Ici dans le Seigneur des Anneaux, l'une de mes épopées favorites. Observez la finesse des costumes, la douceur de la couleur et de la lumière, l'expréssivité du regard.
Un peu de Liv, et la vie est plus belle, plus douce...
On a beaucoup parlé ces derniers temps de la privatisation de Tunisie Télécom et le bonheur de voir enfin la compagnie privatisée (à 35 %, mais c’est déjà cela) a emplit beaucoup de coeurs dans le milieu des télécoms.
Cependant, est ce vraiment quelque chose bien ? Que pouvons nous attendre de TeCom, cet inconnu du monde des télécommunications, même pas opérateur, mais groupe d’investissement ?
A mon avis,
Une grande inconnue reste en suspens : Quels sont les projets de TeCom pour TunTel ?
Aucun projet de développement de l’activité n’a été rendu public pour le moment. Rien de fondamental, aucun programme sur le long terme. Juste une prise, partielle, de contrôle sur l’opérateur. C’est en quelque sorte une OPA hostile, comme ce qui se passait il y a quelques semaines avec Arcelor et Mital Steel. Et tout le monde a pu suivre le tollé qu’une telle prise de contrôle a crée dans le milieu politico financier en France.
Est-ce que les pétro-dollars peuvent compenser le manque énorme d’expérience de TeCom dans le secteur ?
Ne fallait il pas prendre en compte l’aspect technologique et commercial dans la sélection des candidats ?
Je tiens à signaler que les télécommunications dans le monde arabe sont parmi les moins développés et les plus chers dans le monde, même avec tous les milliards de dollars qu’ils ont.
A quoi cela est-il dû ?
1- A un manque de technologie
2- A un manque de savoir faire
Deux éléments essentiels qui n’ont malheureusement pas été pris en compte. L’expérience, l’expertise et la maîtrise technique de France Télécom ou de tout autre grand opérateur est elle quantifiable ? Vaut elle quelques millions ?
J’espère que je me trompe et que Tunisie Télécom pourra se développer comme tout le monde l’attend. Je l’espère !
The last thing I eat : Stroopwafles
The last drank I took : Milk, this morning
The last book I read : Rêveries d’un promeneur solitaire
The last film I watched : Loose Change
The last music I head : The breaking of the fellowship
The last TV program I saw : The news about the CPE
The last exam I passed : Mobile Networks
The last one I spoke to : A girl of my class I’m beginning to hate
The last time newspaper I read : None, There are no newspapers in Tunisia
The last time I went to the bathroom : 15 minutes ago
The first one I really loved, the one I will ever be for : You.
Le comité d’organisation se met déja bien ardemment au boulot ces derniers jours pour achever la préparation d’édition 2006 du célèbre Forum de Sup’Com.
Le programme est déjà bien prêt et ce ne sont que les derniers préparatifs qui doivent être revus.
Cette édition est prévue de se tenir le 19 Avril 2006 au pôle technologique avec comme thème : Nouveaux réseaux, nouveaux enjeux.
Je communiquerais le programme détaillé très prochainement.
J’appelle tous ceux qui pensent être intéressés par ce forum de se manifester de manière à pouvoir leur proposer une invitation.
Qui n'a pas vu, Ou plutot entendu les cris de joie des Egyptiens quand la Tunisie perdait face au Nigeria ?
Dès qu'il y avait une bonne occasion de marquer ou de réaliser quelque chose, tout le stade sifflait. Et les caméras ont bien insisté pour montrer que c'était des "blancs" qui faisaient cela et non pas des Nigérians, pour qui cela aurait été normal et légitime.Quand nos adversaires ont marqué un but, c'était la joie la plus totale, le bonheur de voir les tunisiens perdre...
C'est triste, surtout que le matin du match, je lisais dans le torchon : Tunisie-Egypte : solidarité et soutien multuel pour une qualification arabe au tour final.
Je pense que c'était une belle démonstation de la solidarité arabe et de l'amour qui lie ces deux pays "frères et amis".
Alors moi aujourd'hui, je souhaite avant tout que l'Egypte perde! Voila !
La journée a commencé bien fort ! Lever à 6 heures pétantes et à 7h45 direction Amideast pour passer le fameux TOEFL que tout le monde attendait avec impatience, et en même temps élément essentiel de notre diplôme. Et oui, il faut avoir le TOEFL pour être diplomé de Sup'Com. C'est une bonne chose à mon avis. Inutile de vous expliquer les raisons.
Aprés un test à la portée bien qu'un peu difficle dans sa partie de compréhension, direction Tunis où nous sommes sensés rencontrer Adrian, un jeune américain à Tunis pour des vacances de 10 jours. Preplexité autour de moi, mais personellement j'étais très excité. Alors on le retrouve place de la république, au fait je ne sais même pas comment on appelle cette place, peut être parce qu'il n'y a pas de place tout simplement. La révélation fue intéréssante en effet, le garçon est jeunes, 21 ans, comme nous. Comme nous ? Pas tout à fait. Il a déja passé un mois en Chine, a été au Japon et passera aprés son passage à Tunis, 6 mois à Paris.
On se ballade un peu, on marche et on fait connaissance. Petit à petit la sympathie dans notre petit groupe né et nous découvrons ensemble un garçon très humain, ouvert et joyeux, humble et franchment gentil.
Nous déambulons dans les rues de Tunis et de la médina. Il trouve que c'est plus beau que New York city et que le temps est plus que dans son Orégon natal. Il est heureux d'être avec nous.
Nous déjeunons. On lui paie plein de plats, presque tout ce qu'il y avait sur le menu du petit resto populaire. Il mange et il trouve cela bon, très bon. Les autres Tunisiens font la grimace... Etrange. Il goute à tout, essaye tout, boit, rit et est heureux. Il nous raconte son amérique, celle qu'il connait, celle qu'il n'aime qu'à demi mot. Il nous parle des jeunes, de la nourriture, des filles, de la politique, de la pluie et de New York.
En continuant la ballade, une véritable complicité s'installe entre nous. Quand les regards se substituent aux paroles lâchées difficilement, on sent naître l'amitié. Nous avons encore marché, encore et encore.
A 17 heures, nous l'abondonions là où nous l'avions rencontré.
Il prit le métro. Un merci et le voila reparti.
On s'est donné rendez vous à Paris en Aout. Peut être que...
Aux dernières nouvelles, il a prit le train et est allé en direction du sud. Seul.
Une fois la connexion faite, on remarque encore des changements, les contacts sont plus gros qu’avant, ce qui n’est pas du goût de ceux qui ont de nombreux contacts en ligne, il faudra faire défiler la liste pour les voir tous… Pas toujours pratique. Quand on survole une icône d’un contact, celui-ci grossi et on voit apparaître différentes informations et interactions possibles avec celui-ci. Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? La question reste posée…
Il est à noter aussi que le nouveau Messenger propose une option de dossier partagé, sensé rendre plus simple et intuitive le partage de fichiers entre amis. On peut déjà en soupçonner les différentes applications… Ceci pose cependant la question de la sécurité des données, vu que le logiciel sera sans doute la cible de toutes les attaques. Autre point important, il faudra avoir une connexion vraiment rapide pour pouvoir l’utiliser aisément. Mais pour le moment, je ne l’ai pas encore testée et donc je ne peux pas me prononcer sur la question.
Enfin, ne cherchez pas trop à télécharger le logiciel à partir du site de Messenger, il n’est disponible que sur invitation, comme pour Gmail.
J'ai encore raté un examen.
J’ai regardé le ciel et j’ai pensé, revu, repensé tout ce qui, il y a deux ans de cela, m’avait fait tourmenter pendant une année et demi. Des jours sont passés, des pensées sont révolues, j’ai marché et fuis des kilomètres pour changer d’air, changer de vie l’instant d’un voyage, loin de tout. Paris est venue à mon secours, ma ville préférée celle que j’aime et qui me comprend.
J’ai passé tous les jours du mois d’août dans un seul petit parc, assis sur un banc. J’ai fais 28 photos, du même cloché, 28 photos sur le temps qui passe, la chaleur, la lumière et la pluie.
J’ai passé des jours à ne rien faire que marcher, errer sans but de ruelles en parcs… De rencontre en rencontre, passant le temps, passant la vie. J’ai parlé avec Paris et ses gens.
Puis je t’ai revu sur les marches de ce Montmartre qui était le mien.
Tu étais étonnée. Je t’ai dis que je séjournais pas très loin, chez un ami. Tu riais.
On a marché deux jours ensemble. J’ai bu une bière, tu as pris un cola.
J’aime les excès, toi toujours aussi raisonnable.
Je t’ai dis adieu à une station de métro, celui qui t’emmène loin de moi, de mes pensées.
Je me suis retourné et tu fuyais déjà. Je t’oubliais un peu…
Je marchais de plus en plus vite, de plus en plus loin…
Dehors la lumière était rouge, un soleil immense se reflétait sur la seine.
L’ambiance surréelle des adieux, ceux qui nous font du bien.
Entré dans un bar, une, deux, trois… Je ne sais plus combien j’ai bu.
Un ami est venu, m’a rassuré, j’ai encore bu. Cette nuit là je l'ai passée dans la rue. Cette nuit d’adieux que je voulais terrible.
Vers 5 heures du matin, il faisait encore chaud. Je te savais lointaine.
J’étais content, rassuré, guéri du mal que tu étais devenue pour moi.
Les jours se lèvent si lentement sur Paris…
Les jours d’après étaient plus faciles à supporter... Je suis sorti en boite et j’ai connu d’autres. J’ai embrassé et fais l’amour avec toutes celles que j’ai trouvé, celles qui voulaient bien de moi.
De la négligence de soi se crée l’amour de soi. Et de l’oubli de toi, renaît l’autre.
Je regardais le coucher du soleil sur Tunis. La lumière blanche des après midi d'hiver transperçait les gros nuages blancs et gris qui enflaient le ciel et lui donnaient des proportions immenses, infinies.
Un ciel comme celui de Miasaki dans "Le château dans le ciel" ou le plus connu "Voyage de Chihiro".
Le ciel était grand et gros, les oiseaux s'amassaient lentement autour de l'avenue Bourguiba.
J'aime regarder le vol des oiseaux, leur bal doux et rythmé au dessus des arbres...
A début ils n'étaient que quelques dizaines puis, peu à peu, ils ont augmenté en nombre, de plus en plus nombreux, les figures qu'ils dessinaient dans les airs n'étaient que plus gracieuses.
Les bancs d'oiseaux noirs fusionnaient entre eux quelques temps puis se séparaient dans un enchevêtrement complexe mais presque évident.
La nuit tombait doucement sur Tunis.
La brise qui suivit le coucher du soleil donnait une impression de froid assez intense.
On se protégeait sous l’abri mais le froid était plus fort.
Peu à peu, les lumières de la ville apparurent, d'abord faibles puis de plus en plus intenses, l'ambiance devint orange tout autour de nous.
Le vent gagna d'un coup en force et les premières gouttes de pluie commençaient à s'écraser sur le sol, faisant un grand bruit sur le toit en tôle de l'abris.
Une demi heure était passée, des personnes étaient venues, d'autres étaient parties, mais toujours pas de bus.
La pluie et le vent s'intensifièrent. En regardant le sol je voyais que la pluie venait vers nous comme des vagues portées par le vent. Des salves de grandes gouttes balayaient la rue en d'amples mouvements, tels un drap que l'on étale.
Les gens couraient dans la rue pour se cacher. Ils ne pouvaient pas voir le beau spectacle dont ils étaient acteurs... Jamais je n'avais vu la pluie aussi belle, aussi gracieuse. Elle était intense et douce.
Elle dura 10 minutes, nous songions à partir mais nous sommes restés encore un peu plus.
Au bout d'une heure le bus et venu et nous sommes rentrés...
J'étais heureux d'avoir vu le coucher du soleil sur Tunis, la pluie, le vent, les oiseaux et l'amour...
En gros, l'histoire est celle d'un enfant éthiopien envoyé par sa mère clandestinement avec une dame juive éthiopienne en Israël pour échapper à la famine et à la mort presque certaine à la quelle il est voué s'il reste avec elle.
Après cette séparation difficile, l'histoire peut commencer. On suit ainsi l'enfant petit à petit qui découvre un nouveau monde, fait la connaissance de nouvelles traditions et de nouveaux modes de vie. Le film réussi très bien à rendre compte de cette vie différente à laquelle l'enfant doit faire face. La déchirure et la nostalgie d'une mère et d'un pays trop vite quittés, clandestinement, sans adieux ni sentiments.
La mémoire de la mère quittée hante tout ce film et malgré la grande bonté de se nouvelle mère Israélienne (jouée avec une grande justesse par la très belle Yael Abecassis) l'enfant reste profondément attaché à ses racines mais réussit cependant à s'intégrer tout en gardant en mémoire cette mère lointaine à laquelle il imagine envoyer des lettres d'amour.
C'est aussi une dénonciation de injustice flagrante à la quelle font encore face les Falachas, ces juifs noirs: entre racisme, xénophobie et haine de toutes parts. Le film réussi bien à retranscrire cette ghettoïsation de la nation juive. Il mène même une ellipse un peu osée sur la fin de l'état d'Israël dont serait responsables les israéliens eux mêmes.
Cependant, ce que je retiens, c'est bien plus que la dénonciation politique, qui demande discussion, mais la magistrale illustration de la destinée d'un garçon, de son enfance jusqu'à sa jeunesse en passant par son adolescence. Radu Mihaileanu s'est donné à un exercice difficile: Comment retranscrire des années de vie sans tomber dans l'ennui et la lenteur. Tout est juste, bon et bien proportionné.
Peut être que l'on regrette un peu le ton des fois trop lyrique que prennent les choses. Mais il n'en reste pas moins que ce film est une excellente leçon de cinéma et de maîtrise scénaristique.
Je ne sais pas ce qu'en pense mon scénariste préféré mais moi j'ai adoré. Et donc je vous le conseille vivement!
J’ai reçu aujourd’hui un commentaire.
Extrait : « Mon fils,
Ton cri de détresse est venu jusqu'a moi, un cri de douleur et de désespoir...une perte directionnelle....passagère j'espère.....
Apparemment ta bi culture t'a plus porté préjudice mentalement qu'elle aurait dû et c'est une donnée que tu dois analyser profondément... […] a religion est une forme d'apaisement, je conçois que tu en sais trop peu de par ton éducation [...] »
Mais pour qui te crois tu pour me considérer comme ton fils ?
Je ne suis pas ton fils, même si je l’étais j’aurais honte de ce que tu m’aurais appris, inculqué, et de tout ce que tu représente pour moi de néfaste, d’idiot, de naïf et de bête.
Oui, je suis biculturel et j’en suis fier. Oui je suis Tunisien et Hollandais, je ne suis pas l’un ou l’autre. Oui, ces deux origines sont indissociables de mon identité.
Fier de vivre et d’appartenir à ce pays dans le quel j’ai grandis. Fier de Carthage, de Ibn Khaldoun, de Tahar Hadded, et fier de tout ce qui fait que je suis Tunisien. Car on n’est pas Tunisien par la religion mais par la culture, l’histoire qui est derrière notre pays et qui la représente parfaitement ; multiculturelle et riche de 3000 ans d’histoire et non que de 1000 ans de décadence.
Je suis Hollandais aussi, j’aime la musique hollandaise, les valeurs hollandaises de tolérance et d’ouverture. J’aime les filles hollandaises aussi. J’aime ce qui est humain et bon dans cette culture qui est la mienne et que tu n’as pas le droit de juger car tu ne la connais pas.
Je suis Tunisien et Hollandais par le sang, la culture et l’histoire. Je ne suis ni musulman, ni chrétien, ni juif. Je suis tout ce que le monde engendre et qui créer notre identité humaine.
Mais oui en effet, tu ne peux pas comprendre l’altruisme, cela te parait étrange, presque une maladie, une différence inacceptable… Tu n’as rien compris à la vie, toi qui crois trouver dans la religion une échappatoire…
La religion ne t’apporte rien que des mirages de certitude.
L’ignorance des belles choses de la vie te rend arrogant face au reste, tout ce qui diffère de toi, de ta vie, de ta vision des choses. J’ai peur de reprendre la fameuse maxime : « Différent, loin de me nuire, tu m’enrichis » mais l’occasion est parfaite pour te la rappeler.
La diversité est une chance inouïe et j’aurais tant souhaité que chacun soit comme moi un produit de l’humanité mondialisée. Borné, bercé par la certitude, tout le monde se croit supérieur à l’autre, meilleur et parfait.
Je suis Tunisien et Hollandais, mais avant tout citoyen du monde, de l’humanité dans tout sa diversité. J’aime les femmes et les hommes pour ce qu’ils sont et je ferais de ma vie ce que je voudrais, non ce que les hommes, la religion ou toute idéologie m’obligera à faire.
Je bois, je fais l’amour, je lis, j’écoute, je regarde, je jouis, je profite, j’apprends, je voyage, je rencontre. Je suis heureux, triste, enragé, engagé, fou, rangé, révolté, athée, spirituel, et tout le reste.
Mais avant tout, je vis. Je vis librement loin de vos sermons et vos jugements.
Je suis libre.
C’est encore un coup de gueule que je lance aujourd’hui après avoir lu l’interview que Webmanager center à fait au PDG de France Télécom en vacances en Tunisie. C’est incroyable la tournure des questions qui sont posées, alors ça donne quelque chose du genre :
Mais pourquoi donc doit on toujours se sentir inférieur ? Pourquoi les tournures "Petit pays, petit marché" ?
Pourquoi est ce
Je n'ai jamais entendu des hollandais, des finlandais ou des coréens parler de leur pays comme petit....
Le fait est que nous sommes encore complexés par notre passé colonial, nous nous sentons inférieurs, incapables. Le pire est que nous ne le sommes pas.
Il m’est arrivé de consulter les cours de Télécoms des grandes écoles étrangères, je dois avouer qu’en beaucoup de points nos cours à Sup’Com sont beaucoup plus poussés que ce qu’ils font en europe. Alors pourquoi est ce que à la sortie de l’école, ces ingénieurs finissent par devenir PDG, grand chefs tant dis que nombre de nos chers Sup’comiens resteront éternellement petit ingénieur exploité chez TelNet par exemple ? Tout simplement : L’absence d’ambition, la castration de la vision. En Tunisie, on n’apprend pas à être inventif, on fait tout pour que personne ne fasse quelque chose et dès que l’on ait preuve d’initiative tout le monde se moque.
Pour en revenir à Tunisie Télécom. Elle pouvait profiter de l’ouverture des marchés des télécoms en Afrique et pouvait devenir leader dans ce grand marché aux potentialités énormes. Il n’en est rien. On ne sait que ruminer des bêtises à la télé… Tunisie Télécom laisse fuir grand nombre de ses compétences vers la concurrence ou vers l’étranger parce qu’ils ne trouvent pas le cadre adéquat pour développer leurs acquis et leurs idées. Alors nous voila dans cette désagréable solution, à vendre la 1ère société du pays ; quand c’est elle qui pouvait prendre contrôle d’autres sociétés. Pourquoi les Français réussissent à être implantés dans plus de 220 pays et territoires et nous à peine dans deux ?
C’est quand même à perdre la tête !
Petit pays ? Petit marché ? Osez encore dire ce genre de choses !
Avoir de l’ambition, savoir défendre sa vision, osons à l’avenir être dignes… Voir loin, voir grand !
Ce n'est pas la première fois que je reçois une réaction à mon écris sur la prière de l'Aïd qui m'a fortement déplu. Je me suis donc décidé, non pas à justifier ma position, mais à expliquer, à clarifier ma vision de la religion comme entité fondatrice de notre identité, de notre appartenance sociale et culturelle.
Je ne suis pas croyant, molhed diront certains, mais je suis bon. Contradiction ? Oh que non. Pour certains la religion apporte des réponses, des idées toutes faites qui nous rassurent, nous bercent dans une idéologie à la fois idéaliste, naïve et raciste de notre existence. Ma conception des choses est toute autre. Je reviendrais demain sur ces 3 pilier de la religion et j'essayerais de dire en quoi cela ne m'intéresse pas, ne me tente gère. Mais avant tout ma vision des choses.
Je pense que l'homme doit pouvoir construire sa personnalité, son identité, sa vision des choses indépendamment de ce que l'on lui a dit et inculqué. La religion n'a jamais aboli les vices, le mal, le vol. Un croyant peut très bien voler en ayant l'espoir de s'absoudre de ses pêchés en aller à
L'homme n'est pas aussi bête que la religion ne le dépeint. Il n'est pas la brebis égarée qu'il faut sauver, l'âme mauvaise et méchante qui a commit le pêché originel. L'homme se forge, il se crée, il est tout aussi maître de lui même que de son destin. La religion ne donne aucune réponse, elle ne fait que donner l'impression de la réponse et de la justesse. C'est comme quand le sorcier fait un tour de magie sur scène, les gens sont éblouis, mais cela disparaît quand on disparaîtra le tour. Les divinités antiques ont disparues bien que les gens y croyaient, elles ont laissé place à une autre sorte de croyance qui disparaîtra elle aussi à un certain moment, quand le tour sera démasqué et les pauvres spectateurs croyants se rendront compte de la supercherie.
Celui qui donne les réponses est celui qui pose les questions, c'est l'homme. Il est le seul à pouvoir se donner les réponses aux questions de sa vie, de son existence.
Pourquoi suis je là ? Je ne le sais pas, c'est absurde. Mais cette absurdité d'autorise t-elle à faire n'importe quoi ? Sand doute que non. Je réfléchi, je lis de la philosophie, je m'inspire de ce que je vois et après je décide. Il y a ceux qui décident bien, ceux qui décident mal. J'espère faire le bien.
Mais tu te diras que tout cela est encore plus utopique que la religion, que ce que je dis n'est que rêverie infantile. Mais comment ferais je si je n'avais pas foi en mon rêve, si je ne tend pas à être cet autre idéal que je ne suis pas encore? Comment faire si l'on perdu ses repères et son rêve.
Le rêve du paradis, c'est ce qui garde les hommes en vie. Le rêve du bien, c'est ce qui fait que j'écris.
Quand on passe dans les hyper marchés, on ne fait pas assez attention aux prix. Et je dois vous dire que c'est pas bien du tout, on risque gros.
Pendant la sortie hebdomadaire au Géant, on a surpris pas moins de 4 erreurs sur des prix. Inventaire :
1- On annonce un pain de compagne à 1D990 le Kg, la peseuse vous le facture tout de même 2D400 le Kg.
2- On vous annonce un prix de 12Dt le kilo sur la caissette de viande, quand vous faites le calcul par rapport au prix, vous vous rendez compte que vous payez 15Dt le kilo.
3- On annonce des CD à 9Dt500, ils sont à 15Dt !
4- J'ai oublié, mais il y en a une autre ...
Sans noter le service d'une qualité rarement aussi mauvaise, les bousculades, la mauvaise humeur des employés, le nombre impressionnant de chef et autres superviseurs qui ne font rien du tout, les agents de sécurité qui vous scrutent tout le temps, les produits absents, le pare terre sale, l'incompétence de certains employés... et j'en oublie.
Franchement, ce n'est pas normal. Pourquoi payerais je pour un aussi mauvais service, pourquoi ces gens là ne font ils pas attention à ce qu'ils annoncent comme prix... Les pauvres personnes qui ne font pas attention comme nous et qui se font avoir, ont le droit de porter plainte contre ces méthodes, ou alors ces négligences...
Les riches capitalistes vous volent votre argent. La prochaine fois que vous irez à Géant, faites attention de ne pas y laissez des plumes :-)
Les blogs sont des réflecteurs sensés nous renvoyer l’image exacte de ce qui se passe dans la société, une image fidèle de ce que les gens pensent. L’individualisme de chacun se combine alors en une grande fresque à l’image de la masse, de la globalité des pensées et des gens qui nous entourent. Est-ce toujours vrai ?
Les blogs Tunisiens sont ceux de personnes différentes de la masse. Aucun blog que vous trouverez dans http://tn-blogs.com/blogs n’est à l’image d’une quelconque banalité tunisienne, ni même leur agrégation ne saurait refléter les pensées du groupe dominant.
J’ai toujours été convaincu de la beauté des rencontres cybernétiques. Les blogs nous offrent bien plus que des rencontres, ils nous offrent des êtres dans leur plus grande sincérité, dans leur absolue fragilité. Quand le masque social tombe, quand l’anonymat prend place, c’est toute une personne qui se met à nue, elle se donne alors à cœur joie et l’on s’immisce perversement dans sa vie. Pourquoi donc ? Cherche t on du réconfort en blogant, de l’amour, de l’attention, un défouloir, remplir un vide existentiel qui sommeille en chacun de nous ?
Un blog m’a beaucoup touché par son audace, sa sincérité, sa fragilité : http://mon-enfer.blogspot.com/ . Alors oui qu’il choque, mais n’est ce pas là tout le courage de cette personne ? L’admiration que je porte à ceux qui osent assumer leur différence est grande. Athées, gays, lesbiennes, révoltés, bien rangés, bordéliques…Tout le monde dans sa différence met en valeur ce qui fait son originalité, le sens même de son existence. On ne vit souvent que par nos différences, celles qui nous rendent uniques.
Mon-enfer n’est pas une exception ; la plus part des blogs tunisiens reflètent cette image à la fois idéale et sincère de la différence. Dommage que notre société ne soit pas à l’image des blogs qu’elle engendre. Sans doute qu’elle le sera un jour.
Blogueurs tunisiens, bravo !
