer un peu ce chiffre alarmant.
lundi, juillet 03, 2006
L'ingénieur Tunisien le moins cher de la région
Que des belles perspectives pour l'avenir donc...
Bonjour tristesse....
Source de l'info
lundi, juin 26, 2006
L’absence
L’absence douce et monotone, presque joyeuse
Des jours qui passent, qui fuient
Du temps qui court et s’envole
L’absence de tout
L’absence de l’autre et des choses,
L’absence terrible de soi
Vivre dans l’attente de la venue
Salvatrice et excitante de l’être aimé
Ton absence me pèse, me tourmente
Je t’aime
vendredi, juin 23, 2006
Comment fonctionne le net en Tunisie 1/2
Alors en Tunisie, pour accéder à Internet, tout passe par l'ATI qui est en quelque sorte le gendarme et le promoteur de l'Internet en Tunisie. Bien que vous pensez souscrire un abonnement chez un fournisseur d'accés privé, disons Wanadoo ou hexabyte, vous vous abonnez de façon directe chez ATI. En effet, c'est l'ATI qui fournit la connexion de la Tunisie à l'international, et il n'y a que lui qui la founit. Les fournisseurs n'ont pas le droit de se connecter dirrectement au "backbone" internet mondial, comme cela se passe partout dans le monde, mais doivent absolument passer par ATI. Pourquoi ?
Pour que ATI puisse garder un oeil sur le traffic du net tout simplement. Au début, ATI était nécessaire vu que la connexion à l'internationnal était trop chère et donc cette solution était intéréssante pour promouvoir la connexion et supporter une partie du cout de la connexion. Mais aujourd'hui, ce rôle n'a plus de raison d'être, et c'est devenu le principal obstacle au développement du net en Tunisie.
Nous sommes à un moment où il est primordial de consacrer l'initiative privée de laisser le net se régir par les lois du marché et la liberté d'entreprendre. Le net Tunisien ne décolle pas, il n'a jamais décollé et ne décollera jamais si l'on reste dans ce mode de tutellisation. Je tiens à remarquer qu'il y a quelques mois quelques députés ont appelé à la privatisation de l'ATI. Celà peut paraitre étonnant, mais c'était à mon avis une manière de dénoncer la censure et la tutelle économique qu'exerce l'ATI sur le monde du net en Tunisie.
Alors arrêter la censure ne veut pas dire que tout le monde peut faire tout et n'importe quoi sur le net. Pas du tout. D'ailleur j'ai fais une rechèrche à ce sujet à mon écolé qui a reçu la meilleure note (ce n'est pas pour me venter mais pour dire que je sais donc de quoi je parle). Eliminer la censure, c'est toujours garder un oeil, mais sanctionner à postériori, et ces sanctions peuvent être de diverses sortes... En Europe par exemple, il n'y a pas de censure, mais le net est très bien surveillé, pareil aux états unis. Je pense que l'on devrait s'orienter vers ce modèle. C'est primordial, parce qu'aujourd'hui nous avons attient un tel point de peur que plus rien n'avance. Quand nous avons lancé il y a une année exactement le site Supcomiens.com, un prof de notre école nous a lancé : Ah les jeunes! attention vous pouvez aller en prison... Moi je ne vous suis pas. Pareil pour le directeur de l'école : Moi je ne m'engage pas avec vous, je ne veux pas avoir des problème.
En gros, on ne demandait pas des encouragements, mais on n'a recu que des réactions de peur. C'est grave à mon avis.
Savez vous que la plus part des sites tunisiens sont hébergés à l'étranger ? Une petite rechèrche avec who is vous donnera une bonne idée.
Bref, c'est compliqué, il y a beaucoup de choses à dire et à changer.
J'espère qu'après ce post mon blog ne sera pas censuré... On verra bien ...
jeudi, juin 22, 2006
Auto censure
Impossible de trouver la page | |
| Il est possible que la page recherchée ait été supprimée, que son nom ait changé ou qu'elle ne soit pas disponible pour le moment. | |
Essayez de la manière suivante :
HTTP 404 - Fichier non trouvé | |
42 à l’ombre, que faire ?
L’été est bien au rendez-vous cette année, pas un jour en avance ni en retard. Depuis hier, nous frôlons allègrement les 40 degrés à l’ombre. Que faire à ces températures ? Dormir comme le font les chats de notre jardin ? Devenir ainsi des créatures nocturnes par excellence.
Franchement, ce n’est pas simple les étés à Tunis. Je pense qu’il est même probable que la productivité du pays diminue de façon terrible pendant les mois d’été. Enfin, je vais cogiter en cette chaude journée sur ce que je peux faire d’utile de mes jours.
A ce titre, je pense que je vais me consacrer un peu au projet wikipedia sur la Tunisie et la médina de Tunis. Tous ceux qui sont motivés et qui pensent pouvoir aider à ces projets très intéressants sont les bienvenus. Une aide en ligne est dispo pour toutes vos questions.
mercredi, juin 21, 2006
Paris, je t'aime - Le film
mardi, juin 20, 2006
The blue eyes
Upon which I stand
And I come here to talk
I hope you understand
That blue eyes, yeah the spotlight, shines upon you
And how could, anybody, deny you
I came here with a load
And it feels so much lighter, now I’ve met you
The blue eyes
My friend you are the sea
Upon which I float
And I came here to talk
I think you should know
That blue eyes, you’re the one that I wanted to find
And anyone who, tried to deny you must be out of their mind
Cause I came here with a load
And it feels so much lighter, since I met you
The blue eyes
Your blue eyes
lundi, juin 19, 2006
La fête de la musique 2006 à Tunis
Voici le programme :
- Vitalic : le Vendredi 23 juin 2006 à 21h à l'esplanade Miami - Berges du lac et le Samedi 24 juin à 21h au théatre Sidi mansour - Sfax
- Clotaire K : Le mercredi 21 juin à 21h - Place el Menzah 6 et le 22 Juin à la place des villes jumellées de Sousse.
De quoi peut-on parler dans un blog ?
Avec la prolifération des blogs un peu partout sur la toile et l’amplification mesurée du phénomène sur le net tunisien, on peut se demander quels sont les sujets sur lesquels on écrit le plus et quels sont ceux qui suscitent le plus d’intérêt de la part des lecteurs voyeurs…
Quand le personnel devient impersonnel
Et oui, fidèle à sa finalité première un blog est avant tout le récit de la vie personnelle du bloggeur, il est surtout le reflet hyper déformé du bloggeur. Rares sont les gens qui sont dans la vraie vie fidèles à leur image sur leur blog. Certains paraissent calmes et gentils virtuellement sont en réalité de véritables moulins à paroles, d’autres provocateurs et décalés sont en réalité gentils voire timides. Je pense que cela s’explique par le fait que personne ne peut vraiment parler de façon détachée de lui-même, il essaye de donner le visage de lui qu’il n’est pas mais qu’il voudrait être, celui qu’il pense être meilleur. Et ses écrits ne sont plus personnels, loin de là, ils sont les plus impersonnels qui soient (comme cet article que tu es en train de lire)
Faits de société et dénonciations en tout genre.
Cependant, il n’y a pas que les journaux intimes du genre infinity ou la rebelle, il y aussi les dénonciateurs, les provocateurs, les analystes : Felsfa ou Mars en sont à mon avis de bons exemples. Toute la société passe par la moulinette de leur critique, et c’est souvent très intéressant. Ce genre de blog s souvent la popularité la plus élevée puisqu’il ne parle pas d’actualité et que leurs sujets, par définition, sont intemporels. Ils créent donc un intérêt renouvelé à chaque article.
Polémiques cultuelles et religieuses
Le versant le plus abouti de la dénonciation est celui de la critique, souvent acerbe, de la culture et de la religion. Ces deux sujets vont souvent de pair et créent des réactions très vives à chacune de leur évocation puisqu’ils touchent l’identité des personnes et leur sentiment d’appartenance « raciale » et cultuelle. Ce sont malheureusement, des sujets où malgré un débat très vif, les idées évoluent très peu ou très mal. On devrait faire un peu plus d’effort de ce côté.
Et la politique dans tout cela ?
Oh ! C’est certainement le sujet le plus tabou de tous. J’imagine bien que personne ne veut avoir son blog se transformer en une erreur 404, comme si l’on se transformait soit même en une erreur, une exception fatale du système. Alors les bloggeurs tunisiens évitent de parler de politique et aucun homme politique ou de la scène médiatique ne se manifeste par un blog, contrairement à ce qui se fait un peu partout dans le monde.
Le blog est encore loin d’être une expression citoyenne responsable. Il est vrai que certains blogs se distinguent par la qualité de leur rédaction, cependant dans une majorité des cas, on assiste à une gesticulation sans but, des écrits vides et sans but. Cependant, même si la blogsphère tunisienne n’est pas exemplaire par sa qualité, elle a au moins le mérite d’exister.
vendredi, juin 16, 2006
Pour des infos sur le webmail de Sup'Com
Je viens de mettre en ligne mon rapport de projet de webmail pour supcom. Il reste encore quelques retouches de mise en page à faire et de petits trucs à ajouter ou à supprimer, mais on peut déja avoir une assez bonne idée sur le projet.
Si quelqu'un à des remarques, elles sont les bienvenues !
L'été !
mardi, juin 13, 2006
Office 2007 : Vachement bien !
Tous mes amis savent bien que je ne suis pas un supporter hors pair de Microsoft, et pourtant en testant la nouvelle version de son produit phare Office, je dois bien avouer qu’ils ont fait du bon travail.
Première surprise, l’interface a été beaucoup améliorée, elle est plus simple, et plus efficace. Ainsi, les menus déroulants ont disparu et toutes les fonctions sont maintenant accessibles par des menus disponibles en permanence sur la page d’édition. C’est donc devenu beaucoup plus simple de retrouver une fonction tout en travaillant sur un document. Mais aussi le rendu des documents est excellent, la mise en page a été améliorée et il est devenu facile d’avoir un résultat professionnel à la maison.
J’ai pu tester Office en travaillant sur mon rapport de projet, un document de 77 pages ; malgré sa taille, le document s’ouvre rapidement et il est très aisé de le mettre en page et de gérer les dépendances, les liens bibliographiques, les titres et tout ce qui fait un document.
Il parait que c’est un véritable engouement pour cette nouvelle version qui peut être téléchargée en version beta sur le site de Microsoft, comptez tout de même toute une nuit de téléchargement (avec un ADSL 256).
lundi, juin 12, 2006
Coup@actu, pour suivre la coupe du monde depuis son PC
Voila un petit logiciel sympa de Microsoft pour suivre l’actualité de la coupe du monde depuis son PC (pour ceux qui travaillent), il affiche les résultats et les remarques sur le match (cartons, expulsions, changements) au fur et à mesure de l’avancement du match.
Un joli petit applet téléchargeable ici
PFA terminé
Ah le projet a duré bien longtemps et nous a causé bien des tourments ! Sacré projet !
Maintenant, c’est terminé, on oublie le serveur et ses problèmes. Et c’est le début des vacances pour moi, enfin !
Aujourd’hui, j’ai livré le serveur mail de Sup’com, un joli serveur qui fonctionne bien avec une belle interface et tout ce qu’il faut ! Bientôt, nous allons créer des boîtes pour un nombre d’utilisateurs test puis voir ce que cela donne sur quelques mois d’été pour ensuite étendre l’expérience à tous les étudiants de l’école.
Nous sommes donc devenus, je pense, la première école en Tunisie à fournir ce service à ses étudiants. C’est cool. Au moins, on se sent utile….
Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre la note pour ce projet, mais je pense qu’elle sera bonne :-)
dimanche, juin 11, 2006
Que vaut une vie en Tunisie ?
Le dernier fait de violence folle qui a agité la blogsphère (la tragédie du garçon qui s’est fait renverser par une voiture) n’est resté qu’une histoire de blogs, de café populaire et de journaux à sensation. Pourquoi est ce que la télévision nationale ne rend jamais elle compte de tels événements tragiques ?!
La violence en milieux scolaire par exemple. L’autre jour, il y a eu une petite bagarre devant un lycée en France et cela a fait la une des journaux télévisés. En Tunisie, les agressions entre élèves et contre les enseignants sont malheureusement monnaie courante, et personne n’en parle. Jamais la question n’a été soulevée pour analyser le problème ou tout simplement avouer qu’il y a un problème de violence dans notre pays. Quels sont les chiffres de la délinquance et de la criminalité ? Ils ne sont jamais publiés, jamais connus en tout cas, tant dis que cela est un droit essentiel du citoyen pour qu’il évalue la qualité du travail qui est effectué par SA police.
Il y a dans notre pays une telle banalisation de la violence, et presque une banalisation de la vie humaine. Quand des drames se produisent, en Europe, ils en parlent, ils essayent de comprendre. Quand c’est une violence publique, ils l’analysent et essayent d’y trouver une solution convenable !
Savez vous qu’en Hollande, on annonce dans le journal télévisé local qu’un chat a été écrasé ?! Aucun Tunisien n’a eu le droit à cet honneur, à cet hommage à la télévision nationale, quelque soient les conditions de sa mort, aussi affreuses et révoltantes qu’elles soient.
Règlements de comptes, fratricides, maltraitance juvénile, agressions sexuelles et pédophiles (je me rappelle encore cette histoire de l’imam pédo publiée il y a quelque mois dans « le Temps »), rien n’est dit, tout n'est que rumeurs. La vie d’un tunisien ne vaut elle donc rien ?
Je ne comprends pas…
vendredi, juin 09, 2006
Moustiques : La grande menace
Tel est le titre phare du dernier Science et Vie (Juin 2006). Preuve que je ne fais des moustiques une affaire personnelle, mais qu’ils représentent un réel danger de nos jours. On pourra ainsi apprendre que l’offensive des moustiques est planétaire et non plus confinée aux régions tropicales, foyers classiques de ces nuisibles. Le magazine nous donne aussi un aperçu sur les espèces les plus dangereuses ainsi que les dernières évolutions dans le domaine de la recherche de la lutte anti-moustiques et les thérapies contre les maladies dont ils sont les vecteurs.
Une bonne source d’information pour tous les intéréssés.
lundi, juin 05, 2006
Une vision du moi
Il y a quelque temps, une personne de la blogsphère m’a envoyé un mail sulfureux et haineux… J’ai hésité à le poster, mais tout de même, je vais le mettre, pour mettre tout le monde en garde contre le danger que je représente pour moi-même et pour la société, pour que vous sachiez tous, vous les internautes voyeuristes, ce que je suis :
NB : The names have been changed to protect the guilty
« […] je m'ennuyais tellement avec toi, tu n'a pas d'humour, tu es autosuffisant, ça m'agaçai dés les premières minutes, le jeu que tu a joué….ton ambiguïté….ma difficulté à te classer et passer à autre chose…..tu es devenu un mystère qu'il me fallait percer aussi vite que possible, le plus possible, je savais que la rupture était la solution, je l'ai cherché et provoqué.
Ta façon de raisonner, de te monter en épingle, tu montres que c'est toi qui subit, alors que c'est toi qui provoque et qui juge et qui appliques…..pour quelqu'un de très moyen c'est pas durable ça malgré ton paraître trompeur. Tu es si dépourvu d'humanisme et d'humanité, qui es tu ?
Je ne regrettes pourtant pas de t'avoir croisé, les 15 derniers mois étaient très riches en apprentissages, maîtrise et contrôle de soi, j'ai aussi compris combien le physique pouvait être un facteur dangereux dans les prises de décisions, et combien les apparences étaient trompeuses …j'en étais pas vraiment conscient avant.
J'ai aussi réalisé que des êtres comme toi pouvaient exister et la lecture de tes bloggs et interventions sur mac 125 m'ont beaucoup aidé à te classer parmi ta catégorie mentale.
Tu ne fait pas le poids, tu ne fera jamais le poids, tu es d'un pathétique dépassé, un personnage démodé, hors du temps d'ailleurs je te vois plus faire ta vie dans ta banlieue que de tenter quoi que ce soit en Europe, ce continent il est pas fait pour toi. Tu pourras te contenter d'aller scruter les nuages des banlieues de Paris tous les deux ans et puis revenir rêver sur cette grande aventure.
Tes bloggs sont quasi nuls, la différence avec moi c que toi tu n'en a pas conscience, tu es un être primaire….pré-genital, imbu de lui-même et tellement complexé….croulant sous un complexe d'infériorité. De plus ta culture est tellement générale…nulle en analyse économiques en compréhension des enjeux du développement et en relations humaines désintéressées….Il avait raison celui qui t'avait donné 16 ans d'age mental….tu stagnes…..
A part dans les essais équivoques tes écris ne valent rien d'ailleurs cela fait longtemps que j'ai banni toute trace de ton site, tu me parles de ne plus importuner tes amis voilà ce que je te répond la pute de merde tu te la gardes pour toi sinon que je veuilles établir des relations avec qui que je veuilles […] »
Te voila averti lecteur de ce blog déchainé de bêtises, de la nature de ma personne ingrate et inhumaine, fondamentalement méchante et vicieuse.
Fuyez-moi comme la peste ! Ne croisez pas mon chemin ou je vous écrase, vous piétine… Déconnectez-vous tant qu’il est encore temps !
jeudi, juin 01, 2006
La politique hasardeuse de la Tunisie a favorisé la résistance des insectes
Hervé Morin
Merci à Roumi pour l'article.
Le débat sur les moustiques est lancé !
mardi, mai 30, 2006
Je me révolte, donc nous sommes !
Pour de certaines personnes je suis quelqu’un de calme et gentil. Pour d’autres, je suis un dangereux malade mental, déviant et néfaste pour la société.
En réalité, je suis tout simplement un révolté. Un révolté de l’ordre établit, des habitudes, de l’habitude, de l’ennui, de la banalité, de la bêtise, de la haine, de l’amour, du sacré, du profane, de beau et du moche… Je me révolte, tout me révolte. La révolte chez moi n’est pas un état transitoire, mais un état d’esprit. Mon rapport à l’autre et à la vie est toujours empreint de cette révolte.
Mais la révolte n’est pas la haine, elle n’est pas le rejet. Elle n’est que la condamnation, la manifestation de la désapprobation de ce que l’on vit, de ce que l’on subit. La révolte n’est pas non plus purement personnelle, elle se confond dans le rapport à autrui, je me révolte et l’autre me condamne, elle est donc participative, contagieuse. La révolte, c’est ce qui fais que je me sens être en vie et qui me fait sentir que l’autre existe. C’est pourquoi que quand je me révolte, nous sommes… Nous existons ; tous !
Dans notre différence, notre « affrontement », nous bâtissons, ou détruisons ce que nous sommes et ce en quoi nous croyons. Nous en sortons forts ou affaiblis, mais en général, on en sort heureux d’avoir senti l’autre.
La révolte telle que je la conçois, n’est pas prendre les armes et batailler… C’est parler avec les autres, c’est vivre des expériences « interdites » d’amour et de partage, des expériences philosophiques, artistiques ou scientifiques…
La révolte est un processus de vie qui fait que l’on n’est jamais vraiment heureux de ce que l’on vit et de ce que l’on a. Elle nous pousse à être meilleurs, à être autrement. La révolte est ce que les gens craignent le plus, mais paradoxalement celle qui fait avancer l’Homme.
Toute notre humanité s’est bâtie sur la révolte, celle de peuples ou d’hommes et de femmes solitaires, la révolte fait évoluer notre civilisation. Elle nous motive et nous forme.
Mais ce qu’il y a de vraiment intéressant avec la révolte est qu’elle est un processus continuel, infini. On peut se révolter sur tout, comme on le souhaite, tout le temps, partout. Et rien ni personne ne nous en empêche. Je peux me révolter contre Dieux, contre la météo, contre l’actualité, contre la politique, contre mes études, contre un film que je trouve mauvais ou une peinture que je trouve sublime. Je peux me révolter pour un dessert raté ou un caprice de mon amoureuse. Tout peut passer à la moulinette de la révolte.
Tous ceux qui pensent que je suis un malade mental. Pensez ! Révoltez-vous !
lundi, mai 29, 2006
Almodovar n'a pas eu la palme
Pourquoi est ce si dommage ? Ben parce qu'il avait déja présenté de nombreuses fois des films à Cannes et qu'ils étaient vraiment très bons... Mais malheureusement, ca n'a jamais emballé le jury.
Avec la mauvaise éducation il y a deux ans et maintenant Volver qui sont considérés tous deux comme de très bons films, rien n'y fait, le jury est aveugle...
Ben peut être que le Jury est vraiment aveugle, Wong Kar Waï, avec ses prétencieuses lunettes de soleil noires ne pouvait certainement pas bien voir le film...
Enfin, le fait est que c'est Ken Loach qui l'a eu... Ce n'est pas si mal non plus, j'avais vu quelques films de lui.. J'ai aimé, mais sans plus... Enfin bref...
J'ai bien aimé les palmes d'interprétation colléctives, pour les filles de Volver et les garçons de Indigènes (un excellent film parait il... dommage qu'il ne sort qu'en septembre)...
C'est donc un palmarés tout à fait normal pour un festival... Personne n'est contenant, sauf Wong Kar Waï...
mercredi, mai 24, 2006
Zzzzz.... Moustik
La moiteur s'infiltre partout, on a la peau qui colle, on prend des douches 3 fois par jour (et même plus si l'on est manique) ... Chaleur, moiteur, oui mais aussi moustiques....
Et oué revoila les insidieuses créatures suceuses de sang... Elles vont nous vampiriser cet été !! Que le grand festion humain et sanguinolant commence ! Le tout sous le son entêtant et agaçant : zzzzzz... vizzzzzz... wizzzzzz et wiwwwwiizzzzzzzz....
Et on gesticule, on bouge, on essaye de les finter ces béstioles, mais elles sont trop fortes.... Rien à y faire, il faut vivre avec !
Une info dans ce monde de moustiques m'a effrayé l'autre jour. Il parait qu'en Tunisie, à cause d'une pulverisation intensive et extensive de pesticides pour anéantir les moustiques, sont apparues des variété résistantes... En gros des moustiques mutants, qui ne meurent pas avec les pesticides "conventionnels".
La Tunisie a alors fait appel à Mme Weill, une experte dans le domaine, pour les aider dans cette situation qu'elle qualifie de "très difficile", car "les produits chimiques efficaces et autorisés, on en a presque plus".
Et justement c'est très grave !
Les moustiques sont des vecteurs de maladies graves telles que le paludisme, la chikungunia... Et j'en passe...
Avec l'apparition de moustiques mutants, le risque n'est plus d'avoir un bouton qui fait chier pendant un ou deux jours, mais bien de se retrouver avec des maladies tropicales...
Ambiance assurée !
samedi, mai 20, 2006
La pensée du jour
Ce sont les petites attentions qui font les grandes relations
Ce slogan d'une pub récente de France Télécom me plait tellement, que je n'arrête pas de le marmonner toute la journée...
Dire que c'est si vrai :-)
mercredi, mai 17, 2006
Faire plaisir ?
Peut-on faire plaisir quand cela va à l'encontre de ses propres convictions ?
Peut on sacrifier notre propre idéal pour rendre heureux ceux que l'on aime ?
Le tout est à mon avis de savoir s'il y a vraiment intérêt de la faire, cette chose auxquels les autres tiennent tant et qui, moi, m'horripile... Franchement, c'est très compliqué.
Tellement compliqué, que ne sais même pas comment exprimer ce malaise...
Mieux vaut que je me taise.


